L@ Revue de Presse Mensuelle d'AST67
Novembre - Décembre 2001
Editori@l
Actualité Sociale
Santé Publique
Santé au Travail
Santé
EDITORI@L
Cher (e)s Collègues,
Le Décret n° 2001-1016 du 05/11/01, (JO
du 07/11/01, p.17523) fixe à l’employeur, l’obligation de transcrire
et de mettre à jour dans un document unique les résultats
de l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité
des travailleurs (article R 230-1 et R 263-1-1). “cette évaluation
comporte un inventaire des risques identifiés dans chaque unité
de travail de l’entreprise ou de l’établissement”.
Ce document est tenu à la disposition des
membres du CHS-CT, des délégués du personnel, ou à
défaut, des personnes soumises à un risque pour leur sécurité
ou leur santé, du médecin du travail, de l’inspecteur du
travail, ou contrôleur du travail, des agents des services de prévention
des organismes de sécurité sociale et des organismes professionnels.
La mise à jour de ce document doit se faire :
- au moins chaque année;
- lors de toute décision d’aménagement important modifiant
les conditions d’hygiène et de sécurité ou les conditions
de travail;
- ou lorsqu’une information supplémentaire concernant l’évaluation
d’un risque dans une unité de travail est recueillie.
A compter du 07/11/02 le fait pour l’employeur de
ne pas transcrire ou de ne pas mettre à jour les résultats
de l’évaluation des risques sera puni d’une peine d’amende de 10
000 frs (1500 euros) et de 20 000 frs (3000 euros) en cas de récidive.
Les CHS-CT surveillés ! En effet,
le Conseil Economique et Social après avoir fait une enquête
sur le fonctionnement des CHS-CT souhaiterait abaisser à 20 le seuil
des 50 salariés conditionnant l’instauration d’un CHS-CT.
«Seulement 3% des entreprises comptent au moins 50 salariés
».
A lire absolument, les dernières mises à
jour de l’EMC relatives aux Pathologies du milieu agricole, aux champs
électromagnétiques et aux risques liés à l’utilisation
des lasers industriels.
Les pays européens s’inquiètent d’une
recrudescence de la syphilis. En France notamment 78 cas ont été
déclarés entre le 1er janvier 2000 et le 31 mai 2001 (BEH).
La revue DMT (N°85) consacre un article sur
les risques chimiques dans les laboratoires de biologie moléculaire.
Enfin, d’après un article du New England
Journal of Medicine (février 2001) les vaccinations contre l’hépatite
B ne semblent pas augmenter le risque à court terme de poussée
de sclérose en plaques.
Nathalie Delaunay
ACTUALITE SOCIALE
ALCOOL et TRAVAIL
-
L’alcool au travail – Liaisons Sociales quotidien du 23/10/01
n° 13507
La CPAM de Boulogne sur Mer a lancé, en octobre, une campagne
de sensibilisation sur les risques de l’alcool, dans la région du
Nord Pas de Calais.
D’après la CRAM “l’imprégnation alcoolique est reconnue
comme cause directe de 15 à 20 % des accidents au travail et de
40 % des accidents de trajets”.
AMIANTE
-
Amiante – Liaisons Sociales quotidien du 22/10/01 n° 13506
La Cour administrative d’appel de Marseille a reconnu le 18/10/01 la
responsabilité de l’Etat dans la contamination par l’amiante de
travailleurs exposés à partir du milieu des années
50.
Le Minitère de l’Emploi et de la Solidarité avait
fait appel. En effet, le ministère a invoqué le fait que
: “L’un de ces salariés avait été exposé entre
1957 et 1973, l’autre enre 1964 et 1971, soit avant le décret de
1977 apportant une protection aux travailleurs”. Les deux autres salariés
avaient été exposés après cette date.
-
Amiante – Liaisons Sociales quotidien du 23/10/01 n° 13507
Parution de l’arrêté du 28/09/01, JO du 21/10/01 p. 16646,
modifiant la liste des établissements de la construction et de la
réparation navales susceptibles d’avoir droit à l’allocation
de cessation anticipée des travaux de l’amiante.
CHS-CT
-
Des CHS-CT sans véritables moyens – Liaisons Sociales quotidien
du 20/11/01 n° 13525
-
Le CES veut plus de moyens pour le CHS-CT - Entreprise et carrières
n° 598 du 20 au26/11/01
Le Conseil Economique et Social a présenté le 15 novembre
2001 une étude sur l’action menée par les CHS-CT depuis les
lois Auroux du 23/12/1982 (qui a accordé l’autonomie juridique au
CHS-CT).
La France compte actuellement 22000 CHS-CT (soient 140000 membres),
et d’après le CES les nouveaux risques (stress, harcèlement)
sont négligés par le CHS-CT. De plus, le CES souhaiterait
que le CHS-CT joue un rôle dans :
- le harcèlement des problèmes des relations interpersonnelles
;
- l’analyse des risques professionnels et des conditions de travail.
Mais, faute de moyens ces actions sont très peu usitées.
Par exemple, le crédit d’heures alloué aux membres des
CHS-CT est encore insuffisant :
|
Nombres de salariés
|
Membres (nombre)
|
Crédit d'heures mensuel/nombre
|
|
50 à 98
|
3
|
2 h
|
|
100 à 199
|
3
|
5 h
|
|
200 à 299
|
4
|
5 h
|
|
300 à 499
|
4
|
10 h
|
|
500 à 1499
|
6
|
15 h
|
|
> 1500
|
9
|
20 h
|
Enfin, le CES veut abaisser à 20 le seuil des 50 salariés
conditionnant l’instauration d’un CHS-CT. « Seulement 3% des
entreprises comptent 50 salariés ».
CONDITIONS DE TRAVAIL
-
Sécurité au travail – Liaisons Sociales quotidien du
22/11/01 n° 13527
La Ministre de l’Emploi et de la Solidarité, Madame Elisabeth
Guigou, a chargé un groupe de travail de “réfléchir
aux conséquences à tirer de la catastrophe de Toulouse en
matière de sécurité au travail”.
Ce groupe est constitué par les représentants du patronat,
des cinq syndicats, des fédérations syndicales de la branche
pétrole-chimie, de l’inspection du travail, des ministère
de l’emploi, de l’environnement, de l’économie et de l’aménagmeent
du territoire.
Ce groupe devra aussi réfléchir sur les thèmes
suivants :
- “l’émiettement des statuts d’emplois sur les sites indusriels,
liés aux phénomènes d’externalisation et de sous traitance
notamment dans la chimie;
- la possibilité de renforcer les rôles des CHS-CT.
L’intervention des services de l’état afin qu’il y ait une plus
grande coordination entre l’Inspection du Travail et les services installations
classées placées sous l’égide des Directions régionales
de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE).
DISCRIMINATIONS
-
La loi sur les discriminations au travail adoptée définitivement
- Entreprises et Carrières n° 597 du 13 au 19/10/01
L’Assemblée nationale a adopté, le 09/11/01, la proposition
de loi relative à la lutte contre les discriminations au travail.
L’article L 122-45 du Code du travail est donc modifié :
- « Les motifs de discrimination s’élargissent à
l’apparence physique, le patronyme, l’orientation sexuelle et l’âge.
