Les Activités de Transformation des Métaux
I. Parc machines .
II. Activités
de transformation des métaux
A) Alimentation - Débit
B) Grenaillage
C) Soudage
D) Oxycoupage
E) Traitement
de surfaces - Galvanisation
F) Peinture
G) Usinage
III. Principaux risques
A) Chimiques
B) Physiques
C) Facteurs d'accident
IV. Prévention
A) Collective
1. Assainissement : ventilation
générale ventilation
locale
2. Insonorisation
3. Éclairage . Chauffage
4. Protection incendie
5. Protection du risque chimique
6. Protection du risque
électrique
7. Protection sur machines
8. Protections diverses
9. Formation à la sécurité
10. Contrôles réglementaires
11. Secourisme
B) Individuelle
C) Hygiène au travail
V. Mesures et prélèvements
A) Prélèvements
atmosphériques
B) Étude des vitesses de
captage et de transports
C) Étude du bruit
D) Étude de l'éclairage
VI. Maladies
professionnelles indemnisables
VII. Surveillance médicale
VIII. Bibliographie
I. PARC MACHINES
Machine à grenailler : sert à éliminer l'oxydation
en surface des pièces métalliques par projection de corindon.
Machine à aléser : usinage très précis
de la surface intérieure d'une pièce de révolution,
amenant
celle-ci à la cote prévue.
Machine à fraiser : la fraise, outil rotatif de coupe
comporte plusieurs arêtes tranchantes,
régulièrement disposées autour d'un axe, utilisée
pour enlever de la matière (surfaces planes).
Machine à raboter : sert à dresser et à
aplanir.
Étaux limeurs : machines à raboter munies d'outils
permettant un rabotage en surface par
mouvements alternatifs. Mouvement de coupe est obtenu par la translation
rectiligne de l'outil.
Machine à scier : sert à tronçonner la
matière première.
Machine à brocher : sert à usiner ou calibrer
des trous dans le métal, grâce à une fraise rectiligne
ou broche.
Machine à mortaiser : sert à pratiquer une rainure
dans un alésage destinée à recevoir une clavette.
Machine à percer : sert à perforer le métal.
Machine à rectifier : sert à parachever par meulage
la surface d'une pièce usinée (grande précision).
Machine à surfacer : sert à améliorer la
planéité et l'état de surface d'un corps.
Machine à dresser : sert à rendre uni, à
aplanir.
Machine à ébarber : sert à enlever les
barbes, les saillies d'une surface métallique (travail à
la meule) travail grossier - ébavurage : travail plus fin.
Machine à meuler : sert à aiguiser, à polir
à l'aide d'une meule (corps solide de forme circulaire
constitué de matière abrasive).
Machine à affûter : sert à aiguiser.
Machine à polir : sert à donner un aspect uni,
luisant.
Machine à roder : sert à obtenir une surface unie
et polie et dans le cadre de surfaces frottantes,
une portée aussi parfaite que possible des pièces en
contact.
Machine à glacer : sert à donner une apparence
polie brillante.
Machine à pointer : machine permettant d'assurer le perçage
en respectant avec grande précision les distances entre les trous.
Machine à tailler les engrenages : machine réalisant
la denture des roues d'engrenages par fraisage sur un cylindre.
Presse à injecter les métaux fondus sous pression
:machine injectant un métal en fusion à l'état
liquide dans un moule.
Machine à rouler, cintrer, plier et planer :
-
machine à plier sert à plier des tôles ou des profilés;
-
machine à cintrer sert à plier des tôles ou des profilés
d'une manière progressive à l'aide d'un sabot ou de galets;
-
machine à rouler sert à plier des tôles d'une manière
progressive à l'aide de 3 ou 4 rouleaux c'est une technique de cintrage
;
-
machine à planer sert, à l'inverse du cintrage, à
rendre plane une tôle cintrée lors du déroulement d'une
bobine de tôle.
Machine à cisailler, poinçonner, gruger :
-
une machine à cisailler coupe des plaques de tôles ou des
profilés au moyen d'une cisaille (paire de ciseaux) ;
-
une machine à poinçonner découpe des tôles ou
profilés suivant une forme fermée : cette forme est obtenue
par un poinçon (pièce mâle) et une matrice (pièce
femelle) (ex : perforatrice de feuilles à papier) ;
-
une machine à gruger découpe des tôles ou profilés
suivant une forme ouverte.
