Foire aux questions – Coronavirus Covid 19

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Page mise à jour le 19 novembre 2020

Cette Foire Aux Questions (FAQ) est mise à jour aussi régulièrement que possible.

Les recommandations évoluent rapidement, c’est pour cela que, sous chaque réponse, est indiquée la date à laquelle la réponse a été rédigée.

Les obligations de l'employeur

Quelle est la responsabilité de l’employeur par rapport aux mesures mises en place ?

L’employeur a une obligation réglementaire par rapport aux mesures de prévention collectives et individuelles générales mises en place par rapport aux risques professionnels que l’activité génère.

A défaut, le salarié pourrait éventuellement faire valoir son droit de retrait.

Par contre, dans le cadre du risque biologique épidémique, la responsabilité est également individuelle pour ce qui concerne : le respect des gestes barrières, le respect des distances, la décontamination des objets manipulés, le port de masque etc.

Information du 4 mai 2020

 

 

Quelle est la procédure sanitaire à appliquer si un collaborateur présente des signes du COVID-19 ?

Prévoyez un protocole pour adresser sans tarder le salarié à son médecin traitant.
Téléchargez le protocole.

Information du 4 mai 2020

 

 

Le salarié, en arrêt de travail pour une raison COVID 19, doit-il en avertir son employeur ?

Chaque salarié doit mettre en œuvre tous les moyens afin de préserver sa santé et sa sécurité ainsi que celles d’autrui. Il peut prendre contact avec le médecin du travail pour évaluer les cas contact dans l’entreprise et permettre de prendre toutes les mesures nécessaires.

Information du 4 mai 2020

 

 

Pour la prise de température, pouvons-nous obliger un salarié à se faire mesurer la température à l’arrivée ?

C’est déconseillé, car il s’agit de données médicales sensibles couvertes par le dispositif RGPD.

Il faut responsabiliser les salariés et leur demander de mesurer la température chez eux le matin.

Vous pouvez vous appuyer sur l’article L. 4122-1 du Code du travail « conformément aux instructions qui lui sont données par l’employeur, il incombe à chaque travailleur de prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa santé et de sa sécurité ainsi que de celles des autres personnes concernées par ses actes ou ses omissions au travail ».

Chaque salarié doit donc mettre en œuvre tous les moyens afin de préserver sa santé et sa sécurité ainsi que celles d’autrui. Dans ce contexte, les salariés doivent donc informer leur employeur en cas de suspicion de contact avec le virus, notamment s’ils ont été en contact proche avec des salariés présentant des symptômes grippaux (collègues d’un même bureau, par exemple) ou des personnes extérieures malades.

Information du 4 mai 2020

 

 

Que faire si un salarié ne respecte pas le protocole sanitaire après information et rappel à l’ordre ?

Cela pourrait s’analyser comme une mise en danger intentionnelle d’autrui. Vous êtes en droit d’exercer votre pouvoir de direction.

Information du 4 mai 2020

Les masques : point de situation

Le port du masque est obligatoire en entreprise à partir du 1er septembre 2020.

Téléchargez notre fiche conseil sur les masques pour tout comprendre des différences de protection et se rappeler la bonne manière de le porter.

 

Combien de temps puis-je porter mon masque ?

En dehors des masques FFP qui peuvent être portés 8 heures, la durée d’efficacité d’un masque est limitée à 4 heures. Il convient donc de changer de masques toutes les 4 heures minimum.

Information du 4 mai 2020

 

Quel est le degré de protection des masques lavables ?

Un masque grand public ou alternatif (masque dit « barrière » ou « tissu ») est un masque ayant démontré une efficacité de filtration de 70 à 80% / 90 à 95% pour des particules de 3 microns émises pour la personne portant le masque (tout dépend s’il s’agit des catégories 2 ou 1) répondant à la norme Afnor ou normes équivalentes.

Seul ce type de masque grand public fabriqué selon ces normes par des industriels ou des particuliers est recommandé par le Haut Comité en Santé Publique dont les règles d’utilisation et d’entretien sont à consulter dans la notice du fournisseur.

