Foire aux questions – Coronavirus Covid 19

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Page mise à jour le 4 février 2021

Cette Foire Aux Questions (FAQ) est mise à jour aussi régulièrement que possible.

Les recommandations évoluent rapidement, c’est pour cela que, sous chaque réponse, est indiquée la date à laquelle la réponse a été rédigée.

Les obligations de l'employeur

Quelle est la responsabilité de l’employeur par rapport aux mesures mises en place ?

L’employeur a une obligation réglementaire par rapport aux mesures de prévention collectives et individuelles générales mises en place par rapport aux risques professionnels que l’activité génère et de veiller selon le Code du travail « à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement de circonstances » (art. L. 4121-1 du Code du travail).

En cette période d’épidémie, l’information et la formation des salariés constituent des mesures de prévention capitales afin de s’adapter à ce contexte inédit, au fonctionnement très dégradé de nombreuses entreprises et aux changements notables apportés au fonctionnement technique, organisationnel et humains liés à la prise en compte de l’exposition potentielle de nombreux salariés au Covid-19.

  • > Désigner un référent COVID pour veiller à la mise en œuvre des mesures de prévention et l’information des salariés et toute personne travaillant dans l’entreprise (stagiaire, intérimaire…). Dans les petites entreprises, ce référent peut être l’employeur.
  • > L’employeur doit informer les salariés de l’existence de l’application « TousAntiCovid » et de l’intérêt de son activation pendant les horaires de travail.

Pour en savoir plus : cliquez-ici

A défaut, le salarié pourrait éventuellement faire valoir son droit de retrait. Afin de déterminer si la situation présente un danger grave et imminent, consultez les “questions / réponses pour les entreprises et les salariés” (“Quelles sont les règles générales relatives à l’exercice du droit de retrait ? » )

Dans le cadre du risque biologique épidémique, la responsabilité est également individuelle pour ce qui concerne : le respect des gestes barrières, le respect des distances, la décontamination des objets manipulés, le port de masque etc.

> Visionnez notre webinaire sur le référent COVID : son rôle et ses missions

> Téléchargez le Guide Référent Covid-19

> Inscrivez-vous à notre atelier sur le référent Covid-19 (réservé aux adhérents AST67)

 

Information du 2 février 2021

 

Mise à jour du document unique d’évaluation des risques professionnels

Le document unique d’évaluation des risques (DUERP) doit être mis à jour, au moins 1 fois par an, et à l’occasion d’événements susceptibles de modifier les conditions de travail :

  • – lorsqu’une information supplémentaire intéressant l’évaluation d’un risque dans une unité de travail est recueillie
  • – lors de toute décision d’aménagement important modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail.

Si les salariés de votre entreprise sont exposés au risque de contamination du fait de leurs activités, notamment s’ils sont en contacts rapprochés (à moins d’un mètre) avec du public, des clients ou des patients, le DUERP doit être mis à jour par l’employeur. Cette mise à jour doit être faite après avoir évalué le risque biologique de contamination liée au Covid-19.

Information du 2 février 2021

 

Quelle est la procédure sanitaire à appliquer si un collaborateur présente des signes du COVID-19 ?

Prévoyez un protocole pour adresser sans tarder le salarié à son médecin traitant.

Besoin d’accompagnement ? Contactez votre équipe de santé au travail.

Téléchargez le protocole.

Information du 2 février 2021

 

 

Le salarié, en arrêt de travail pour une raison COVID 19, doit-il en avertir son employeur ?

Chaque salarié doit mettre en œuvre tous les moyens afin de préserver sa santé et sa sécurité ainsi que celles d’autrui. Il peut prendre contact avec le médecin du travail pour évaluer les cas contact dans l’entreprise et permettre de prendre toutes les mesures nécessaires.

Information du 2 février 2021

 

Que faire si un salarié ne respecte pas le protocole sanitaire après information et rappel à l’ordre ?