Presse à chaud et à froid : la presse à extruder
permet en comprimant à chaud ou à froid, des métaux
à travers une filière, d'obtenir rapidement des barres ou
des pièces de profil compliqué.
Machine à forger, à estamper :
-
machine à forger déforme une pièce métallique
par choc (travail à chaud) ;
-
machine à estamper déforme une pièce métallique
par pression.
Machine à fileter : tour réalisant à l'aide
d'un outil, un sillon hélicoïdal à la périphérie
d'un cylindre. (la pièce finie peut recevoir un écrou).
Machine à tarauder : Machine réalisant à
l'aide d'un outil une saignée hélicoïdale à l'intérieur
d'un trou cylindrique (la pièce finie peut recevoir une vis).
Machine à moleter, moulurer, nervurer :
-
machine à moleter sert à réaliser des stries sur une
surface cylindrique : cette opération se fait à l'aide d'une
molette.
-
machine à moulurer sert à réaliser des profils sur
pliage de tôles.
-
machine à nervurer sert à réaliser des nervures sur
des tôles de pliage.
Machines à grignoter : pour réaliser une découpe
métallique non linéaire.
Machine à trancaner : machine assurant le bobinage d'un
fil métallique enroulé sur des grosses
bobines en le transférant sur des tourets de dimensions plus
réduites.
Machine à électroéroder : sert à
faire une découpe de précision de l'ordre du micron à
l'aide d'un
d'un fil ou d'une électrode. Sert à usiner des pièces
trempées, surfaçage possible, utilisée pour la fabrication
de moules pour prototypes.
Matériel portatif :
-
disqueuse, meuleuse, flex ;
-
scie circulaire, scie sauteuse ;
-
perceuse ;
-
visseuse ;
-
boulonneuse ;
-
clé à choc.
Soufflette pneumatique : utilisée pour des opérations
de nettoyage de l'outil ou du poste.
II.
ACTIVITÉS DE TRANSFORMATION DES MÉTAUX
A. Alimentation en matière première et débit
par scie à ruban ou à disque.
B. Grenaillage - sablage
Matière première stockée à l'extérieur,
va être grenaillée pour éliminer l'oxydation ; utilisation
de corindon dans une grenailleuse, ou projection par pistolet de sablage.
C. Soudage
1. Définitions
a) brasage :
Fusion du métal d'apport, pénétration par capillarité
entre les pièces à assembler préchauffées au
fer à souder ou au petit chalumeau.
Point de fusion nettement inférieur à celui du métal
de base.
Étain - Argent.
Cadmium : sert à abaisser la température de fusion.
b) soudobrasage :
Fusion du métal d'apport. Accrochage pelliculaire au métal
de base chauffé au rouge au chalumeau.
Point de fusion légèrement inférieur à
celui du métal de base.
Laiton - cuivre - acier.
c) soudure :
Fusion du métal d'apport et du métal de base.
Parties à assembler chauffées au chalumeau ou arc électrique.
Aluminium - cuivre - acier.
-
soudure autogène : métal d'apport identique au métal
de base.
-
soudure hétérogène : métal d'apport
différent du métal de base.
-
flux : pâte, poudre, liquide, gaz destinés à réduire
l'oxydation au cours du soudage.
-
préparation métal de base :
-
décapage chimique (acide)
-
décapage mécanique (meule)
-
dressage, relevage, chanfreinage des bords
-
préchauffage
2. Techniques de soudage
a) Chalumeau oxygène-acétylène
De moins en moins utilisé.
Brasage et soudobrasage.
Métal d'apport : baguette
Flux : poudres ou liquides
Aciers ordinaires, fonte, cuivre, aluminium, nickel, plomb, zinc.
b) Soudage à l'arc électrique avec électrode
enrobée fusible
45 % de soudage manuel
Pointage
Métal d'apport : électrode fusible enrobée.
Formation d'un cordon de soudure recouvrant d'un laitier protecteur
: soudure solide mais peu propre à enlever secondairement.