Ces masques sont réutilisables et à usage multiple.

Ces masques grand public doivent répondre à des critères de performance de filtration, de « respirabilité » et de forme. Ils sont disponibles en consultant le guide publié par AFNOR : cliquez-ici

Les compresses ne filtrent pas.

Information du 4 mai 2020

 

Les masques jetables doivent-ils être jetés dans une poubelle DASRI ?

Non, sauf en milieu sanitaire.

Les mettre dans des poubelles plastiques doubles et les jeter à la poubelle le lendemain.

Information du 4 mai 2020

 

A quoi servent les lunettes de protection, les visières ?

Elles permettent que les yeux ne soient pas contaminés par des projections ou par des mains contaminées. C’est aussi la fonction de la visière que de protéger le visage et les yeux : ce n’est pas une protection dite respiratoire.

Certaines personnes ne peuvent porter un masque (ex. sportifs, les salariés qui font des efforts physiques importants etc.).

Ces écrans sont à usage multiples et peuvent être facilement désinfectées et doivent l’être.

 

Information du 4 mai 2020

 

Avec une visière, faut-il porter un masque lorsqu’on est en contact avec le public ?

Les visières ou écrans faciaux ne sont pas des équipements de protection respiratoire mais des équipements de protection des yeux et du visage. Ils répondent à la norme EN 166 « Protection individuelle de l’œil – Spécifications » 

 

S’ils peuvent protéger les porteurs des grosses gouttelettes émises immédiatement après une toux par une personne à proximité et face à l’écran, ils ne permettent pas de protéger des particules restant en suspension. Ils n’ont pas l’efficacité des masques de protection respiratoire.

Donc oui, si les autres mesures de prévention collective (distanciation sociale de 2m, respect des gestes barrières…) ne peuvent pas être respectée.

Information du 4 mai 2020

 

Quels EPI sont nécessaires pour les femmes de chambre ?

S’il n’y a pas eu d’hébergement de cas de COVID-19, soyez vigilants au traitement du linge et au nettoyage des sanitaires.

Pour ce qui est des équipements : prévoyez une surblouse à manches longues, un masque, des gants et du gel hydroalcoolique.

Respectez les procédures suivantes pour la prise en charge du linge et des draps :

  • Ne secouez pas les draps et le linge.
  • Ne plaquez pas les draps et le linge contre vous.
  • Mettez-les immédiatement dans de grands contenants.
  • Transportez les draps et le linge à laver dans la machine à laver le linge sans dépose intermédiaire.
  • Traitez le linge dans une machine à laver par un cycle de lavage de 30 mn à 60°C minimum.

 

Information du 4 mai 2020

Approvisionnement

Où se procurer tout le matériel nécessaire ?

Pour les EPI (masques, visières) et le gel hydroalcoolique : cliquez-ici

Depuis le 17 avril, la Région a initié la plateforme : barriere-covid19.fr

Pour en savoir plus : cliquez-ici

Information du 4 mai 2020

Distanciation sociale

Distanciation sociale : point sur le sujet

Les mesures de protection collective comprennent en particulier les mesures organisationnelles, en premier lieu le télétravail, de nature à éviter le risque en supprimant les circonstances d’exposition, et qui doit être la règle chaque fois qu’il peut être mis en œuvre.

Lorsque la présence sur les lieux de travail est en revanche nécessaire, le séquencement des activités et la mise en place d’horaires décalés font également partie des mesures organisationnelles qui, en limitant les risques d’affluence et de concentration des personnels, permettent de respecter les règles de distanciation physique. Ces dernières incluent en outre toutes les dispositions relatives au nombre maximal de personnes simultanément admises dans un espace ouvert ainsi que la gestion des flux de circulation dans l’entreprise.

Information du 4 mai 2020

 

Quelles sont les préconisations pour les zones de circulation situées à proximité des postes de travail ?

Le risque de contamination existe surtout lorsqu’il y a contact étroit. Le contact étroit est défini au travail par une discussion face à face pendant 15 min ainsi que par les contacts privés.