Cela pourrait s’analyser comme une mise en danger intentionnelle d’autrui. Vous êtes en droit d’exercer votre pouvoir de direction.

Information du 2 février 2021

Masques

Le port du masque est obligatoire en entreprise à partir du 1er septembre 2020.

Téléchargez notre fiche conseil sur les masques pour tout comprendre des différences de protection et se rappeler la manière de le porter efficacement.

Information du 2 février 2021

 

Combien de temps puis-je porter mon masque ?

Il convient de changer de masques toutes les 4 heures minimum et dès que le masque est souillé.

Les masques FFP peuvent être portés 8 heures.

Information du 2 février 2021

 

Quel est le degré de protection des masques lavables ?

Un masque grand public ou alternatif (masque dit « barrière » ou « tissu ») est un masque ayant démontré une efficacité de filtration de 70 à 80% / 90 à 95% pour des particules de 3 microns émises pour la personne portant le masque (tout dépend s’il s’agit des catégories 2 ou 1) répondant à la norme Afnor ou normes équivalentes.

Les masques correspondant à la catégorie 2 de la norme AFNOR ne sont plus permis en public ou sur le lieu de travail depuis mi-janvier 2021.

Seul le masque grand public répondant à la catégorie 1 est recommandé par le Haut Comité en Santé Publique dont les règles d’utilisation et d’entretien sont à consulter dans la notice du fournisseur.

Ces masques sont réutilisables et à usage multiple.

Ces masques grand public doivent répondre à des critères de performance de filtration, de « respirabilité » et de forme. Ils sont disponibles en consultant le guide publié par l’AFNOR.

Les compresses ne filtrent pas.

A compter du 1er février 2021 :

A la vente, une mention devra apparaître informant le consommateur, de manière visible, lisible et facilement accessible, sur le fait que les masques présentés répondent ou ne répondent pas aux prescriptions des autorités sanitaires. Les masques répondant aux prescriptions des autorités sanitaires sont :

  • > les masques chirurgicaux, répondant à la définition de dispositifs médicaux, quelle que soit leur dénomination commerciale, respectant la norme EN 14683
  • > les masques de classes d’efficacité FFP2 ou FFP3 respectant la norme EN 149 + A1 : 2009
  • > les masques réservés à des usages non sanitaires de catégorie 1

Information du 2 février 2021

 

Les masques jetables doivent-ils être jetés dans une poubelle DASRI ?

Non, sauf en milieu sanitaire.

Les mettre dans des poubelles plastiques doubles et les jeter à la poubelle le lendemain.

Information du 2 février 2021

 

A quoi servent les lunettes de protection, les visières ?

Elles permettent que les yeux ne soient pas contaminés par des projections ou par des mains contaminées. C’est aussi la fonction de la visière que de protéger le visage et les yeux : ce n’est pas une protection dite respiratoire.

Certaines personnes ne peuvent pas porter un masque (ex. sportifs, les salariés qui font des efforts physiques importants etc.).

Ces écrans sont à usage multiples et doivent être nettoyés avec un produit actif sur le virus SARS-CoV-2 plusieurs fois par jour et notamment après chaque utilisation.

Information du 2 février 2021

 

Avec une visière, faut-il porter un masque lorsqu’on est en contact avec le public ?

Les visières ou écrans faciaux ne sont pas des équipements de protection respiratoire mais des équipements de protection des yeux et du visage. Ils répondent à la norme EN 166 « Protection individuelle de l’œil – Spécifications » 

S’ils peuvent protéger les porteurs des grosses gouttelettes émises immédiatement après une toux par une personne à proximité et face à l’écran, ils ne permettent pas de protéger des particules restant en suspension. Ils n’ont pas l’efficacité des masques de protection respiratoire.

Donc oui, si les autres mesures de prévention collective (distanciation sociale de 2m, respect des gestes barrières…) ne peuvent pas être respectés.