Par ailleurs la lutte contre les discriminations concerne l’ensemble de
la vie professionnelle et non plus seulement le recrutement ou le licenciement
: stage, formation, rémunération, classification, promotion
…
- Les inspecteurs du travail voient leurs moyens d’enquête renforcés.
Ils peuvent «se faire communiquer tout document, quel qu’en soit
le support, utile à la constatation de faits susceptibles de permettre
d’établir l’existence ou l’absence d’une méconnaissance
» des articles relatifs notamment aux discriminations.
EUROPE
-
Définition européenne des PME – Liaisons Sociales quotidien
du 30/10/01 n° 13512
Une PME est une entreprise de 250 salariés au maximum.
Il y a en Europe 19 millions de PME soient 99,8 % de l’ensemble des
entreprises européennes. Elles emploient plus de 74 millions
de personnes.
-
ALLEMAGNE : Schröder active la recherche d’emploi - Entreprises et
Carrières n° 591 du 02 au 08/10/01
Le gouvernement du chancelier allemand a adopté une loi
baptisée « Job-Activ-Gesetz » destinée à
assouplir le rigide marché de l’emploi. Elle doit entrer en vigueur
le 01/01/02.
Cette nouvelle loi prévoit une série de mesures comme
:
- Une modernisation du travail de placement des agences pour l’emploi.
Chaque demandeur d’emploi dès son inscription devra bénéficier
d’un entretien d’évaluation. Ensuite il signera «un accord
de réintégration » avec l’agence pour l’emploi.
- Cependant ce contrat aura un caractère contraignant :
- si le demandeur d’emploi faillit à l’un de ses engagements
(…), il verra ses allocations chômage suspendues pendant douze semaines
» ;
- de même, si l’agence ne trouve pas un emploi à un chômeur
au bout de six mois, celui-ci pourra recourir à une institution
tiers privée, aux frais des ANPE.
Pour mettre en œuvre ses nouvelles dispositions les ANPE vont embaucher
1000 personnes.
-
PAYS-BAS :
-
Amsterdam met ses chômeurs au pied du mur - Entreprises
et carrières n° 591 du 02 au 08/10//01
Le ministre des affaires sociales néerlandais déclare
la guerre aux chômage de longue durée.
Pour cela est crée la “méga-foire aux emplois” qui se
tiendra de fin octobre à mai 2001 à Amsterdam. Elle acccueillera
les 40 000 RMistes amsterdamois. Ils y rencontrerons des conseillerrs
du service social d’Amsterdam qui vérifieront leur dossier
et les aidEront à touver un emploi. Tout obstacle au retour à
l’emploi sera traité sur place (qualifications insuffisantes, problèmes
de langue, responsabilités familiales…).”
Si la personne est capable de travailler sans délai, on peut
la diriger immédiatement vers les employeurs, les sociétés
d’intérim et les ONG représentés in situ.
Mais, si les bénéficiaires ne répondent pAs à
la convocation ou refusent de travailler sans raison valable, ils risquent
une réduction temporaire de leur allocation de 5 % à 100
%.
-
Le Gouvernement finance une RTT temporaire pour passer les trous d’air
- Entreprises et carrières n° 595/596 du30/10 au
12/11//01
Les attentats du 11 septembre sont lourds de conséquences pour
certaines entreprises hollandaises (agences de voyages, et compagnies aériennes).
Le ministre des affaires sociales à recouru au werktijddverkorting
(WTV) (un dispositif qui associe RTT et chômage partiel), mais seules
les entreprises dont l’activité sur deux semaines à diminué
d’au moins 20 % par rapport à la normale bénéficieront
de ce dispositif et cette baisse doit directement être imputable
aux attentats.
La compagnie aérienne KLM s’est vue accorder cette “ RTT conjoncturelle”
pour 14 000 de ses salariés.
Les salariés seront payés pour les heures non travaillées,
à hauteur de 30 % par l’employeur et à 70 % par l’Etat au
titre de l’allocation chômage.
-
GRECE : Libertés avec la légilslation du travail -
Entreprises et carrières n° 594 du 23/10 au 29/101//01
Le ministère du travail grec a mené une enquête
sur le respect du travail dans les entreprises grecques. Les résultats
des 586 entreprises inspectées sont accablants. En effet :
- 42 % d’entre elles n’auraient pas passé
de contrats de travail ;
- 37 % ne procédaient pas au recensement du suivi
des congés comme prévu par la loi ;
- 18 % de salariés à temps partiels faisaient des
heures supplémentaires non payées.
INTERNET
-
La Cour de Cassation consacre le droit à l’intimité informatique
- Entreprises et Carrières n° 592 du 09 au 15/10/01
Un employeur ne peut pas fouiller dans les fichiers ou mails personnels
d’un salarié pour justifier un licenciement.
RISQUES PROFESSIONNELS
-
Evaluation des risques professionnels – Liaisons Sociales quotidien
du 08/11/01 n° 13517
A été crée par le Décret n° 2001-1016
du 05/11/01, (JO du 07/11/01, p.17523) “ un document relatif à l’évaluation
des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs”,
prévue par l’article L 230-2 du Code du travail.
Selon cet article, c’est à l’employeur qu’incombe la responsabilité
de l’évaluatoin des risques professionnels.
Le décret fixe à l’employeur, l’obligation de transcrire
et mettre à jour dans un document unique les résultats de
l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité
des travailleurs (article R 230-1 et R 263-1-1). “cette évaluation
comporte un inventaire des risques identifiés dans chaque unité
de travail de l’entreprise ou de l’établissement”.
Ce document est tenu à la disposition :
- des membres du CHS-CT;
- des délégués du personnel, ou à défaut,
des personnes soumises à un risque pour leur sécurité
ou leur santé;
- du médecin du travail;
- de l’inspecteur du travail, ou contrôleur du travail;
- des agents des services de prévention des organismes de sécurité
sociale et des organismes professionnels.
La mise à jour de ce document doit se faire :
- au moins chaque année;
- lors de toute décision d’aménagement important modifiant
les conditions d’hygiène et de sécurité ou les conditions
de travail;
- ou lorsqu’une information supplémentaire concernant l’évaluation
d’un risque dans une unité de travail est recueillie.
A compter du 07/11/02 le fait pour l’employeur de ne pas transcrire
ou de ne pas mettre à jour les résultats de l’évaluation
des risques sera puni d’une peine d’amende de 10 000 frs (1500 euros) et
de 20 000 frs (3000 euros) en cas de récidive.
VIBRATIONS
-
Vibrations – Liaisons Sociales Europe du 15-28/11/01 n°
43
Les députés européens suggèrent de réduire
les seuils par rapports aux valeurs proposées par le texte que le
conseil des ministres avait adopté le 11 juin 2001.
Ils proposent d’abaisser :
- la valeur limite d’exposition à 0,8 m/s (contre 1,15 m/s)
pour une période référence de huit heures;
- et la valeur déclenchant l’action passe à 0,5 m/s (contre
0,6 m/s).
DIVERS
-
Le Médef prône une “nouvelle architecture de la sécurité
sociale – Liaisons Sociales quotidien du 21/11/01 n° 13526
Le Médef devrait présenter un ensemble de réformes
pour “une nouvelle architecture de Sécurité Sociale”
le 20/11/01 à Strasbourg.