Dans les open space, les marquages au sol des voies de circulation doivent impérativement permettre de respecter la distance sociale de 2m.

Par ailleurs, les salariés doivent porter un masque, depuis le 1er septembre 2020.

Information du 1er septembre 2020

Nettoyage

Faut-il nettoyer les produits qu’on touche ?

Concernant les aliments :

  • Désinfecter les aliments est inutile.
  • Lavez les aliments consommés crus. Les aliments cuits ne présentent pas de risque.

Lavez-vous les mains :

    • après avoir manipulé les courses et les emballages
    • avant de cuisiner
    • avant de mettre la table.
  • Ne portez pas les mains à la bouche pendant que vous cuisinez.

 

Concernant les vêtements

Le virus commencerait à se détruire dès 30°C et est détruit à 60° C. Veillez donc à les nettoyer avec des cycles de lavage correspondants.

 

Concernant le courrier

Mettez en place une procédure de réception du courrier et des colis. On considère que le virus peut perdurer jusqu’à 24 heures sur les cartons. Ex : mettre une caisse courrier départ et une caisse courrier arrivée, attendre 24h avant le relevé de ces caisses.

Distribuez le courrier dès le lendemain de sa réception.

Lavez-vous les mains après l’avoir manipulé.

Information du 4 mai 2020

 

 

Nettoyage et décontamination : comment s’y prendre ?

Les coronavirus sont des virus faciles à éliminer :

L’enveloppe du virus est constituée en grande partie de lipides qui sont désorganisés en présence des matières grasses contenues dans les savons types savon noir et savon de Marseille et éliminées lors du rinçage. Cette particularité met à nu le noyau du virus qui ne peut pas survivre dans cet état.

 

En l’absence de cas de COVID-19 dans le milieu professionnel :

Il est légitime de penser qu’un simple lavage au savon ou autres détergents permet d’assainir les surfaces. Les surfaces peuvent être lavées avec les produits détergents habituels.

 

Dans une situation à risque, lorsqu’il y a eu des cas :

L’usage d’un désinfectant virucide est impératif.

Le produit doit répondre à la norme NF EN 14476 (virucide / dispositifs médicaux et surfaces). La fiche technique précisera la concentration et le temps de contact à respecter, en général beaucoup plus long que pour un effet bactéricide… Il est important de le vérifier rapidement sur les produits présents car si une heure de contact est nécessaire, cela risque d’être compliqué au quotidien. Un changement de référencement est peut-être à prévoir.

 

Les molécules désinfectantes, actives sur le COVID-19 sont des oxydants  pour éliminer le germe.

Pour la désinfection des surfaces, l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) recommande d’utiliser des désinfectants chimiques oxydants.

Il s’agit notamment :

  • De l’eau de Javel dosé à 0,5% (1 volume de javel à 2,6° pour 4 volumes d’eau, à renouveler quotidiennement), de solvants
  • De l’éthanol à 75%. Si l’on souhaite utiliser des solutions à base d’alcool, celles-ci doivent au moins être composées de 70% d’alcool.
  • De l’acide peracétique
  • Du peroxyde d’hydrogène
  • Du chloroforme

 

Le vinaigre ou l’acide acétique ne conviennent pas 

Concernant la désinfection à l’ozone : à notre connaissance cela n’a pas été étudié. L’efficacité de l’ozone sur le COVID-19 n’a pas encore été démontrée.

 

Information du 4 mai 2020

 

 

Pourquoi le savon est-il efficace contre le coronavirus ?

Parmi les gestes barrières, le lavage des mains est sûrement le plus simple mais aussi le plus efficace. Voici comment le savon élimine le virus.

 

Comment le savon neutralise les virus ?

Le savon est obtenu à partir d’un mélange d’acide gras et d’une base forte (hydroxyde de sodium ou de potassium). Les molécules le composant sont amphiphiles et leur structure peut être comparée à celle d’une épingle. La tête de l’épingle est hydrophile alors que la tige est composée d’une longue chaîne d’acide gras, hydrophobe.