Information du 2 février 2021

 

Quels EPI sont nécessaires pour les femmes de chambre ?

S’il n’y a pas eu d’hébergement de cas de COVID-19, soyez vigilants au traitement du linge et au nettoyage des sanitaires.

Pour ce qui est des équipements : prévoyez une surblouse à manches longues, un masque de type chirurgical, des gants et du gel hydroalcoolique.

Respectez les procédures suivantes pour la prise en charge du linge et des draps :

  • Ne secouez pas les draps et le linge.
  • Ne plaquez pas les draps et le linge contre vous.
  • Mettez-les immédiatement dans de grands contenants.
  • Transportez les draps et le linge à laver dans la machine à laver le linge sans dépose intermédiaire.
  • Traitez le linge dans une machine à laver par un cycle de lavage de 30 mn à 60°C minimum.

Information du 2 février 2021

Distanciation physique

Distanciation physique : point sur le sujet

Les mesures de protection collective comprennent en particulier les mesures organisationnelles, en premier lieu le télétravail, de nature à éviter le risque en supprimant les circonstances d’exposition, et qui doit être la règle chaque fois qu’il peut être mis en œuvre.

Lorsque la présence sur les lieux de travail est en revanche nécessaire, le séquencement des activités et la mise en place d’horaires décalés font également partie des mesures organisationnelles qui, en limitant les risques d’affluence et de concentration des personnels, permettent de respecter les règles de distanciation physique. Ces dernières incluent en outre toutes les dispositions relatives au nombre maximal de personnes simultanément admises dans un espace ouvert ainsi que la gestion des flux de circulation dans l’entreprise.

Information du 2 février 2021

 

Quelles sont les préconisations pour les zones de circulation situées à proximité des postes de travail ?

Le risque de contamination existe surtout lorsqu’il y a contact étroit.

Définition du contact étroit :  En l’absence de mesures de protection efficaces pendant toute la durée du contact toute personne :

– ayant eu un contact direct avec un cas, en face à face, à moins de 2 mètres, quelle que soit la durée (ex. conversation, repas, contact physique). En revanche, des personnes croisées dans l’espace public de manière fugace, même en l’absence de port de masque, ne sont pas considérées comme des personnes-contacts à risque

– ayant partagé un espace confiné (bureau ou salle de réunion, véhicule personnel …) pendant au moins 15 minutes consécutives ou cumulées sur 24h avec un cas ou étant resté en face à face avec un cas durant plusieurs épisodes de toux ou d’éternuement

 

Dans les bureaux de type open space ou dans les lieux d’accueil : l’employeur – ou l’exploitant responsable – peut définir une « jauge » précisant le nombre de personnes pouvant être présentes simultanément dans un même espace clos (salariés, clients, prestataires, fournisseurs…) dans le respect des règles de distanciation physique et de port du masque, en fonction de l’architecture et des dimensions des locaux. Cette « jauge » doit être affichée à l’entrée de l’espace considéré (ex. salles de réunion).

Des dispositifs de séparation entre salariés ou entre salariés et autres personnes présentes sur le lieu de travail (clients, prestataires) de type écrans transparents peuvent être mis en place par l’employeur pour certains postes de travail (ex. accueil, open-space).

Par ailleurs, les salariés doivent porter un masque, depuis le 1er septembre 2020.

Information du 2 février 2021

Suivi individuel

Est-ce que le médecin du travail peut prescrire un arrêt de travail ?

Oui. Le médecin du travail peut délivrer des arrêts de travail pour les « travailleurs atteints ou suspectés d’infection à la covid-19« , en vertu de l’article 1 du décret n°2021-24 du 13 janvier 2021.

Pour l’heure, cette disposition est en vigueur jusqu’au 16 avril 2021 (article 4 de l’ordonnance n°2020-1502 du 2 décembre 2020).