Tous les aciers, fonte, cuivre, aluminium, nickel.
c) Soudage à l'arc électrique sous flux gazeux
neutre avec électrode non fusible (tungstène)
Argon, Hélium ou Argon-Hélium.
Procédé TIG : tungstène inerte gaz
8 % du soudage manuel
Métal d'apport : baguette
Soudure propre.
Métaux de faible épaisseur
Acier inox, cuivre, aluminium, nickel.
d) Soudage à l'arc électrique sous flux gazeux
avec électrode fusible
Procédé semi-automatique MIG-MAG
MIG : métal inerte gaz
MAG : métal active gaz
Métal d'apport : fil amené de façon automatique
et continue par la torche (électrode fusible).
Flux : atmosphère gazeuse antioxydante
MIG : Argon pur
Hélium pur
Argon- Hélium
MAG : C02 pur
Argon + CO2 : Atal ou Cargal
Procédé très productif, très rapide
Utilisé dans toutes les fabrications de qualité moyenne.
D. Oxycoupage : découpage thermique par oxydation grâce
à l'action conjointe d'une source
de chaleur et d'un jet d'oxygène.
E. Traitement
de surfaces - galvanisation
A pour objet d'améliorer la tenue des pièces à
la corrosion en les recouvrant d'un revêtement
métallique par électrolyse.
Utilisé avant ou après soudage.
Après dégraissage et découpage, les pièces
sont plongées dans un bain de sels métalliques
traversé par un courant continu ; il y a dépôt
électrolytique de métaux sur les pièces.
Le dégraissage à chaud avec des tensioactifs élimine
graisse et silicone.
Le décapage élimine les oxydes en surface par une activation
à base d'Hcl.
La galvanisation permet un dépôt de zinc, de nickel, de
cuivre, de cadmium, d'aluminium,
d'étain par procédé d'électrolyse.
Constitution des bains :
-
Hydroxydes de sodium (dégraissage) ;
-
Soude caustique (dégraissage) ;
-
Hcl (décapage, dégraissage) ;
-
Chlorure d'ammonium (fluxage, dézingage, galvanisation) ;
-
Sels de zinc, nickel, cuivre, étain ;
-
Cyanures : utilisés pour les opérations de dégraissage
et de trempage pour augmenter la dureté du métal.
F. Peinture
Mise en peinture des pièces métalliques à l'aide
d'un pinceau ou d'un pistolet : peintures liquides à base de solvants.
Peintures sous forme de poudre : application par procédé
électrostatique.
Application d'apprêts antirouille ou de laques à base
de solvants.
Cabine de peinture standard :
- ouverte avec rideau d'eau permettant filtration et rejet
des pigments au niveau des fosses
- fermée avec filtres supérieurs et inférieurs,
et une ventilation verticale.
Dans la plupart des petits ateliers, on retrouve un local isolé
avec extraction mécanique : parfois la mise en peinture est effectuée
à l'extérieur de l'atelier sans dispositif particulier.
G. Usinage
Différentes opérations réalisées sur les
machines ci-dessus citées : alésage, fraisage, rabotage,
perçage, sciage, rectifiage, surfaçage, dressage, ébarbage,
ébavurage, meulage, aiguisage, polissage, glaçage, roulage,
cintrage, pliage, cisaillage, poinçonnage, grugeage, estampage,
filetage, taraudage, moulurage, nervurage.
III. PRINCIPAUX RISQUES
A. Chimiques
Aldéhydes : irritations VRS
Aluminium : emphysème, fibrose pulmonaire
Béryllium : Conjonctivites, dermites, pneumopathie, fibrose
pulmonaire
Cadmium : fièvre des fondeurs, asthme, atteinte rénale,
troubles gastro intestinaux. Néo bronches et fosses nasales.
Chrome : Ulcération cloison nasale ; pigeonneaux des doigts
; dermite de contact -asthme ; BPCO - emphysème; Néo bronches
et fosses nasales ; Sidérose.