Est notamment proposé un “système moderne et responsable
des accidents du travail et des maladies professionnelles (AT/MP). Il repose
sur plusieurs orientations :
- Universalité de l’obligation d’assurance;
- Garantie d’un cahier des chages par l’Etat et définition des
risques par les partenaires sociaux : ce serait aux partenaires sociaux
de négocier les modalités de définition des accidents
et maladies qui doivent être couverts par l’assurance obligatoire.
L’Etat resterait le gérant de la fixation d’un cahier des charges
interprofessionnels;
- “L’indemnisation des victimes d’AT/MP s’effectuerait selon les règles
du droit commun de la responsabilité”.
- Le chef d’entreprise continuerait d’être considéré
comme responsable à priori des accidents suvenant à des salariés
dans le cadre de l’exercice de leur activité professionnel;
- Liberté de choix de l’organisme de couverture;
- Liberté tarifaire : “ de couvertures supplémentaires
pourraient être proposées aux entreprises et à leurs
salariés pour améliorer leur niveau d’indemnisation s’ils
le jugent nécessaire”.
Révision annuelle : “ chaque année, l’employeur procéderait
en concertation avec ses salariés à l’évaluation du
système d’assurance choisi”.
“Au total, l’exercice du paritarisme serait ramené au
niveaux des branches et des entreprises, qui pouraient mettre en place
des “Sociétés captives”.
Il deviendrait totalement décentralisé “pour une meilleures
adéquation de la politique de prévention à chaque
situation particulière”.
-
Forte hausse des licenciements de salariés protégés
en 1999 – Liaisons Sociales quotidien du 22/11/01 n° 13527
“En 1999, 15265 salariés protégés ont fait l’objet
d’une demande de licenciements, tous motifs confondus, contre 12680 an
1998, soit une hausse de + 20% selon la Dares.
-
Plus d’un million de quinquas hors d’emploi – Liaisons Sociales quotidien
du 30/10/01 n° 13512
D’après une étude réalisée par la Dares
(Première synthèse n° 41-2, octobre 2001) le taux d’emploi
des personnes âgées de 50 à 59 ans a augmenté
de six points en 1990 et 2000 (à 67,2 %). Les “quinquas” représentaient
19,5 % d’actifs en 2000 (contre 25,6 % en 1990). En revanche les 55 - 59
ans de sexe masculin quittent leur emploi plus tôt.
-
Travail de nuit des routiers majoré – Liaisons Sociales quotidien
du 12/11/01 n° 13519
Plusieurs accords ont été signé le 06/01/01, sur
le travail de nuit, les salaires et les frais de déplacement dans
le tranport routier de marchandises :
- les heures travaillées de nuit (entre 21 h et 6 h) entraîneront
une majoration fiancière de 20%.
- De plus une compensation en repos de 50 % est prévue pour
les salariés qui font dans un mois au moins 50 heures de nuit.
- L’accord sur les salaires pr2voit une hausse de 1 % du 1er/11/0 et
1,7 % du 01/01/02;
- Enfin, pour les frais de déplacement, l’accord prévoit
pour l’essentiel une hausse de 2 % pour l’indemnité de déplacement
et 1,2 % pour l’indemnité de nuité.
-
Il vaut mieux être embauché le 1er du mois ou le lundi – Liaisons
Sociales quotidien du 10/10/01 n° 13498
Selon une étude de l’Insée les salariés embauchés
le 1er du mois ou le lundi bénéficient de conditions de recrutement
plus favorrable que les autres.
En effet, la durée d’emploi des salariés embauchés
au début de mois est deux fois plus longue que celle des personnes
embauchées un autre jour.
Les salariés embauchées le lundi ont plus de chance d’être
recrutés à temps complet et de rester plus longtemps dans
leur emploi que ceux embauchés un jour de la semaine pris au hasard.
-
Un salarié ne peut être tenu de travailler à domicile
– Liaisons Sociales quotidien du 08/10/01 n° 13496
“La chambre sociale de la cour de cassation a précisé
dans un arrêt du 2 octobre 2001, qu’il ne peut être imposé
à un salarié ni de travailler à son domicile, ni d’y
installer ses dossiers et ses instruments de travail”.
-
Au travail pénible retraite anticipée ? - Entreprises
et Carrières n° 591 du 02 au 08/10/01
Dans ce dossier sont abordés les thèmes suivants :
- BTP – la pénibilité de ces dossiers fait encore débat.
- Entretien avec Serge Volkoff «l’amélioration des conditions
de travail doit rester la voie royale ».
- Transfert routier. L’amplitude horaire est reconnue comme une forme
de pénibilité.
- Transports en commun urbains – Les conducteurs de bus veulent profiter
de l’accord des routiers.
-
Lieu de travail – open Space à tous les étages - Entreprises
et Carrières n° 592 du 09 au 15/10/01
L’open space commence à s’imposer partout dans le monde du travail.
Cet aménagement permet d’installer plus de postes de travail dans
moins de m2 et donc de maîtriser les coûts.
Pour François Lautier, professeur au Laboratoire espaces-travail
de l’école d’architecture de paris La Villete, «l’Artt et
les horaires flexibles, la mondialisation, le développement des
travailleurs «ponctuels » (intérimaires, CDD, free-lances
…), les nouvelles technologies qui permettent de travailler ou chez
soi ou de chez le client, mais encore le développement du management
par projet et des réorganisations conduisent les entreprises à
considérer désormais le bureau moins comme un lieu que comme
un outil de travail à partager et à optimiser ».
-
Les “free” agents grignotent le salariat - Entreprises et Carrières
n° 593 du 16 au 22/10/01
Par «free agents » comprendre free lance ou travailleurs
indépendants ou auto-employé.
De plus en plus d’américains s’y adonnent (33 millions).
Dans son ouvrage D. Pink (Free Agent Nation Ed. Warner books,
mars 2001, 356 pages) souligne la montée en puissance de ce phénomène.
D’après le Bureau of Labor Statistics (l’INSEE Américain)
recense 9 millions d’entrepreneurs indépendants et le comité
des PME au Sénat place la barre aux alentours des 22-25 millions.
Quels sont leurs domaines de prédilection ?
- Journalisme ;
- Publicité ;
- Marketing ;
- Services financiers.
Le portrait robot du free agent serait le suivant :
- un homme de 35 à 45 ans;
- très spécialisé;
- gagant 75000 dollars/an.
SANTE PUBLIQUE
HEPATITE A
-
Une épidémie d’hépatite A chez des homosexuels masculins
à Paris en 2000 - BEH n°44/2001
Les infections liées au virus de l’hépatite A se présentent
sous forme de cas sporadiques, d’épidémies communautaires
ou d’épidémies dans des collectivités fermées.
La dernière étude réalisée chez les jeunes
recrues en France a montré une prévalence des anticorps totaux
anti VHA de 12% en 1997 pour 21% en 1990 et 30% en 1985. L'introduction
du virus de l’hépatite A dans une population de jeunes adultes non
immuns dont les pratiques sexuelles rendent possible
la transmission féco orale du virus, représente une situation
à potentiel épidémique. Du 1er janvier 2000 à
juin 2000, 57 cas d'hépatites A étaient recensés à
Paris, dont 56 étaient des hommes.La plupart étaient des
patients homosexuels, dont certains infectés par le VIH.