L’enveloppe de certains virus ressemble à ces micelles.
Les virus enveloppés empruntent un morceau de membrane aux cellules infectées, celle-ci est aussi constituée de phospholipides, amphiphiles, en plus d’autres protéines virales, notamment celles nécessaires à l’infection (protéine S).
Le coronavirus, mais aussi les virus de la grippe, le VIH, et d’autres encore, possèdent une enveloppe lipidique.

Dans l’eau, les molécules amphiphiles peuvent rester libres ou former des micelles, une sorte de bulle où les molécules amphiphiles s’organisent de telle sorte que leur tête hydrophile soit en contact avec l’eau et les queues hydrophobes au milieu.

Lorsque que nous nous lavons les mains, la queue hydrophobe des molécules libres du savon cherche à éviter l’eau, elle se fixe alors sur l’enveloppe lipidique des virus et la désorganise. Un virus enveloppé sans enveloppe lipidique fonctionnelle n’est plus infectieux.

Le savon permet aussi de briser les liaisons chimiques non-covalentes (liaisons hydrophobes et liaisons hydrogènes) qui permettent aux micro-organismes de rester accrocher aux surfaces. Les micelles peuvent entourer un débris membranaire et l’emmener avec elles dans l’eau au moment du rinçage.

 

 

Le coronavirus peut être résumé ainsi, un génome entouré d’une membrane lipidique hérissée de pics de protéines.

Les molécules de savon ressemblent à des petites épingles avec une tête hydrophile (attirant l’eau) et une queue hydrophobe (repoussant l’eau).

 

 

En se fixant sur la membrane lipidique du virus, les molécules de savon la désorganisent. Les molécules de savon organisées en micelle entourent les débris qui seront évacués lors du rinçage.

Information du 4 mai 2020

 

Comment organiser la gestion sanitaire des toilettes qui accueillent du public ?

Prévoyez un protocole de nettoyage : qui nettoie ? quand ? à quelle fréquence ? avec quel produit ?

Mettez à disposition des lingettes désinfectantes pour la lunette et bouton de la chasse d’eau, un spray désinfectant pour les poignées.

Mettez un affichage responsabilisant chacun.

Prévoyez un tableau de suivi du nettoyage.

Information du 4 mai 2020

 

 

Puis-je prendre l’ascenseur ?

Privilégiez, si possible, les escaliers. Sinon, actionnez les boutons de l’ascenseur avec le coude ou une clé. Et nettoyez régulièrement les touches avec des lingettes désinfectantes.

Pour en savoir plus, lisez cet article plus complet.

Information du 22 septembre 2020

 

 

Les vêtements de travail doivent ils être nettoyés par l’entreprise ?

Le virus survit 12h sur les vêtements.

Les vêtements de protection par rapport à un risque professionnel sont pris en charge par l’employeur :

Article R 233-1 : Le chef d’établissement doit mettre à la disposition des travailleurs les équipements de travail nécessaires, appropriés au travail à réaliser ou convenablement adaptés à cet effet, en vue de préserver la santé et la sécurité des travailleurs, conformément aux obligations définies par l’article L. 233-5-1 et aux prescriptions particulières édictées par les décrets prévus au 2° de l’article L. 231-2.

En outre, le chef d’établissement doit mettre, en tant que de besoin, les équipements de protection individuelle appropriés et, lorsque le caractère particulièrement insalubre ou salissant des travaux l’exige, les vêtements de travail appropriés à la disposition des travailleurs et veiller à leur utilisation effective.

Article R233-42 : Sans préjudice des dispositions de l’article L. 124-4-6, les équipements de protection individuelle et les vêtements de travail visés à l’article R. 233-1 doivent être fournis gratuitement par le chef d’établissement qui assure leur bon fonctionnement et leur état hygiénique satisfaisant par les entretiens, réparations et remplacements nécessaires.

 

Les vêtements de travail imposés par un risque professionnel doivent rester dans les vestiaires prévus à cet effet.

Ces vêtements sont mis lorsque le salarié arrive sur son lieu de travail parfois avec un vestiaire à double compartiment.

Il est recommandé que l’employeur s’occupe de l’entretien de ces tenues, il en est ainsi pour le risque chimique.