Cobalt : fibrose pulmonaire
Colophane : asthme
Cuivre : fièvre des fondeurs
CO, CO2 : irritation VRS, SNC, myocarde
Cyanures : anoxie
Fer : Sidérose
Huiles minérales : dermite d'irritation et dermite eczématiforme;
HPA si usagées
Manganèse : SNC, pneumopathie
Métaux durs : broncho-pneumopathie, asthme
Nickel : Fièvre des fondeurs, pneumopathie, dermite eczématiforme
Nitrites : Sidérose, néo bronches et fosses nasales
NO : irritation des VRS
Oxydes de fer : irritation des VRS
Ozone : irritation des VRS
Plomb : saturnisme, encéphalopathie, lésions rénales.
Phosgène : irritation des VRS
Silice : silicose
Sulfure d'hydrogène : kératoconjonctivite, bronchite
Trichloréthane : effets narcotiques et hépatotoxiques.
Thorium : risque potentiel de contamination externe et interne
; métal faiblement radioactif émetteur alpha et gamma ; exposition
lors de l'affûtage des baguettes en tungstène thorié
utilisé pour la soudure TIG des aciers inox et de l'aluminium.
Zinc : Fièvre des fondeurs ; Fibrose pulmonaire.
B. Physiques
Bruit : surdité
Utilisation de soufflettes à air comprimé ;
Cisaillage, emboutissage, ébarbage, formage, fraisage,
grenaillage, polissage,
sablage, sciage, tournage, soudage semi-automatique.
Vibrations : troubles angioneurotiques.
Meule et scie portative.
IR et U.V. : cataracte et blépharokératoconjonctivite.
Ophtalmie électrique.
Gestes répétitifs : Tendinite épaule, coude,
poignet.
Syndromes canalaires.
Manutentions lourdes : pathologie rachidienne.
C. Facteurs d'accidents
Mécaniques : coupure, écrasement, contusion, fracture.
manutention objets lourds et machines en mouvement.
chute au sol (encombrement, huiles de coupe).
Électriques : électrisation - électrocution
machines portatives, ambiance humide, soudage à l'arc.
Brûlures thermiques et chimiques :
soudage, traitement de surface et galvanisation.
Projections oculaires : grenaillage, sablage, soudage, nervurage,
ébarbage, ébavurage, meulage.
Incendie - explosion :
- poussières d'aluminium (vitesse de transport dans
les gaines de ventilation doit être inférieure à 30
m/s).
- solvants de dégraissage pour la plupart combustibles.
- soudage
- peintures et vernis à base de solvants.
Milieu confiné : diminution 02 - Augmentation CO 2 - Asphyxie.
IV. PRÉVENTION
A) Collective
1. Assainissement
-
naturelle : ouverture en toiture peut fonctionner si l'atelier est
haut et étroit (forces convectives) ; n'est pas efficace au niveau
du captage des polluants. portes coulissantes et fenêtres.
-
mixte : entrée mécanique/sortie naturelle : contrôle
possible de la diffusion spatiale et de la qualité de l'air introduit,
température et humidité.
entrée naturelle/sortie mécanique : dépression
dans l'atelier, ne permet pas de contrôler la diffusion spatiale
et la qualité de l'air introduit. Utilisée surtout pour les
bâtiments relativement bas. Pertes de charges importantes.
-
mécanique : soufflage d'air neuf et extraction mécanique
Solution coûteuse pour les grands débits d'air. Réinjection
d'air chaud si possible. Surpression dans l'atelier.
-
conception : Q = V x S
La vitesse d'extraction doit rester constante du début à
la fin du collecteur.
On augmente la surface des tuyaux pour répondre à l'augmentation
des débits ; l'angle de raccord ne doit pas dépasser 20°.
Une extraction mécanique bruyante a un mauvais rendement (trop
de tuyaux, coudes trop nombreux, pertes de charges importantes).
Ventilation mécanique obligatoire si local à pollution
spécifique.
Débit minimal d'air neuf à introduire par occupant 45-60
m3/H (R 232-5-5)
Concentration moyenne en poussières totales à ne pas
dépasser 10 mg/m3 ;
en poussières alvéolaires de l'atmosphère inhalée
par personne 5 mg/m3 (R 232-5-3).
Recyclage de l'air (R 232-5-8).
Entretien et utilisation des installations (R 232-5-9).