Cependant, il est préférable de contacter son médecin traitant si c’est possible pour des raisons de continuité de soins.

Les personnes symptomatiques peuvent également obtenir directement un arrêt via leur espace ameli en attente d’un test PCR.

Sources :

Information du 29 janvier 2021

 

 

 

Quel est le suivi médical à organiser pour les salariés touchés par le COVID-19 ou les personnes vulnérables, en tant qu’employeur ?

En cas d’arrêt de moins de 30 jours, ou en cas de sortie de l’activité partielle « personne vulnérable » : demandez au service de santé une visite occasionnelle à la demande de l’employeur. Motivez votre demande par écrit.

En cas d’arrêt de plus de 30 jours : demandez une visite de reprise. Attention : si le salarié a déclaré l’infection COVID en maladie professionnelle, la visite de reprise est obligatoire quelle que soit la durée de l’arrêt.

Il n’est pas nécessaire de prévoir de visite pour les salariés  après sortie du chômage partiel classique (décidé pour raisons économiques), sauf si un autre motif de visite existe par ailleurs (arrêt de travail, congé maternité…).

Information du 29 janvier 2021

 

 

Quel est le suivi médical périodique à organiser pour les salariés en activité partielle ?

– Si les salariés sont indemnisés en activité partielle pour la totalité de leur temps de travail (0h travaillée) : le contrat de travail est suspendu, l’employeur ne peut pas convoquer les salariés en visite périodique (examen médical d’aptitude périodique, visite d’information et de prévention périodique, ou visite intermédiaire du suivi renforcé).

– Si les salariés ne sont indemnisés en activité partielle que pour une partie de leur temps de travail : les salariés peuvent être envoyés en visite médicale, mais le temps consacré aux visites doit être déclaré et payé comme du temps de travail.

Information du 29 janvier 2021

 

 

Quel est le rôle du médecin du travail vis-à-vis de l’entreprise dans cette situation si particulière de COVID-19 ?

Le médecin du travail :

  • vous conseille sur vos protocoles dans le cadre de la prévention de la transmission du virus en entreprise
  • vous conseille pour prévenir la survenue de clusters en entreprise
  • vous conseille dans le cadre de votre plan de reprise / continuité d’activité en fonction de l’évolution de la crise sanitaire et des recommandations
  • répond à vos demandes de suivi individuel de l’état de santé des salariés : les visites peuvent avoir lieu en téléconsultation
  • participe au CSSCT par audio ou visioconférence préférentiellement
  • conseille vos salariés et les représentants du personnel
  • étudie les conditions sanitaires du poste, en cas de reprise d’activité, ou de maintien en activité de personnes vulnérables à une forme de COVID-19 aggravé, ou en cas de désaccord entre salarié et employeur suite à certificat médical plaçant le salarié en isolement, conformément au décret n°2020-1365 du 10 novembre 2021.

Information du 29 janvier 2021

Contact à risque

Le délai d’incubation est la période entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes. Le délai d’incubation du coronavirus COVID-19 est de 3 à 5 jours en général. Pendant cette période, le sujet peut être contagieux : il peut être porteur du virus avant l’apparition des symptômes ou à l’apparition de signaux faibles.

 

 

Qu’est-ce qu’un contact à risque, toute personne :

  • Ayant partagé le même lieu de vie que le cas confirmé ou probable ;
  • Ayant eu un contact direct avec un cas, en face à face, à moins de 2 mètres, quelle que soit la durée (ex : conversation, repas, contact physique). En revanche, des personnes croisées dans l’espace public de manière fugace, même en l’absence de port de masque, ne sont pas considérées comme des personnes-contacts à risque ;
  • Ayant prodigué ou reçu des actes d’hygiène ou de soins ;
  • Ayant partagé un espace confiné (bureau ou salle de réunion, véhicule personnel …) pendant au moins 15 minutes consécutives ou cumulées sur 24h avec un cas ou étant resté en face à face avec un cas durant plusieurs épisodes de toux ou d’éternuement ;