Les facteurs de risque identifiés lors de ces épidémies
(retrouvés dans différents pays) étaient la fréquentation
de saunas et de «backrooms», des partenaires sexuels anonymes,
des rapports sexuels en groupe, des pratiques sexuelles digito-anales et
oro-anales, ces pratiques pouvant être fréquentes.
Les épidémies d’hépatite A dans la population
homosexuelle masculine sont possibles et documentées.
De plus l’infection par le VHA pose aussi un problème pour les
personnes infectées par le VIH sous traitement antiretroviral. En
cas d’hépatite A, la question d’une gravité accrue peut se
poser et le traitement est souvent interrompu.
Aux Etats Unis, le vaccin contre l’hépatite A est recommandé
pour les homosexuels masculins depuis 1995.
La question d’une extension des recommandations de vaccination préventive
contre le VHA en particulier chez les homosexuels masculins et les hétérosexuels
multipartenaires se pose en France. Il a été prévu
d’étudier cette indication au sein d’un groupe de travail réuni
à l’initiative du Comité technique des vaccinations.
LEGIONELLOSES
-
Les légionelloses déclarées en France en 2000 - BEH
n°42/2001
La première épidémie de la légionellose
a eu lieu à Philadelphie en 1976. L’agent causal est Legionella
Pneumophila. Le réservoir de la bactérie est hydrique, la
transmission à l’homme s’effectue par inhalation d’eau contaminée
en suspension dans l’air. La legionellose se caractérise surtout
par des manifestations pulmonaires aiguës, il existe des facteurs
de risque individuels : immuno dépression, cancer, diabète,
corticothérapie, tabagisme, sexe masculin, alcoolisme et âge
avancé.
Depuis 1987, la légionellose est une maladie à déclaration
obligatoire, depuis 1997 il y a un système interactif de signalement
des cas entre le Centre National de Référence des Legionnella
et l’Institut de Veille Sanitaire.
Le nombre de cas diagnostiqués et déclarés est
en constante augmentation (80 cas en 1996 et 610 en 2000).
Une étude réalisée en 1999 - 2000 sur les données
de 1998 a estimé à 1200 le nombre de cas de legionellose
effectivement diagnostiqués en France pendant cette année
alors que seuls 33 % avaient été déclarés.
Au niveau Européen, la directive EC 90/314, rendant les agences
de voyage responsables du séjour de leurs clients a des conséquences
sur le réseau de surveillance. A travers les DO et les notifications
du réseau européen, les autorités sanitaires concernées
sont informés des lieux à risque (hôtels, campings
... ) ce qui permet de procéder à des visites d’inspection
et à des mesures de contrôle adaptées.
Pour la moitié des cas déclarés, la source de
contamination reste inconnue. L’InVS a prévu dans son programme
d’activité des deux prochaines années une étude cas
témoins à partir des cas sporadiques afin d’explorer le rôle
de la transmission au niveau du domicile et à partir des sources
communautaires et collectives.
LISTERIOSE
-
Etude : la surveillance de la listériose humaine en France en 1999
- BEH N°34/2001
Cette surveillance est réalisée en France par l’intermédiaire
de la Déclaration Obligatoire (DO) et du Centre National de référence
des Listéria. (Institut Pasteur) qui centralise et caractérise
les souches de L. monocytogenes.
L’introduction de la DO de la listériose en France a permis
d’améliorer le système de surveillance. Ainsi une alerte
sur trois a permis d’identifier dans des délais très brefs
l’aliment responsable.
La surveillance par la DO a amélioré également
les données épidémiologiques sur la listériose
en France, par l’intermédiaire des données transmises par
le clinicien.
La majorité des patients appartiennent aux groupes à
risque : terrain à risque (51 %), femmes enceintes (24%) et qu’ils
consomment habituellement des aliments à risque.
Les tendances évolutives analysables sur les données
du CNR pour 1998 et 1999 ne montrent pas d’évolution notable pour
l’incidence, la répartition des formes cliniques et des serotypes.
SYPHILIS
-
Le retour de la syphilis en France : un signal de plus pour renforcer la
prévention - BEH n° 35-36/2001
La recrudescence de la syphilis touche également d’autres pays
Européens.
Elle concerne en France plus particulièrement les hommes homosexuels
adultes (âge médian 35 ans), résidant principalement
en région parisienne, dont la moitié étaient séropositifs
pour le VIH et la majorité avaient des antécédents
de MST.
Cette répartition de la syphilis est préoccupante car
elle indique que le risque de transmission du VIH est aussi augmenté,
notamment chez les gays.
Il a été montré que les épisodes de MST
aiguës favorisaient la transmission du VIH, et qu’ils étaient
associés à une augmentation de la charge virale sanguine,
ce qui pourrait contrebalancer le réduction du risque de transmission
lié à la baisse de charge virale induite par les traitements
antirétroviraux.
Une détérioration modérée de la prévention
peut aisément annuler la réduction du risque de transmission
du VIH attendu du fait des traitements antiretroviraux.
-
Résurgence de la syphilis en France 2000 -2001 - BEH n° 35-36/2001
Entre le 1er janvier 2000 et le 31 mai 2001, 78 cas de syphilis précoce
ont été déclarés par les sites participants
(dispensaires antivénériens) dont 68 cas sur Paris.
Cette recrudescence de la syphilis est préoccupante car elle
s’inscrit dans un contexte de recrudescence des gonococcies, surtout en
Ile de France et parmi les hommes, liée à un relâchement
de la prévention parmi les homosexuels. Cette recrudescence de la
syphilis nécessite une information du corps médical pour
rappeler les signes et symptômes souvent méconnus, et à
un public plus large dans le cadre d’actions de communication sur les MST,
en rappelant leur rôle favorisant la transmission du VIH.
STYLOS INJECTEURS
-
L’utilisation des stylos injecteurs par les soignants, une pratique à
risque d’exposition au sang - BEH n°38/2001
Les stylos injecteurs (SI) sont indiqués pour une utilisation
individuelle par le patient dans le cadre de l'auto administration sous
cutanée d’un médicament (insuline, interféron ...).
Un nombre croissant d’accidents percutanés (APC) liés à
l’utilisation de SI est déclaré par les soignants qui les
utilisent préférentiellement aux seringues quant cela est
possible. Ces accidents se produisent en général lors de
la désadaptation ou du recapuchonnage de l’aiguille. Les précautions
standard relatives au port de gants et à l’élimination des
matériels souillés semblent assez peu respectées pour
ce geste banalisé. Si les accidents percutanés avec aiguilles
SC sont à faible risque de transmission du VIH, ils présentent
sûrement un risque plus important de transmission du VHC. Il faudra
donc développer des dispositifs sécurisant l’étape
de récapuchonnage/desadaptation de l’aiguille. Il est en tout cas
souhaitable de limiter l’utilisation des SI aux patients eux mêmes
et de recommander aux soignants de continuer à utiliser dans les
services des seringues.
SANTE AU TRAVAIL
CHAMPS ELECTROMAGNETIQUES
-
Risques liés aux champs électromagnétiques d’extrêmement
basses fréquences (ELF) et de fréquences intermédiaires
- L. MIRO - EMC Toxicologie-Pathologie professionnelle 133ème
numéro : Octobre-Novembre-Décembre 2001 - 16-512-C-10, 8
pages.