-
Captage récepteur : polluants sont entraînés
spontanément vers le dispositif de captage par le processus de travail.
Le ventilateur évacue l'air pollué au fur et à mesure
dans les gaines de transport par force centrifuge ; sensible aux courants
d'air.
Utilisé pour l'ébarbage par exemple.
-
Captage inducteur : placé le plus proche possible de la source,
doit générer des vitesses d'air dans la zone d'émission
pour entraîner l'air pollué à l'intérieur du
réseau d'aspiration et de transport.
La vitesse de captage au point d'émission doit être
déterminée.
Le débit d'aspiration nécessaire est calculé en
fonction de cette vitesse et de la distance qui sépare le capteur
de la source.
Les dimensions des ouvertures du capteur et des canalisations sont
calculées en fonction de la vitesse de l'air, du débit, des
pertes de charges, de la vitesse de transport de l'air pollué.
-
Aspiration amovible (soudure, dégraissage)
-
table aspirante
-
portiques + colonnes souples
-
Torches aspirantes (soudure). La largeur du bec ne permet pas l'accès
à tous les endroits. (inconvénient)
-
Cuves de dégraissage avec serpentins de condensation. Eau
froide circulant dans les serpentins et permettant la condensation des
vapeurs de solvant. Une aspiration locale n'est pas nécessaire.
Il faut fermer le couvercle des cuves après utilisation.
2. Insonorisation
-
utilisation de matériaux absorbant l'énergie vibratoire.
-
capotage des machines. Isolement des postes les plus bruyants.
-
réduction de la propagation
-
par voie solide : installation des machines sur un montage antivibratile
(ressorts, plots caoutchouc, socles, feutres bitumés, polystyrène
expansé, dalles flottantes).
-
par voie aérienne : cloison isolante (tôle + isorel non perforé
pour les médiums et les graves, laine de verre pour les aigus).
Réduction du temps de réverbération .
3. Éclairage - Chauffage
-
Niveau d'éclairement : Art R 232-7-2
-
Minimum de 120 Lux ; adapté à la nature et à la précision
des travaux à effectuer. Sorties de secours signalées.
-
Éviter les zones d'ombres et d'éblouissements par utilisation
de grilles de défilement.
-
Chauffage pendant la saison froide des locaux fermés affectés
au travail : Art R 232-6
4. Protection Incendie
-
Solvants et matières plastiques sont de mauvais conducteurs électriques,
risques de formation d'électricité statique : utiliser des
solvants chlorés et des conducteurs métalliques.
-
Récipients hermétiques pour déchets, chiffons, sciures,
cartons.
-
Proscrire l'utilisation et/ou stockage de solvants au niveau des postes
de soudure.
-
Produits chimiques (peintures, huiles, solvants, acides, bases, cyanures)
correctement étiquetés et stockés dans un local isolé,
ventilé. Doivent toujours être recapuchonnés.
-
Bouteilles de gaz (respect des couleurs identifiant les gaz utilisés)
placées verticalement et attachées sur des chariots à
roulettes.
-
Intercepteur de flamme sur chalumeau soudeur, placé à 30
cm du bec sur les tuyaux ou intégré à la torche (meilleure
efficacité et perte de charges moindre. Évite le retour de
flammes dans les bouteilles).
-
Matériel électrique antidéflagrant.
-
Interdiction de fumer et sa signalisation.
-
Extincteurs en nombre suffisant, correctement placés et signalés,
contrôlés annuellement
5. Protection risque chimique
-
Abandon des solvants aromatiques.
-
Utilisation de solvants chlorés peu inflammables.
-
Utilisation limitée et contrôlée des cyanures.
-
Utilisation de corindon (oxyde d'aluminium) pour les travaux de sablage.
-
Utilisation d'acétone, cétone, acétate d'éthyle,
méthyléthylcétone à la place du trichloréthylène
(moins toxiques mais plus inflammables - prime d'assurance plus élevée).
6. Protection du risque électrique
-
Isoler toutes les pièces nues sous tension, prises de courant, prolongateurs.
-
Disjoncteur différentiel haute sensibilité.
-
Mise à la terre des masses.
-
Vérification annuelle des installations électriques, par
organisme agréé.