 

Ces définitions de contact ne s’appliquent pas à :

  • l’évaluation des contacts à risque d’un professionnel de santé hospitalier survenus dans un contexte de soins, pour lequel une évaluation spécifique doit être réalisée par le médecin du travail et l’équipe opérationnelle d’hygiène ;
  • l’évaluation des contacts à risque dans le milieu scolaire. Pour plus d’information, consulter le protocole sanitaire de l’Education Nationale et la conduite à tenir en cas de cas confirmé(s) parmi les élèves ainsi que les avis relatifs au milieu scolaire du HCSP

 

Contact à risque négligeable :

  • Toutes les autres situations de contact ;
  • Toute personne ayant un antécédent d’infection par le SARS-CoV-2 confirmé par amplification moléculaire (RT-PCR, RT-LAMP), test antigénique ou sérologie datant de moins de 2 mois

 

 

Comment surveiller ma santé 

 

 

Pendant ces 7 jours :

  • Restez à votre domicile
  • Respectez les gestes simples pour vous protéger et protéger votre entourage
  • Surveillez votre température 2 fois par jour et l’apparition des symptômes (toux, fièvre, difficultés respiratoires)
  • Soyez en arrêt de travail, sauf si le télétravail est disponible

 

Si vous êtes personnel de santé : vous pouvez continuer de travailler avec un masque.
Signalez-vous auprès de votre médecin généraliste : un test PCR sera réalisé à J+7.

Information du 4 mai 2020

 

Lorsqu’un salarié présente les signes du COVID-19 sur son lieu de travail, doit-on isoler tous les collègues de travail qu’il aura côtoyé ?

Informez les salariés qu’un collègue a eu le Covid-19. Echangez avec ce salarié malade pour lister, dans l’entreprise, qui a été en contact à risque avec lui.

 

Pour en savoir plus : cliquez-ici

Salariés vulnérables

Où peut-on trouver la liste des personnes vulnérables ?

Une personne vulnérable est une personne qui risque de faire une forme aggravée de Covid-19.

L’entreprise ne peut pas disposer d’une liste nominative de ses salariés vulnérables. En revanche, elle peut adresser un listing des pathologies à ses salariés pour les en informer : téléchargez cette liste.

Information du 18 novembre 2020

Comment sont indemnisées les personnes vulnérables ?

Seules les personnes vulnérables listées ici peuvent être arrêtées et indemnisées.

Depuis le 1er septembre 2020,  il n’est plus possible d’utiliser le site declare.ameli.fr pour déclarer un arrêt de travail pour vulnérabilité.

Une personne salariée qui ne peut poursuivre son activité en télétravail et qui se trouve dans l’une des situations précisés précédemment peut demander à son médecin traitant ou à un médecin de ville un certificat d’isolement à présenter à son employeur.

Une personne non salariée qui se trouve dans l’une des situations médicales précisés précédemment peut obtenir de son médecin traitant ou d’un médecin de ville, si celui-ci l’estime nécessaire, un arrêt de travail.

Les personnes (salariées ou non salariées) qui cohabitent avec une personne vulnérable ne peuvent plus bénéficier d’un arrêt de travail dérogatoire indemnisé depuis le 1er septembre 2020.

Un agent de la fonction publique peut bénéficie, sous conditions, d’une autorisation spéciale d’absence.

 

Que faire face à des personnes vulnérables qui souhaitent continuer de travailler ?