La plupart des personnes vivant dans le monde industrialisé
sont soumis journellement à des rayonnements électromagnétiques
d'extrêmement basse fréquence (EBF) ou extremly low frequency
(ELF). Leurs fréquences sont comprises entre 0 et 3000 Hz. Elles
sont produites par l'utilisation et le transport de l'électricité
industrielle et domestique.
Par ailleurs, les appareils tant industriels que domestiques qui utilisent
l'effet d'induction électrique se multiplient. Ces appareils produisent
des charges électromagnétiques de "fréquences intermédiaires"
(10 à 3000 kHz)
Extrêmement basses fréquences :
Les champs électromagnétiques induisent dans le corps
humains des courants qui varient en fonction des organes et des tissus.
Les actions biologiques liés à ces courants induits sont
passées en revue.
Plusieurs études expérimentales ont été
entreprises chez l'homme, mais leur analyse attentive révèle
de nombreux problèmes méthodologiques ne permettant pas de
conclure à un lien entre ELF et cancers. Il existe cependant une
possibilité d'interférence entre ELF et certaines prothèses
implantables actives au delà d'un certain seuil.
Le médecin du travail devrait contrôler que les porteurs
de ce type d'appareillage ne sont pas soumis, à leur poste de travail,
à des champs dépassant un certain niveau d'exposition.
Fréquences intermédiaires :
Les champs de très basse fréquence (TBF) et de basse
fréquence (BF) se situent entre 10 kHz et 300 kHz et se produisent
lors de l'utilisation de matériels domestiques (plaques de cuisson
à induction, portiques antivols...) et industriels (opération
de soudage, brasage... en métallurgie, de dégazage et de
chauffage en électronique, de séchage, collage...)
Les TBF et BF produisent à l'intérieur de l'organisme
des courants électriques qui varient avec la fréquence. Au-delà
d'une certaine valeur, la personne peut ressentir un choc électrique
lorsqu'elle entre en contact avec un objet métallique mis à
la terre (microdécharge) ou des picotements au niveau des discontinuités
des vêtements ou des lunettes. Ces microdécharges, simplement
désagréables ou franchement douloureuses, peuvent entraîner
un état de stress ou de nervosité si elles se multiplient.
Peu d'études de l'effet biologique de ces courants induits ont
été pratiquées à ce jour. Il parait nécessaire
de développer des recherches sur le risque potentiel pour la santé
humaine.
Champs magnétiques statiques :
Tous les organismes vivants sont exposés au champ géomagnétique
(30 à 50 uT), cependant certains postes de travail sont soumis à
des CM statiques beaucoup plus importants (postes de spectroscopie par
résonance magnétique nucléaire ou industries utilisant
l'électrolyse...)
De nombreuses études sont en cours pour établir les effets
sur les tissus vivants.
Il ne semble pas qu'un CM statique inférieur à 2T puisse
entraîner des réactions physiologiques chez l'homme.
Cependant des recommandations de sécurité devraient être
prises dans les industries mettant en oeuvre des forts courants continus.
Recommandations : Les normes de sécurité concernant
ces rayonnements sont données et analysées.
-
Risques liés aux ondes électromagnétiques - L. MIRO
- EMC Toxicologie-Pathologie professionnelle 133ème numéro
: Octobre-Novembre-Décembre 2001 - 16-512-D-10, 8 pages.
Les ondes électromagnétiques ont été utilisées
chez l'homme dès 1893 dans un but thérapeutique basé
sur l'hypothèse d'un simple effet thermogène.
Après la radiodiffusion, ces ondes sont de plus en plus utilisées
au niveau industriel et domestique (téléphones cellulaires,
écrans de télévision et d'ordinateur, portique antivol,
fours à micro-ondes). La question de leur nocivité est ainsi
remise à l'ordre du jour.
D'une façon générale, la matière exposée
à un champ électromagnétique est soumise à
l'action d'un champ électrique et magnétique.
Aux Etats-Unis, de nombreuses mesures ont été pratiquées
et ont montré une exposition moyenne de la population de l'ordre
de 50 uW/m² (Rappel : le niveau d'émission de la terre est
de 0,003W/m²).
L'effet thermogène des ondes électromagnétiques
est utilisé en médecine depuis la début du siècle,
sous le terme de diathermie.
Le cristallin est particulièrement sensible à l'élévation
thermique, du fait de l'absence de circulation sanguine assurant normalement
le refroidissement des tissus.
En réalité, une exposition cataractogène est exceptionnelle
et ne peut que survenir accidentellement.
A côté de cette action biologique "thermique" d'autres
effets "spécifiques" ont été décrits en particulier
:
- des modifications de l'électroencéphalogramme
(EEG) et de la bannière hématoencéphalique (BHE).
- des modifications du comportement
- une action sur le système endocrinien
- une action sur le système immunitaire et hématopoïétique.
Mais tous ces effets sont difficilement reproductibles, ce qui a entraîné
une controverse sur leur existence. Des recherches fondamentales et appliquées
sont nécessaires pour préciser l'action biologique des radiofréquences.
Les implications en médecine du travail sont d'une part les
pathologies liés à l'effet thermogène, d'autres part
aux effets "spécifiques".
L'effet thermogène peut entraîner des brûlures superficielles
et profondes, cependant la douleur provoquée par leur apparition
entraîne le plus souvent un réflexe de défense et de
retrait. Sur le plan oculaire, quelques cas d'accidents aigus ayant provoqué
une cataracte ont été décrits par l'armée de
l'air américaine.
Les pathologies liées aux effets "spécifiques" sont des
troubles le plus souvent subjectifs suite à une exposition prolongée
à de faibles éclairements énergétiques : fatigue
physique et psychique, maux de tête, vertiges, troubles de la thermorégulation,
sensation de fourmillements des extrémités... L'examen clinique
est le plus souvent négatif.
Cependant, certains dérèglements neuro-endocriniens (thyroïdiens,
cycle menstruel...) confirmés biologiquement ont été
décrits chez des sujets dont la tête avait été
exposée accidentellement. Dans ce cas, un test de retrait temporaire
du sujet de son poste de travail peut être envisagé.
En ce qui concerne les effets sur la reproduction, à priori
l'exposition aux radio et hyperfréquences n'aurait pas d'incidence
sur l'évolution de la grossesse. Mais en général,
le principe de précaution est appliqué comme on ne peut pas
à l'heure actuelle, affirmer l'innocuité de ces rayonnements.
Les implants actifs (pacemakers, défibrillateurs implantés,
sphincters électroniques...) pourraient être susceptibles
aux radiofréquences. En attendant les résultats d'études
en cours, il semblerait souhaitable d'imposer une identification claire
et visuelle des sources potentielles de champs électromagnétiques
afin d'informer de l'éventuel risque encouru.
En pratique, il faut conseiller au porteur de pacemaker de se servir
d'un téléphone cellulaire GSM avec l'oreille controlatérale
au pacemaker et de le ranger à 20 cm au moins de ce dernier, même
en position de veille.
Les implants passifs étaient réputés jusqu'à
présent sans interaction avec les champs électromagnétiques.
Il faudrait pourtant prendre en considération des sensations de
décharges électroniques, picotements ou échauffements
localisés récemment décrits.
Face à un poste de travail exposé aux champs électromagnétiques,
il n'existe légalement aucune contre-indication médicale.
Cependant, les porteurs d'implantations actifs ne devraient pas être
affectés à ce type de poste.