7. Protections sur machines
-
Dispositif d'arrêt d'urgence (bouton poussoir, câbles, pédale
à pied, barre horizontale)
-
Grille de protection sur tous les organes en mouvement, fixe nécessitant
l'emploi d'un outil pour son démontage.
-
Protecteur de lame (scie, tronçonneuse).
-
Protection du forêt solidaire du mandrin mobile ; brides ou étau
de fixation de la pièce usinée (perceuse).
-
Ne jamais laisser tourner un forêt à vide. Forêt toujours
régulièrement affûté.
-
Grille de protection fixe (cisaille) . Mise en couleur jaune ou rouge pour
une meilleure visibilité. Distance plateau-grille doit être
inférieure à 8 mm.
-
Grilles de protection ou barre fixe en arrière de la plieuse interdit
l'accès à l'outil.
-
Protecteur amovible : asservissement électrique à la mise
en marche
-
Barrage immatériel (photoélectrique, laser, infrarouge).
Mise à l'arrêt de l'outil dès que l'opérateur
se trouve dans la zone protégée.
-
Meule touret : écran de protection en verre minéral - toujours
sonner une pierre avant l'utilisation (risque de fissure) ; distance plateau
meule doit rester inférieure ou égale à 2 mm ; barrette
de protection doit être réglée à 6 mm de la
meule.
-
Pupitre : commande bimanuelle synchrone et pédale à pied
pour travaux sur plieuse. Autant de pupitres que d'opérateurs.
8. Protections diverses
-
Écrans antichaleur aux postes de soudure.
-
Rideaux de soudure (projection, coups d'arc)
-
Servantes pour support de tôles.
-
Consoles et bras accompagnateurs pour travaux sur plieuse.
-
Aires de stockage et de circulation délimitées.
-
Sols non encombrés, réguliers, non glissants (granulés
roche poreuse, à préférer à la sciure inflammable).
9. Formation à la sécurité
Information de tout nouvel embauché des dangers résultant
de l'utilisation des machines et des précautions à prendre
en cas d'incident.
10. Contrôles réglementaires
-
Mise en conformité "Parc machines". S'impose à tous
les chefs d'établissements, pour tous les équipements de
travail, c'est-à-dire , toutes les machines et installations, tous
les appareils, outils, engins et matériels.
Directive européenne transposée en droit français
traduite sous forme de deux décrets codifiés 93/40 et 93/41
du 11 Janvier 1993.
Décembre 1995 : élaboration du projet
Décembre 2000 : réalisation du projet. Délai variable
en fonction d'accords de branches.
-
Appareils de levage et manutention :
-
semestriel pour chariot automoteur conducteur porté
-
annuel pour chariot automoteur conducteur accompagnant
-
annuel pour pont roulant
-
réception nouvelle installation
-
isolation électrique classe 2 ou 3 NFC 61710
-
mobile : vérification quinquennale
-
fixe : vérification décennale
11. Secourisme
-
Procédure d'urgence affichée à l'atelier ou bureau
-
Boîte à pharmacie régulièrement réapprovisionnée
-
SST ou pompiers régulièrement recyclés.
B. Individuelle
-
Vêtements ajustés, non flottants
-
Guêtres pour travaux de soudage
-
Gants de manutention
-
Tablier de protection (travaux de soudage)
-
Casque anti-chute et harnais de sécurité (pour travaux sur
chantiers)
-
Casque antibruit
-
Lunettes de protection (travaux sur meule)
-
Écran facial conventionnel ou à cristaux liquides (travaux
de soudage)
-
Chaussures de sécurité (coquille acier et semelle antiperforante)
-
Masque antipoussière en cellulose (choix en fonction de la taille
des particules)
-
Masque à cartouche filtrante (travaux de peinture au pistolet -
saturation rapide de la cartouche en charbon actif ; à changer régulièrement).
-
Cagoule à adduction d'air (travaux de sablage, travaux en milieu
confiné, ou si utilisation de PU .air du compresseur doit être
épuré).
C. Hygiène au travail
-
vestiaires : R 232-2-1
-
lavabo : R 232 -2-3. Un lavabo pour 10 personnes ; température de
l'eau réglable.