Il est recommandé de ne pas emporter les vêtements du travail chez soi. Cela évite les contaminations à domicile

Lorsque le risque professionnel est d’ordre biologique, la tenue est adaptée (NF EN 14126), hors chirurgie.

Organisez les horaires d’arrivée sur un site pour limiter le nombre de personnes au même moment dans les vestiaires.

Information du 4 mai 2020

Suivi individuel

Est-ce que le médecin du travail peut prescrire un arrêt de travail ?

Non. Pour l’instant, le médecin du travail ne peut pas prescrire d’arrêt de travail.

Information du 18 novembre 2020

 

 

Quel est le suivi médical à organiser pour les salariés touchés par le COVID-19 ou les personnes vulnérables ?

En cas d’arrêt de moins de 30 jours : demandez au service de santé une visite occasionnelle à la demande de l’employeur. Motivez votre demande en raison de la crise sanitaire.

 

En cas d’arrêt de plus de 30 jours : demandez une visite de reprise.

Il n’est pas nécessaire de prévoir de visite pour les salariés en arrêt pour garde d’enfant ni au chômage technique

Information du 4 mai 2020

 

 

Quel est le rôle du médecin du travail vis-à-vis de l’entreprise dans cette situation si particulière de COVID-19 ?

  • Il vous conseille sur vos protocoles dans le cadre de la prévention d’un risque biologique majeur.
  • Il vous conseille pour prévenir les clusters d’entreprise.
  • Il vous conseille dans le cadre de votre plan de reprise d’activité.
  • Il répond à vos demandes de suivi individuel essentiellement par téléconsultation.
  • Il participe au CSSCT par audio ou visioconférence.
  • Il conseille vos salariés.
  • En cas de reprise d’activité des personnes vulnérables à une forme de COVID-19 aggravé, il étudiera les conditions sanitaires du poste.

 

Information du 18 novembre 2020

Contact à risque

Le délai d’incubation est la période entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes. Le délai d’incubation du coronavirus COVID-19 est de 3 à 5 jours en général. Pendant cette période, le sujet peut être contagieux : il peut être porteur du virus avant l’apparition des symptômes ou à l’apparition de signaux faibles.

 

 

 

Lorsqu’on n’a pas de symptômes mais :

  • qu’on a été en contact étroit avec une personne présentant des signes cliniques (cas possible) ou dont le diagnostic COVID-19 est confirmé
  • qu’on a été en contact étroit sur le lieu de travail avec un cas possible

alors, il est recommandé de s’isoler pendant 7 jours minimum.

Qu’est-ce qu’un contact à risque :

  • Un contact en l’absence de mesure de protection efficace pendant la durée du contact :
    • – hygiaphone ou autre séparation physique (vitre, plexi)
    • – masque chirurgical ou FFP2 porté par l’une ou l’autre des personnes en contact
    • – masque grand public fabriqué selon la norme AFNOR, ou équivalent, porté par les deux personnes en contact
  • Un contact direct avec un cas, en face à face, à moins d’1 mètre quelque soit la durée, lors d’une discussion : conversation, repas, flirt, accolades, embrassades…
  • Un contact dans un espace confiné (bureau ou salle de réunion, véhicule, train, avion…) pendant au moins 15 minutes avec un cas
    ou un contact en face à face avec un cas durant plusieurs épisodes de toux ou d’éternuement dans un espace confiné

Des personnes croisées dans un espace public de manière fugace ne sont pas considérées comme des personnes de contact à risque.

Pendant ces 7 jours :

  • Restez à votre domicile
  • Respectez les gestes simples pour vous protéger et protéger votre entourage
  • Surveillez votre température 2 fois par jour et l’apparition des symptômes (toux, fièvre, difficultés respiratoires)
  • Soyez en arrêt de travail, sauf si le télétravail est disponible
  • Si vous êtes personnel de santé : vous pouvez continuer de travailler avec un masque.
  • Signalez-vous auprès de votre médecin généraliste : un test PCR sera réalisé à J+7.

