
Projet de maternité et exposition aux agents chimiques : anticiper pour mieux protéger

Un poster présenté au Congrès de médecine et santé au travail
À l’occasion du 38e Congrès de médecine et santé au travail, le Dr Niculina Schiopu, médecin du travail, et Anne Riff, infirmière en santé au travail à AST67, présentent un poster consacré aux femmes ayant un projet de maternité et travaillant dans un environnement exposé à des substances cancérogènes ou reprotoxiques.
Des risques dès le projet de grossesse
L’exposition professionnelle à certains agents chimiques peut avoir des conséquences sur la fertilité, le déroulement de la grossesse et le développement de l’enfant à naître. La période précédant la conception et les premières semaines de grossesse sont particulièrement sensibles. La prévention doit donc être engagée le plus tôt possible, idéalement dès le projet de maternité.
Évaluer précisément les situations de travail
L’évaluation des risques repose sur l’analyse des tâches réalisées, des produits utilisés, de la fréquence et de la durée d’exposition, des protocoles de sécurité et du port des équipements de protection. L’étude des fiches de données de sécurité et des postes de travail permet ensuite de déterminer les mesures de prévention adaptées.
Agir pour réduire les expositions
L’employeur doit identifier les produits reprotoxiques, actualiser son document unique, informer les salariés et privilégier la substitution des substances dangereuses. Des protections collectives, des équipements adaptés ou une limitation de l’exposition peuvent également être mis en place. Pour les salariées enceintes ou allaitantes, une adaptation ou un changement temporaire de poste peut être nécessaire.
Un accompagnement par AST67
Le médecin du travail accompagne la salariée et l’entreprise afin d’évaluer les risques et de proposer des mesures adaptées. Une prise de contact précoce avec AST67 permet de mieux connaître les conditions réelles de travail et de protéger la santé de la mère et de l’enfant.