-
Produits de nettoyage des mains : Norme AFNOR NT 73-100
-
Protection cutanée : crème barrière à appliquer
avant le travail et sur des mains préalablement nettoyées.
V. MESURES ET PRÉLÈVEMENTS
A. Prélèvements
atmosphériques
1. Contrôles obligatoires
-
Arrêté du 09.10.87 : contrôle aération
et assainissement des locaux de travail.
-
Décret n° 841093 relatif aux règles de ventilation
applicables dans les ateliers et fixant des valeurs limites pour les concentrations
en poussières inspirables et poussières alvéolaires.
-
Circulaire du 07.02.1989 (Ministère des Affaires Sociales;
de l'Emploi et de la Formation Professionnelle) : "Introduction à
la surveillance des atmosphères de travail"
-
Décret n° 921261 du 03.12.1992 relatif à la prévention
du risque chimique.
2. Matériel de prélèvements
-
Poussières : pompe avec débit de 1 l/min
-
Vapeurs : pompe avec débit de 0,2 l/min
-
Effectuer 5-6 mesures représentatives du poste (échantillon)
-
Étalonner régulièrement les pompes (dosimètre-étalon)
-
Moins bonne spécificité
-
A utiliser si suspicion d'un seul toxique en cause ; sinon résultats
aléatoires.
3. Étude des prélèvements par laboratoires
agréés (APAVE).
4. Résultats interprétés en fonction des
normes existantes.
-
Respect des valeurs limites d'exposition.
-
Les résultats sont considérés comme
-
acceptables si les chiffres mesurés sont inférieurs à
0,3 VME
-
tolérables entre 0,3 et 0,7 VME = plan de contrôle régulier
; inacceptables si supérieurs à 0,7 VME = action de réduction
des risques et contrôle.
B. Étude des vitesses
de captage et de transport à l'aide d'un anémomètre
à fil chaud au niveau de la source d'aspiration
et au niveau de la gaine de ventilation.
C. Étude du bruit
-
atelier : cartographie
-
machine : puissance acoustique, analyse spectrale
-
poste : dosimètrie
D. Étude de l'éclairage
VI.
MALADIES PROFESSIONNELLES INDEMNISABLES
M.P. 1 : Affections dues au plomb et à ses composés.
M.P. 2 : Maladies professionnelles causées par le mercure
et ses composés.
M.P. 4 bis : Affections gastro-intestinales provoquées
par le benzène, le toluène, les xylènes et tous les
produits en renfermant.
M.P. 9 : Affections provoquées par les dérivés
halogénés des hydrocarbures aromatiques.
M.P. 10 : Ulcérations et dermites provoquées par
l'acide chromique, les chromates et bichromates
alcalins, le chromate de zinc et sulfate de chrome.
M.P. 10 bis : Affections respiratoires provoquées par
l'acide chromique, les chromates et bichromates alcalins.
M.P. 12 : Affections provoquées par les dérivés
halogénés des hydrocarbures aliphatiques.
M.P. 25 : Pneumoconioses consécutives à l'inhalation
de poussières minérales renfermant de la silice
libre.
M.P. 25 bis : Affections non pneumoconiotiques dues à
l'inhalation de poussières minérales renfermant de la silice
libre.
M.P. 36 : Affections provoquées par les huiles et les
graisses d'origine minérale ou de synthèse.
M.P. 36 bis : Affections cutanées cancéreuses provoquées
par les dérivés du pétrole.
M.P. 37 : Affections cutanées professionnelles causées
par les oxydes et les sels de nickel.
M.P. 37 bis: Affections respiratoires causées par les
oxydes et les sels de nickel.
M.P. 42 : Affections professionnelles provoquées par les
bruits.
M.P. 44 : Sidérose (maladie consécutive à
l'inhalation de poussières ou de fumées d'oxyde de fer).
M.P. 44 bis : Cancer bronchique primitif associé à
une sidérose.
M.P. 57 : Affections péri articulaires provoquées
par certains gestes et postures de travail.
M.P. 61 : Maladies professionnelles provoquées par le
cadmium et ses composés.
M.P. 64 : Intoxication professionnelle par l'oxyde de carbone.
