Les 248 salariés "temporaires" recueillis avec un taux de sondage de 1/10 sur 1 an ont été comparés à des "fixes" appariés individuellement sur le sexe, l'âge, et le niveau d'étude, à l'aide d'un questionnaire inspiré de L. Boitel. Le questionnaire a été administré par le médecin ou son assistante et complété par un examen médical. Le traitement des données s'est effectué sur le logiciel EPI-INFO.
Les conclusions de l'enquête ont montré que les intérimaires :
- étaient sous employés - étaient plus exposés au bruit et aux risques de chute - étaient moins considérés - étaient moins intégrés - effectuaient des trajets plus longs
cependant les intérimaires :
Il n'existe pas de différence significative de morbidité, d'accident, de troubles subjectifs ou objectifs sinon une discrète note dépressive.
Ce travail infirme nos craintes, cet échantillon d'âge moyen 28 ans souffrirait peu de sa précarité. Et l'avenir ?
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sont moins stressés
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et bénéficient d'horaires plus courts
Cependant il faut noter :
Les enquêteurs relèvent une pathologie liée au travail chez 13% des fixes et 14% des précaires, des troubles liés à la précarité chez 12% des intérimaires.
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Un tabagisme plus important
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Un accès aux soins préservé
D'autres études sont nécessaires. Elles devront cibler notamment les travailleurs les plus âgés, et explorer plus particulièrement la dimension psychique des travailleurs sous précarité.
Dernière mise à jour : Mai 1996
Document réalisé par :
Docteurs : François Becker, Marie-Noëlle Brun, Catherine Edenhoffer,
Anne Guhmann, Gérard Hansmaennel, Dominique Imboden,Claudine Weber, Madeleine Brom.
Association Interentreprises de Médecine du Travail
3 rue de Sarrelouis
67080 STRASBOURG
Tél : 03.88.32.18.67 Fax : 03.88.21.81.69
Publication :
Revue de médecine du Travail - Tome XXV, numéro 1, 1998 page 19 à 21