Chacun prend ses responsabilités :

  • l’employeur doit informer ses salariés de la liste de pathologies qui rendent ces personnes vulnérables. Il peut conseiller à ses salariés de se rapprocher de leur médecin du travail ou de leur médecin généraliste.
  • le médecin du travail doit informer le salarié et s’assurer, en cas de reprise, que le risque est maitrisé au poste qu’il occupe. Il peut recommander le télétravail ou autre aménagement de poste. Par ailleurs, à compter du 1er mai2020 , si la vulnérabilité est majeure, il peut prescrire un certificat d’isolement  à transmettre à l’employeur. Sa décision prendra en compte la gravité de la pathologie, le respect de la prévention collective (distanciation sociale, gestes barrières, hygiène dans l’entreprise) et individuelle (disponibilité et port de masques)
  • le salarié doit respecter la distanciation sociale, porter les masques dans les règles de l’art et se laver fréquemment les mains.

 

L’employeur peut demander une « visite à la demande de l’employeur », motivée par le contexte sanitaire et la vulnérabilité du salarié. Cette visite s’impose alors au salarié.

Rappel : toute visite en santé au travail est obligatoire pour le salarié et toute visite occasionnelle à la demande de l’employeur doit être motivée.

Information du 18 novembre 2020

 

 

Une entreprise peut-elle faire reprendre une activité à un salarié vulnérable ?

La reprise peut se faire avec l’accord du salarié et sous réserve de l’avis du médecin du travail qui prend en compte les conditions sanitaires du travail. Il est de la responsabilité de l’entreprise d’avoir informé le salarié sur les risques.

Information du 4 mai 2020

Prise de température

Prise de température : point sur la situation

Un contrôle de température à l’entrée des établissements/structures est déconseillé mais le ministère des Solidarités et de la Santé recommande à toute personne de mesurer elle-même sa température en cas de sensation de fièvre et plus généralement d’auto-surveiller l’apparition de symptômes évocateurs de COVID-19.

Le Haut Conseil de la Santé Publique rappelle, dans son avis du 28 avril 2020, que l’infection à SARS-CoV-2 peut être asymptomatique, et que la fièvre n’est pas toujours présente chez les malades. De plus, le portage viral peut débuter jusqu’à 2 jours avant le début des signes cliniques. La prise de température pour repérer une personne possiblement infectée serait donc faussement rassurante, le risque non négligeable étant de ne pas repérer des personnes infectées. Par ailleurs, des stratégies de contournement à ce contrôle sont possibles par la prise d’antipyrétiques.

A l’inverse, toute activité physique induit une élévation de la température qu’il sera difficile d’interpréter.

En tout état de cause, en l’état des prescriptions sanitaires des autorités publiques, le contrôle de température n’est pas recommandé et a fortiori n’a pas un caractère obligatoire et le salarié est en droit de le refuser. Si l’employeur, devant ce refus, ne laisse pas le salarié accéder à son poste, il peut être tenu de lui verser le salaire correspondant à la journée de travail perdue.

Vous trouverez sur le site Ameli la manière correcte pour mesurer la température : cliquez-ici

Information du 4 mai 2020

Nettoyage

Faut-il nettoyer les produits qu’on touche ?

Concernant les aliments :

  • Désinfecter les aliments est inutile.
  • Lavez les aliments consommés crus. Les aliments cuits ne présentent pas de risque.

 

Lavez-vous les mains :

    • après avoir manipulé les courses et les emballages
    • avant de cuisiner
    • avant de mettre la table.
  • Ne portez pas les mains à la bouche pendant que vous cuisinez.

 

Concernant les vêtements

Le virus commencerait à se détruire dès 30°C et est détruit à 60° C. Veillez donc à les nettoyer avec des cycles de lavage correspondants.

Information du 2 février 2021

 

Nettoyage et décontamination : comment s’y prendre ?

Les coronavirus sont des virus faciles à éliminer :

L’enveloppe du virus est constituée en grande partie de lipides qui sont désorganisés en présence des matières grasses contenues dans les savons types savon noir et savon de Marseille et éliminées lors du rinçage. Cette particularité met à nu le noyau du virus qui ne peut pas survivre dans cet état.