Pour les personnes ayant des antécédents personnels de
cancer, il semble préférable dans le cadre d'une politique
de prudence, de prendre un avis spécialisé auprès
d'un centre de pathologies professionnelles.
En cas d'exposition aigue, un suivi médical s'impose en raison
de l'hyperthermie localisée éventuelle et les risques de
necrose tissulaire interne dont l'expression clinique peut être retardée.
Des examens complémentaires (scintigraphie cérébrale,
dosages hormonaux...) voire une consultation dans un centre de pathologie
professionnelle peuvent être indiqués.
Il n'existe pas de protocole de surveillance ni d'examen complémentaire
systématique pour le suivi médical de routine.
Une attention particulière devrait cependant être portée
aux porteurs d'implants actifs ou passif et aux personnes présentant
des déséquilibres endocriniens ou immunologiques.
Un contrôle oculaire à la lampe à fente devrait
être effectué tous les 3 ans.
Les recommandations de limite d'exposition proposées par l'ICNIRP
fait l'objet d'un consensus international au niveau professionnel et pour
le public. Au dessus de 10 Mhz, les limites supérieures d'énergie
absorbées sont définies pour le corps entier et pour des
parties du corps. En dessous de 10 Mhz, les effets athermiques, s'ils ne
peuvent être ignorés, sont plus difficilement quantifiables.
DERMATOSES PROFESSIONNELLES
-
Dermatoses professionnelles aux antiseptiques et désinfectants DMT
n°85 1er trimestre 2001 : allergologie- dermatologie professionnelle
85 TA 62
Cet article fait le point sur les désinfectants : classification,
pathologies, prévention et réparation.
INTERNET
-
LE JOURNAL DU CERCLE PREVENTION ET TRAVAIL - JUIN 2001
N° 11
Un favori sur Internet : CFES
Le Comité français d’éducation pour la santé
(CFES) a mis en place un site sur internet qui devrait aider le médecin
du travail dans son rôle de sensibilisation à la prévention.
Certains sujets font l’objet d’une fiche Baromètre Santé
2000.
A visiter et à télécharger sur www.cfes.santé.fr.
Sinon vous pouvez vous procurer l’ensemble des fiches au
C.F.E.S. 2 rue Auguste Comte B.P. 51 92174 VANVES Cedex.
LASER
-
Laser et Sécurité - L.MIRO - EMC Toxicologie-Pathologie professionnelle
133ème numéro : Octobre-Novembre-Décembre 2001 - 16-512-L-10,
7 pages.
Le Laser est largement utilisé dans de nombreux domaines : recherche,
métrologie, médecine, industrie...!
De nombreux travaux scientifiques ont abouti à la promulgation
de normes de sécurité dans le cadre des publications 825---
de la Commission électrotechnique internationale.
Les mécanismes de l'action biologique du rayonnement laser
sont multiples :
- effet thermique lié à l'absorption de l'énergie
transportée par le faisceau laser et la transformation locale en
chaleur ;
- effet photochimique : inhibition de couples enzyme-substrat
entraînent des modifications physiopathologiques temporaires ou définitives
au niveau de la peau, du cristallin ou de la rétine après
un temps d'interaction souvent assez long.
- effet électromagnétique : ondes de choc
capables de "casser" les tissus dans lesquelles elles se produisent.
- effet photoablatif : en raison de cet effet il est indispensable
de prendre des précautions particulières de protection cutanée
pour éviter tout risque de cancérisation.
- effet quantique : il s'agit de la possibilité
pour plusieurs photons de sommer leur énergie pour aboutir à
un effet physicochimique.
Risques oculaires liés à l'utilisation des lasers
:
L'oeil étant le récepteur physiologique de la lumière,
est l'organe cible des rayonnements lasers. L'effet thermogène est
principal et dépend de facteurs physiques de l'émission (longueur
d'onde émise, caractère ponctuel ou large de la source...)
ainsi que de l'état physiologique de l'oeil (diamètre de
la pupille, de l'état accomodatif, de l'orientation du regard...)
Risques cutanés liés à l'utilisation des lasers
:
Ce risque est nettement moins important du fait de l'absence de système
d'autofocalisation et des possibilités cicatricielles de la peau.
Des facteurs physiques (longueur d'onde, exposition, éclairement
énergétique, temps d'exposition) et physiologiques (vascularisation
du tissu) interviennent également.
Valeurs limites d'exposition :
Pour chaque longueur d'onde, il existe une "exposition maximale permise"
(EMP).
La publication 825-1 de la CEI est reprise par la norme européenne
NF EN 60825-1 au moyen de deux tableaux, l'un pour la cornée, l'autre
pour la peau.
Sur un plan pratique, les lasers doivent être classés
par les constructeurs dans une des sept classes prévues par la norme
en fonction du risque potentiel.
Prévention des risques encourus par l'utilisation de lasers
:
Le risque lié au laser est différent s'il est utilisé
en plein air ou dan un local fermé : des mesures techniques adaptées
doivent être prises.
La protection oculaire dont le port de lunettes protectrices adaptées,
est l'élément primordial de sécurité. Les normes
NF EN 207 et 208 donnent des précisions à ce sujet.
En cas de risque pour la peau, des vêtements appropriés
doivent être portés.
Surveillance médicale du personnel :
Une visite d'aptitude à pour but de mettre en évidence
d'éventuelles manifestations pathologiques préexistantes.
Un examen complet par un ophtalmologue doit être effectué
avant la première affectation.
Le médecin du travail devrait écarter du risque : les
monophtalmes organiques ou fonctionnels ainsi que les porteurs d'opacités
cristalliniennes évolutives ou les porteurs d'altérations
graves du fond d'oeil pour certains types de laser.
La fréquence des visites médicales de contrôle
doit être déterminée par le médecin du travail
en fonction de l'analyse du poste de travail (type de laser, puissance
et paramètres d'émission, temps de travail...). En outre,
chez tout sujet se plaignant de troubles subjectifs oculaires et impérativement
après une exposition accidentelle, un contrôle devrait être
effectué.
En cas d'accident oculaire, il faut prendre des mesures immédiates
(protéger l'oeil, administration d'un antalgique ou d'un anxiolytique,
examen ophtalmologique). Les paramètres physiques du laser ainsi
que les conditions de l'accident permettent de remplir une fiche de compte-rendu
d'accident et le certificat initial d'accident du travail.
Il ne faut cependant pas oublier les autres risques potentiels : électriques,
contamination de l'atmosphère (CO, CO2...), rayonnements connexes.
Le personnel susceptible d'être exposé doit donc être
formé et informé.
MILIEU AGRICOLE
-
Pathologie en milieu professionnel agricole - B. DELEMOTTE , M. LIENARD,
G. ABADIA, MA. GINGOMARD, JP. GRILLET - EMC Toxicologie-Pathologie professionnelle
133ème numéro : Octobre-Novembre-Décembre 2001 - 16-538-A-10,
8 pages.
Aux activités agricoles de culture et d'élevage sont
annexées en France de nombreuses autres entreprises : jardins -
espaces verts, travaux agricoles et forestiers, scieries...
Les salariés de ces entreprises, comme les travailleurs de l'agriculture,
sont assurés par la mutualité sociale agricole. Parmi les
centaines de situations de travail pouvant se rencontrer, neuf en sont
détaillés dans cet article.
Après la description de chaque situation de travail et des principaux
risques professionnels les modalités de prévention collectives
et individuelles et de surveillance médicale sont analysées.