 

Information du 4 mai 2020

 

Lorsqu’un salarié présente les signes du COVID-19 sur son lieu de travail, doit-on isoler tous les collègues de travail qu’il aura côtoyé ?

Informez les salariés qu’un collègue a eu le Covid-19. Echangez avec ce salarié malade pour lister, dans l’entreprise, qui a été en contact à risque avec lui.

Qu’est-ce qu’un contact à risque :

  • Un contact en l’absence de mesure de protection efficace pendant la durée du contact :
    • – hygiaphone ou autre séparation physique (vitre, plexi)
    • – masque chirurgical ou FFP2 porté par l’une ou l’autre des personnes en contact
    • – masque grand public fabriqué selon la norme AFNOR, ou équivalent, porté par les deux personnes en contact
  • Un contact direct avec un cas, en face à face, à moins d’1 mètre quelque soit la durée, lors d’une discussion : conversation, repas, flirt, accolades, embrassades…
  • Un contact dans un espace confiné (bureau ou salle de réunion, véhicule, train, avion…) pendant au moins 15 minutes avec un cas
    ou un contact en face à face avec un cas durant plusieurs épisodes de toux ou d’éternuement dans un espace confiné

Des personnes croisées dans un espace public de manière fugace ne sont pas considérées comme des personnes de contact à risque.

 

Si vous présentez les symptômes suivants, pensez COVID !

  • infection respiratoire aiguë avec fièvre ou sensation de fièvre

ou

  • la survenue brutale :
    • – d’une fatigue inexpliquée
    • – de courbatures
    • – de maux de tête en dehors d’une pathologie migraineuse connue
    • – d’une perte ou modification de l’odorat, sans rhinite associée
    • – d’une perte ou modification du goût

Alertez ces collègues car ils peuvent avoir été contaminés.

Comment gérer les cas contact au travail ? Téléchargez la fiche du Ministère du travail, mise à jour le 3 novembre 2020.

Information du 4 novembre 2020

Salariés vulnérables

Où peut-on trouver la liste des personnes vulnérables ?

Une personne vulnérable est une personne qui risque de faire une forme aggravée de Covid-19.

L’entreprise ne peut pas disposer d’une liste nominative de ses salariés vulnérables. En revanche, elle peut adresser un listing des pathologies à ses salariés pour les en informer : téléchargez cette liste.

Information du 18 novembre 2020

Comment sont indemnisées les personnes vulnérables ?

Seules les personnes vulnérables listées ici peuvent être arrêtées et indemnisées.

Depuis le 1er septembre 2020,  il n’est plus possible d’utiliser le site declare.ameli.fr pour déclarer un arrêt de travail pour vulnérabilité.

Une personne salariée qui ne peut poursuivre son activité en télétravail et qui se trouve dans l’une des situations précisés précédemment peut demander à son médecin traitant ou à un médecin de ville un certificat d’isolement à présenter à son employeur.

Une personne non salariée qui se trouve dans l’une des situations médicales précisés précédemment peut obtenir de son médecin traitant ou d’un médecin de ville, si celui-ci l’estime nécessaire, un arrêt de travail.

Les personnes (salariées ou non salariées) qui cohabitent avec une personne vulnérable ne peuvent plus bénéficier d’un arrêt de travail dérogatoire indemnisé depuis le 1er septembre 2020.

Un agent de la fonction publique peut bénéficie, sous conditions, d’une autorisation spéciale d’absence.

 

Que faire face à des personnes vulnérables qui souhaitent continuer de travailler ?

Chacun prend ses responsabilités :

  • l’employeur doit informer ses salariés de la liste de pathologies qui rendent ces personnes vulnérables. Il peut conseiller à ses salariés de se rapprocher de leur médecin du travail ou de leur médecin généraliste.
  • le médecin du travail doit informer le salarié et s’assurer, en cas de reprise, que le risque est maitrisé au poste qu’il occupe. Il peut recommander le télétravail ou autre aménagement de poste. Par ailleurs, à compter du 1er mai2020 , si la vulnérabilité est majeure, il peut prescrire un certificat d’isolement  à transmettre à l’employeur. Sa décision prendra en compte la gravité de la pathologie, le respect de la prévention collective (distanciation sociale, gestes barrières, hygiène dans l’entreprise) et individuelle (disponibilité et port de masques)
  • le salarié doit respecter la distanciation sociale, porter les masques dans les règles de l’art et se laver fréquemment les mains.