 

En l’absence de cas de COVID-19 dans le milieu professionnel :

Il est légitime de penser qu’un simple lavage au savon ou autres détergents permet d’assainir les surfaces. Les surfaces peuvent être lavées avec les produits détergents habituels.

En dehors des hôpitaux, des surfaces ou objets n’ayant pas été au contact d’une personne contaminée depuis plusieurs heures représentent un risque infime et les efforts de désinfection sont vains.

Si l’affluence est grande, nettoyez les rampes d’escalier, les poignées de portes, les interrupteurs, les boutons d’ascenseur, les écrans tactiles, les appareils de paiement, le comptoir d’accueil, les sanitaires…) plusieurs fois par jour par frottement avec des lingettes imbibées de produits contenant un tensioactif (savon, détergent) ou un tensioactif plus une substance à la concentration reconnue pour inactiver le virus.

 

Dans une situation à risque, lorsqu’il y a eu des cas :

L’usage d’un désinfectant virucide est impératif.

Le produit doit répondre à la norme NF EN 14476 (virucide / dispositifs médicaux et surfaces). La fiche technique précisera la concentration et le temps de contact à respecter, en général beaucoup plus long que pour un effet bactéricide… Il est important de le vérifier rapidement sur les produits présents car si une heure de contact est nécessaire, cela risque d’être compliqué au quotidien. Un changement de référencement est peut-être à prévoir.

 

Les molécules désinfectantes, actives sur le COVID-19 sont des oxydants  pour éliminer le germe.

Pour la désinfection des surfaces, l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) recommande d’utiliser des désinfectants chimiques oxydants.

Il s’agit notamment :

  • De l’eau de Javel dosé à 0,5% (1 volume de javel à 2,6° pour 4 volumes d’eau, à renouveler quotidiennement), de solvants
  • De l’éthanol à 75%. Si l’on souhaite utiliser des solutions à base d’alcool, celles-ci doivent au moins être composées de 70% d’alcool.
  • De l’acide peracétique
  • Du peroxyde d’hydrogène
  • Du chloroforme

 

Le vinaigre ou l’acide acétique ne conviennent pas 

Concernant la désinfection à l’ozone : à notre connaissance cela n’a pas été étudié. L’efficacité de l’ozone sur le COVID-19 n’a pas encore été démontrée.

Au regard des risques encourus par l’utilisation de l’ozone gazeux et des incertitudes qui semblent exister sur son efficacité vis-à-vis du SARS-CoV-2, l’application de la démarche de prévention des risques chimiques impose de chercher à substituer ce procédé par un autre moins dangereux, en s’assurant qu’il remplit l’objectif initial d’élimination du virus. (INRS)

 

Information du 2 février 2021

 

Pourquoi le savon est-il efficace contre le coronavirus ?

Parmi les gestes barrières, le lavage des mains est sûrement le plus simple mais aussi le plus efficace. Voici comment le savon élimine le virus.

 

Comment le savon neutralise les virus ?

Le savon est obtenu à partir d’un mélange d’acide gras et d’une base forte (hydroxyde de sodium ou de potassium). Les molécules le composant sont amphiphiles et leur structure peut être comparée à celle d’une épingle. La tête de l’épingle est hydrophile alors que la tige est composée d’une longue chaîne d’acide gras, hydrophobe.

L’enveloppe de certains virus ressemble à ces micelles.
Les virus enveloppés empruntent un morceau de membrane aux cellules infectées, celle-ci est aussi constituée de phospholipides, amphiphiles, en plus d’autres protéines virales, notamment celles nécessaires à l’infection (protéine S).
Le coronavirus, mais aussi les virus de la grippe, le VIH, et d’autres encore, possèdent une enveloppe lipidique.

Dans l’eau, les molécules amphiphiles peuvent rester libres ou former des micelles, une sorte de bulle où les molécules amphiphiles s’organisent de telle sorte que leur tête hydrophile soit en contact avec l’eau et les queues hydrophobes au milieu.