1. Chauffeur de tracteur. Conducteur d'engins agricoles.
La conduite de ces engins est de plus en plus complexe nécessitant
un niveau de compétence élevé.
Les risques sont essentiellement traumatiques et physiques (vibrations
transmises au rachis aggravées par la position de conduite
en rotation vers l'arrière pour suivre visuellement le travail ;
bruit, manutention de charges lourdes) ainsi que l'exposition aux produits
phytosanitaires.
2. Porcher
L'élevage intensif porcin est réalisé par la "conduite
en bande" (regroupement des animaux de même âge, poids, dans
des locaux préalablement désinfectés et vidés
à la fois).
Les risques sont traumatiques, respiratoires, liés à
la charge de travail de l'éleveur (vigilance permanente) et autres
: bruit, substances allergisantes et infectieux).
3. Travail en horticulture et maraîchage
Les cultures légumières, l'arboriculture ainsi que les
cultures florales et ornementales ont de nombreux points communs : importance
du travail manuel, fortes contraintes climatiques, proposition importante
de travailleurs saisonniers.
Les risques sont traumatiques essentiellement au niveau des membres
supérieurs, toxiques (risque phytosanitaire, fumigants, monoxyde
de carbone dans les serres chauffées, poussières de laine
de roche) ainsi que physiques (contraintes posturales, manutention...)
4. Viticulteur
Chaque période de la vigne guide la nature des travaux à
effectuer et les produits phytosanitaires utilisés.
Les risques sont traumatiques (essentiellement tendinites du membre
supérieur et syndromes du canal carpien liés aux travail
répétitif) et toxiques (utilisation massive de cuivre dans
la "bouillie bordelaise" et de souffre).
5. Travail en forêt
Les tâches vont de l'abattage jusqu'au produit fini destiné
à la transformation en scierie. Le bûcheron complète
son travail par un nettoyage du chantier.
Les accidents du travail chez les bûcherons sont fréquents
et graves (utilisation de machines dangereuses, terrain difficile, chutes
d'arbres et de branches...) par ailleurs le travail nécessite le
port de charges lourdes et les postures sont contraignantes. Il s'agit
souvent de travailleurs isolés.
Les conditions environnementales sont à prendre en considération.
6. Paysagiste
Les tâches réalisées sont très diversifiées
: création, entretien des espaces verts voire éventuellement
maçonnerie. Les outils utilisés sont de ce fait variés
(débroussailleuse, pulvérisateur, engins de terrassement...)
Les risques professionnels sont de nature traumatiques, physiques (vibrations,
bruit, postures, manutentions), toxiques (produits phytosanitaires) ainsi
qu'allergiques voire infectieux (Tétanos, risque de piqûre
accidentelle par seringue usagée...)
7. Travail en coopérative céréalière
Les activités tournent autour de trois pôles : le stockage
des céréales, le traitement des semences, l'approvisionnement.
Le stockage des céréales comporte la réception
, le remplissage des cellules, le traitement des graines stockés...
Le traitement de démences consiste dans le nettoyage et le calibrage
mécanisés des graines, l'application de produits phytosanitaires...
L'approvisionnement et le transport concernent les chauffeurs de camions,
camionnettes et chariots automoteurs.
Les risques traumatiques rencontrés dans cette profession peuvent
être graves : enfouissement, ensevelissement, chutes de hauteur,
suites d'incendies voire d'explosion.
Les risques toxiques peuvent être mortels (CO2). Les produits
phytosanitaires peuvent également être à l'origine
d'intoxications.
8. Travail en laiterie
On rencontre dans une laiterie une diversité importante de postes
de travail : ramassage du lait, réception et transfert, fabrication
de beurre... qui ont en commun un souci majeur de l'hygiène pour
préserver la sécurité alimentaire du consommateur.
Les risques pour les salariés sont traumatiques liés
à l'humidité ambiante, les machines dangereuses, la circulation
intense de chariots automoteurs.
Les risques physiques sont produits par le bruit, la manutention et
les vibrations. Par ailleurs l'utilisation de caustiques peut être
à l'origine de lésions cutanées ou oculaires.
9. Salarié d'abattoir et de traitement de la viande de boucherie
L'abattoir est également l'endroit où se déroulent
toutes les opérations de transformation de l'animal vivant en viande
de consommation.
Les postes de travail sont nombreux : bouvier, tueur, opérateur
à l'abattage, arracheur de cuir... mais en général
le salarié a un poste fixe spécialisé.
Les risques professionnels sont fonction des postes mais le taux de
fréquence est globalement élevé.
Les risques traumatiques (plaies par couteau, glissades...) sont nombreux
mais les affections péri articulaires sont devenues les pathologies
les plus fréquentes.
Le risque infectieux s'est considérablement modifié ces
dernières années : régression de la rage, du tétanos,
de la tuberculose, de la brucellose et de la légionellose. Il faut
cependant rester vigilant concernant la pasteurellose et le rouget.
L'encéphalopathie bovine spongiforme est une préoccupation
importante. La gravité et l'incertitude sur les modes de contaminations
incitent à appliquer le principe de précaution.
ORNITHOSE
-
Epidémies d’ornithose dans un abattoir de volailles 85TF99, p49
à55 DMT n°85 1er trimestre 2001
L’ornithose est une zoonose due à chlamydia psittaci qui est
transmise à l’homme par voie respiratoire. Après une incubation
de 7 à 14 jours les signes cliniques apparaissent (début
brutal, hyperthermie, pneumopathie, manifestations systémiques).
Le traitement repose sur les cyclines ou les macrolides. Les professions
exposées sont celles qui favorisent le contact avec les fientes
des oiseaux et leurs aérosols. L’ornithose est reconnue comme maladie
professionnelle depuis 88 T n°87 RG, n°52 RA. Cet article décrit
deux épidémies survenues dans des abattoirs de volailles
dans l’ouest de la France. L’intervention des médecins du travail
a permis d’orienter le diagnostic et favoriser une prise en charge thérapeutique
adéquate. Des analyses montrent que ces pathologies sont émergentes.
Il faudrait pouvoir agir sur le réservoir animal, toutefois cela
reste difficile du fait de l’infection latente chez les volailles et des
oiseaux sauvages. Des mesures d’hygiènes rigoureuses
sont nécessaires ainsi qu’une information des salariés.
RISQUE CHIMIQUE
-
Risque chimique dans les laboratoires de biologie moléculaire DMT
n°85 1er trimestre 2001 : Dossier médico-technique 85TC81 p
3 à 31
La biologie moléculaire est une science récente. Beaucoup
d’interrogations persistent quant aux risques pour la santé de cette
nouvelle discipline. Cet article s’attache à décrire les
différentes techniques de biologie moléculaire et s’appuie
sur des observations de postes de travail. Ces observations permettent
de constater qu’il existe :
- une variabilité importante des manipulations selon les protocoles,
les laboratoires, les individus,
- un manque d’informations concernant les risques chimiques
- et parfois un oubli des bonnes pratiques de laboratoires.
Les laboratoires sont des milieux à hauts risques pour
la santé. Les risques chimiques côtoient les risques biologiques,
radioactifs…. L’information, la sensibilisation des salariés aux
risques et l’application du principe de substitution doivent s’inscrire
dans un programme de prévention dans lequel le médecin du
travail a son rôle à jouer.