 

L’employeur peut demander une « visite à la demande de l’employeur », motivée par le contexte sanitaire et la vulnérabilité du salarié. Cette visite s’impose alors au salarié.

Rappel : toute visite en santé au travail est obligatoire pour le salarié et toute visite occasionnelle à la demande de l’employeur doit être motivée.

Information du 18 novembre 2020

 

 

Une entreprise peut-elle faire reprendre une activité à un salarié vulnérable ?

La reprise peut se faire avec l’accord du salarié et sous réserve de l’avis du médecin du travail qui prend en compte les conditions sanitaires du travail. Il est de la responsabilité de l’entreprise d’avoir informé le salarié sur les risques.

Information du 4 mai 2020

Prise de température

Prise de température : point sur la situation

Un contrôle de température à l’entrée des établissements/structures est déconseillé mais le ministère des Solidarités et de la Santé recommande à toute personne de mesurer elle-même sa température en cas de sensation de fièvre et plus généralement d’auto-surveiller l’apparition de symptômes évocateurs de COVID-19.

Le Haut Conseil de la Santé Publique rappelle, dans son avis du 28 avril 2020, que l’infection à SARS-CoV-2 peut être asymptomatique, et que la fièvre n’est pas toujours présente chez les malades. De plus, le portage viral peut débuter jusqu’à 2 jours avant le début des signes cliniques. La prise de température pour repérer une personne possiblement infectée serait donc faussement rassurante, le risque non négligeable étant de ne pas repérer des personnes infectées. Par ailleurs, des stratégies de contournement à ce contrôle sont possibles par la prise d’antipyrétiques.

A l’inverse, toute activité physique induit une élévation de la température qu’il sera difficile d’interpréter.

En tout état de cause, en l’état des prescriptions sanitaires des autorités publiques, le contrôle de température n’est pas recommandé et a fortiori n’a pas un caractère obligatoire et le salarié est en droit de le refuser. Si l’employeur, devant ce refus, ne laisse pas le salarié accéder à son poste, il peut être tenu de lui verser le salaire correspondant à la journée de travail perdue.

Vous trouverez sur le site Ameli la manière correcte pour mesurer la température : cliquez-ici

Information du 4 mai 2020

Climatisation et ventilation

 

Comment faire en période de canicule ? Est-il possible d’utiliser des ventilateurs ?

Il convient d’introduire le plus d’air frais possible dans les locaux, le point clé étant ici de fournir le maximum d’air frais par personne. Les ventilateurs ne font que mobiliser un air « non frais ». Si l’air est contaminé, il fait recirculer le virus. Les ventilateurs sont donc déconseillés.

Pour en savoir plus :

Information du 4 mai 2020

 

 

Les climatiseurs peuvent-ils véhiculer le virus ?

Ces climatisations correctement entretenues ne présentent pas de risque, l’air entrant étant toujours de l’air neuf. Un entretien conforme aux règles de l’art est à réaliser par des professionnels. Il faut porter la plus grande attention à la maintenance des filtres.

 

Pour en savoir plus :

Information du 4 mai 2020

 

 

Comment gérer la climatisation en open space ?

Autant que possible, privilégiez l’air frais. Ouvrez les portes et/ou les fenêtres plus de 15mn plusieurs fois par jour.

Pour en savoir plus :

Information du 4 mai 2020

 

 

Concernant l’aération des locaux, comment faire pour les pièces aveugles ?

Les pièces aveugles le sont parce qu’il n’y a pas de fenêtre mais ces pièces doivent bénéficier d’un renouvellement d’air dès lors qu’un salarié y travaille. Les lieux clos et confinés avec 2 personnes nécessitent que ces personnes portent un masque toutes les deux.

Pour en savoir plus :

Information du 4 mai 2020