M.P. 66 : Affections respiratoires de mécanisme allergique
(colophane).
M.P. 69 : Affections professionnelles provoquées par les
vibrations et chocs transmis par certaines
machines-outils, outils et objets.
M.P. 70 : Affections respiratoires dues aux poussières
de carbures métalliques frittés.
M.P. 71 : Affections oculaires dues au rayonnement thermique.
M.P. 84 : Affections engendrées par les solvants organiques
liquides à usage professionnel.
VII.
SURVEILLANCE MÉDICALE
Classification en SMP :
-
Bruit
-
Plomb
-
Silice
-
Huiles minérales
-
CO
-
Outils vibrants
-
Poussières antimoine
-
Poussières de fer
-
Solvants
-
Cariste
-
Charges lourdes
-
Gestes répétitifs
-
Hauteur
-
Manutention
-
Postures
Examen clinique
-
Annuel
-
Semestriel si travaux de pulvérisation (peinture ou sablage)
Examens complémentaires proposés
-
annuelle si niveau sonore supérieur à 100 dB
-
tous les deux ans si niveau sonore compris entre 90 - 100 dB
-
tous les trois ans si niveau sonore compris entre 85 - 90 dB
-
Radiographie pulmonaire standard :
-
annuelle si risque silice
-
tous les trois ans pour autres (sidérose)
-
EFR tous les trois ans : suivi de l'évolution de la fonction respiratoire
(soudeur, métaux frittés).
-
Biologie :
-
NFS, Ala, Asat, Gamma GT, créatinine : annuelle si utilisation régulière
de solvants. ( exemple : pistoletage).
-
Plombémie, PPZ ou Ala urinaire : si risque plomb.
VIII. BIBLIOGRAPHIE
-
Aération et Assainissement des Ambiances de Travail. Réglementation
Générale.
Édition INRS ED 720 - Avril 1991.
-
Chalumeaux Oxy-Gaz Manuels. Fiche pratique de sécurité
. INRS ED 009.
-
Dispositifs anti-retour et pare-flamme pour chalumeau oxy-gaz manuel.
J.F. Ulysse. Travail et Sécurité - 07.08.1981
-
Fiche technique de sécurité. Édition INRS ED 714.
Presses plieuses.
-
Fiche technique de sécurité. Presses à clavette
Édition INRS ED 735.
-
Fiche pratique de sécurité. Blocs logiques pour commandes
bimanuelles électriques.
Éditions INRS ED 017.
-
Fiche pratique de sécurité : Transpalettes électriques
à conducteur accompagnant.
Éditions INRS ED 36.
-
Fiche pratique de sécurité : Transpalettes manuels.
Édition INRS ED 35.
-
Fiche pratique de sécurité : Aération et assainissement
des ambiances de travail.
Éditions INRS ED 34.
-
Fiche pratique de sécurité : Les écrans mobiles
automatiques de protection pour presses mécaniques en service.
Éditions INRS ED 27.
-
Fiche pratique de sécurité : Les barrages immatériels
photosensibles de protection à rayonnement visible ou infrarouge.
Éditions INRS ED 25.
-
Fiche pratique de sécurité : Dispositif de protection
à faisceau laser pour presses plieuses. Éditions INRS
ED 22.
-
Guide pratique de ventilation - n° 7 - Opérations de soudage
à l'arc.
Éditions INRS ED 668.
-
Outils de presse. Comment améliorer la sécurité
du travail.
INRS - ND n° 1007-83-76. CDU 621963.
-
Prévention générale. Conditions d'hygiène et
de sécurité auxquelles doivent satisfaire les presses
et les cisailles guillotines pour le travail des métaux à
froid, ainsi que les dispositifs protecteurs construits pour ces machines.
Revue de l'APAVE n° 220. Oct-Nov. 1982.
-
Soudage électrique à l'arc avec électrode réfractaire
TIG. Installation et prévention. Fiche pratique de sécurité
: INRS ED 33.
Document réalisé par les Drs I. Alt, A. Haeringer
et E. Spielmann,
médecins du travail à AST67 ( France )
Dernière mise à jour avril 1998
Les Activités de transformation des métaux 1998
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