-
Colorants réactifs dans le secteur de l’ennoblissement textile :
pathologies allergiques liées à leur utilisation. DMT n°85
1er trimestre 2001 : Etudes et enquêtes 85 TF98 p 33 à 45
Les colorants réactifs sont des colorants de synthèse
constitués d’une partie chromogène sur laquelle est fixée
un (ou des) groupement(s) réactif(s) électrophile(s). Beaucoup
d’entre eux sont reconnus comme allergisants.
Ils sont utilisés dans l’industrie textile pour la teinture
et l’impression des matières cellulosiques. Ils peuvent se présenter
sous forme de poudres, liquides et pâtes. Au niveau du travail, la
pesée est considérée comme l’un des postes les plus
exposés. Lors de la préparation, les colorants sont mis en
solution. Cette opération peut se faire à chaud. L’exposition
se fait alors par inhalation des vapeurs ou par voie cutanée. Les
opérations de maintenance et de nettoyage favorisent des dermites
d’irritation qui peuvent faire le lit d’une l’allergie.
Malgré le nombre important de colorants textiles réactifs,
étiquetés pour leur potentiel sensibilisant peu de cas sont
décrits. Le premier date de 1978. C’est pourquoi, En 1998,
une étude par questionnaire a été menée auprès
des médecins du travail du secteur de l’ennoblissement textile pour
cerner la réalité des pathologies allergiques. Les résultats
de cette enquête sont cohérents avec ceux de la littérature.
La fréquence des pathologies allergiques parmi les salariés
directement exposés aux colorants réactifs est de 1% ; elle
est de l’ordre de 0.1% si l’on considère l’ensemble des salariés
des industries de ce secteur étudié. Cette étude a
permis aussi de constater que les mesures de prévention collectives
font défaut. Plusieurs mesures de prévention peuvent être
proposées : travail en vase clos, utilisation de colorants liquides
non pulvérisés, local spécifique pour le pesage avec
aspiration, automatisation des postes… Le port de protections individuelles
adaptées doit compléter ces mesures de protections collectives.
La prévention passe aussi par le respect des règles d’hygiène,
la formation et l’information des salariés.
VIOLENCE AU TRAVAIL
-
La violence au travail en Europe : la réalité du problème
et les réponses apportées. Notes de congrès Paris
2/3 nov 2000 85 TD 109 , p59-61. DMT n°85 1er trimestre 2001
Au cours de ce congrès seule la violence externe (exercée
sur les salariés par les clients, les usagers…)a été
abordée. Cette violence s’est étendue des entreprises présentant
un enjeu matériel à celles représentant symboliquement
la société. 15 millions de travailleurs, soit 10% de la population
active en Europe serait concernée. Les pays d’Europe du nord sont
plus sensibilisés à ce problème que ceux du sud. Les
secteurs de la santé (notamment la psychiatrie), les transports
ainsi que les commerces sont des secteurs particulièrement touchés.
Des mesures de prévention s’amorcent (vidéo surveillance,
formation à la gestion des situations conflictuelles, coordination
avec la police…). La prise en charge des victimes est surtout d’ordre psychologique
; une intervention précoce après l’événement
violent, l’implication de la hiérarchie et la reconnaissance de
la victime en tant que telle sont des éléments essentiels.
DIVERS
-
DMT n°85 1er trimestre 2001 P 91 à 105
- Rappel des textes parus du 1er Novembre 2000 au 31 mars 2001
- Texte officiel du décret n°2001-97 du 1er février
2001 établissant les règles particulières de prévention
des risques cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour
la reproduction
- Résumé de la circulaire DGS /5C/DHOS/E 2 n°2001-138
du 14 mars 2001 relative aux précautions à observer lors
de soins en vue de réduire les risques de transmission d’agents
transmissibles non conventionnels. Maladie de Creutzfeldt-Jakob
SANTE
NEUROLOGIE
VACCINATIONS
-
VACCINATIONS ET RISQUE DE POUSSEES DE SCLEROSE EN PLAQUES - Christian CONFRAVEUX
et coll. THE NEW ENGLAND JOURNAL OF MEDICINE 01 FEVRIER 2001
En résumé :
Les vaccinations ont été mises en cause dans le déclenchement
de la sclérose en plaques et de ses poussées. Depuis la mise
en place récente en France d’un programme de vaccination contre
l’hépatite B, des rapports récents ont été
publiés sur l’augmentation du risque de sclérose en plaques
après vaccination.
Nous avons mené une étude en crossover avec les patients
comme leurs propres témoins, afin d’évaluer le risque de
poussées de sclérose en plaques.
Les vaccinations ne semblent pas augmenter le risque à court
terme de poussée de sclérose en plaques.
-
VACCINATION CONTRE L’HEPATITE B ET RISQUE DE SCLEROSE EN PLAQUES Alberto
ASCHEIRO et coll. - THE NEW ENGLAND JOURNAL OF MEDICINE - 01 FEVRIER
2001
En résumé :
Après la publication des rapports sur des cas de sclérose
en plaques apparus après vaccination contre l’hépatite B,
la question de la relation entre ce vaccin et la sclérose en plaques
chez des sujets précédemments sains a été posée.
Nous avons mené une étude cas-témoins à
partir de deux importantes cohortes d’infirmières aux etats-unis.
Ces résultats ne montrent aucune association entre le vaccin
contre l’hépatite B et le développement d’une sclérose
en plaques.
VISITES MEDICALES D’APTITUDE AU SPORT
-
VISITE MEDICALE D’APTITUDE AU SPORT : tout examiner du cœur à la
peau. Gilles MONDOLONI - LA REVUE DU PRATICIEN - 12 MARS 2001
N° 530
Objectif :
Assurer une visite médicale de non-contre-indication à
la pratique sportive. Elle est obligatoire et annuelle pour tout sportif
et engage la responsabilité civile et (ou) pénale du médecin.
En résumé :
· L’examen clinique de non-contre-indication au sport doit être
rigoureux et engage la responsabilité civile et (ou) pénale
du médecin.
· Il vise à diagnostiquer d ‘éventuelles contre-indications
et à personnaliser la pratique sportive.
· Il est complet, appareil par appareil, et centré sur
les spécificités du patient et du sport pratiqué.
· Les contre-indications à la pratique sportive sont
rares.
· L’indice de Ruffier est un signal d’alarme en cas de mauvaise
tolérance à l’effort.
URTICAIRE
-
URTICAIRE : une enquête policière. Marie-Christine KOEPPEL
- LA REVUE DU PRATICIEN - 17 SEPTEMBRE 2001 N° 545
Objectif :
Prendre en charge un patient atteint d’urticaire. C’est le caractère
aigu ou chronique de l’urticaire qui décide de la démarche
diagnostique.
En résumé :
· L’urticaire aigu (durant moins de 6 semaines) est très
fréquente : 15 à 20% de la population fait une crise d’urticaire
une fois dans sa vie.
· La cause en est évidente (alimentaire ou médicamenteuse
;
· Un bilan biologique a minima, comprenant une formule-numération
sanguine et bilan hépatique, suffit.
· L’urticaire chronique (crise perdurant plus de 6 semaines)
justifie une démarche diagnostique plus exhaustive avec enquête
alimentaire, recherche d’une urticaire physique et d’une maladie systémique.
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