Lorsque que nous nous lavons les mains, la queue hydrophobe des molécules libres du savon cherche à éviter l’eau, elle se fixe alors sur l’enveloppe lipidique des virus et la désorganise. Un virus enveloppé sans enveloppe lipidique fonctionnelle n’est plus infectieux.

Le savon permet aussi de briser les liaisons chimiques non-covalentes (liaisons hydrophobes et liaisons hydrogènes) qui permettent aux micro-organismes de rester accrocher aux surfaces. Les micelles peuvent entourer un débris membranaire et l’emmener avec elles dans l’eau au moment du rinçage.

 

 

Le coronavirus peut être résumé ainsi, un génome entouré d’une membrane lipidique hérissée de pics de protéines.

Les molécules de savon ressemblent à des petites épingles avec une tête hydrophile (attirant l’eau) et une queue hydrophobe (repoussant l’eau).

 

 

En se fixant sur la membrane lipidique du virus, les molécules de savon la désorganisent. Les molécules de savon organisées en micelle entourent les débris qui seront évacués lors du rinçage.

Information du 2 février 2021

 

Comment organiser la gestion sanitaire des toilettes qui accueillent du public ?

Prévoyez un protocole de nettoyage : qui nettoie ? quand ? à quelle fréquence ? avec quel produit ?

Mettez à disposition des lingettes désinfectantes pour la lunette et bouton de la chasse d’eau, un spray désinfectant pour les poignées.

Mettez un affichage responsabilisant chacun.

Prévoyez un tableau de suivi du nettoyage.

Information du 2 février 2021

 

Puis-je prendre l’ascenseur ?

Privilégiez, si possible, les escaliers. Sinon, actionnez les boutons de l’ascenseur avec le coude ou une clé. Et nettoyez régulièrement les touches avec des lingettes désinfectantes.

Pour en savoir plus, lisez cet article plus complet.

Information du 2 février 2021

 

Les vêtements de travail doivent ils être nettoyés par l’entreprise ?

Les vêtements de protection par rapport à un risque professionnel sont pris en charge par l’employeur :

Article R 233-1 : Le chef d’établissement doit mettre à la disposition des travailleurs les équipements de travail nécessaires, appropriés au travail à réaliser ou convenablement adaptés à cet effet, en vue de préserver la santé et la sécurité des travailleurs, conformément aux obligations définies par l’article L. 233-5-1 et aux prescriptions particulières édictées par les décrets prévus au 2° de l’article L. 231-2.

En outre, le chef d’établissement doit mettre, en tant que de besoin, les équipements de protection individuelle appropriés et, lorsque le caractère particulièrement insalubre ou salissant des travaux l’exige, les vêtements de travail appropriés à la disposition des travailleurs et veiller à leur utilisation effective.

Article R233-42 : Sans préjudice des dispositions de l’article L. 124-4-6, les équipements de protection individuelle et les vêtements de travail visés à l’article R. 233-1 doivent être fournis gratuitement par le chef d’établissement qui assure leur bon fonctionnement et leur état hygiénique satisfaisant par les entretiens, réparations et remplacements nécessaires.

 

Les vêtements de travail imposés par un risque professionnel doivent rester dans les vestiaires prévus à cet effet.

Ces vêtements sont mis lorsque le salarié arrive sur son lieu de travail parfois avec un vestiaire à double compartiment.

Il est recommandé que l’employeur s’occupe de l’entretien de ces tenues, il en est ainsi pour le risque chimique.

Il est recommandé de ne pas emporter les vêtements du travail chez soi. Cela évite les contaminations à domicile

Lorsque le risque professionnel est d’ordre biologique, la tenue est adaptée (NF EN 14126), hors chirurgie.

Organisez les horaires d’arrivée sur un site pour limiter le nombre de personnes au même moment dans les vestiaires.

Information du 2 février 2021