Les Activités de Transformation des Métaux

I. Parc machines .
II. Activités de transformation des métaux

A) Alimentation - Débit
B) Grenaillage
C) Soudage
D) Oxycoupage
E) Traitement de surfaces - Galvanisation
F) Peinture
G) Usinage

III. Principaux risques

A) Chimiques
B) Physiques
C) Facteurs d'accident

IV. Prévention

A) Collective
1. Assainissement : ventilation générale ventilation locale
2. Insonorisation
3. Éclairage . Chauffage
4. Protection incendie
5. Protection du risque chimique
6. Protection du risque électrique
7. Protection sur machines
8. Protections diverses
9. Formation à la sécurité
10. Contrôles réglementaires
11. Secourisme

B) Individuelle
C) Hygiène au travail

V. Mesures et prélèvements

A) Prélèvements atmosphériques
B) Étude des vitesses de captage et de transports

 
C) Étude du bruit
D) Étude de l'éclairage

VI. Maladies professionnelles indemnisables
VII. Surveillance médicale
VIII. Bibliographie


I. PARC MACHINES

Machine à grenailler : sert à éliminer l'oxydation en surface des pièces métalliques par projection de corindon.
Machine à aléser : usinage très précis de la surface intérieure d'une pièce de révolution, amenant
celle-ci à la cote prévue.
Machine à fraiser : la fraise, outil rotatif de coupe comporte plusieurs arêtes tranchantes,
régulièrement disposées autour d'un axe, utilisée pour enlever de la matière (surfaces planes).
Machine à raboter : sert à dresser et à aplanir.
Étaux limeurs : machines à raboter munies d'outils permettant un rabotage en surface par
mouvements alternatifs. Mouvement de coupe est obtenu par la translation rectiligne de l'outil.
Machine à scier : sert à tronçonner la matière première.
Machine à brocher : sert à usiner ou calibrer des trous dans le métal, grâce à une fraise rectiligne
ou broche.
Machine à mortaiser : sert à pratiquer une rainure dans un alésage destinée à recevoir une clavette.
Machine à percer : sert à perforer le métal.
Machine à rectifier : sert à parachever par meulage la surface d'une pièce usinée (grande précision).
Machine à surfacer : sert à améliorer la planéité et l'état de surface d'un corps.
Machine à dresser : sert à rendre uni, à aplanir.
Machine à ébarber : sert à enlever les barbes, les saillies d'une surface métallique (travail à la meule) travail grossier - ébavurage : travail plus fin.
Machine à meuler : sert à aiguiser, à polir à l'aide d'une meule (corps solide de forme circulaire
constitué de matière abrasive).
Machine à affûter : sert à aiguiser.
Machine à polir : sert à donner un aspect uni, luisant.
Machine à roder : sert à obtenir une surface unie et polie et dans le cadre de surfaces frottantes,
une portée aussi parfaite que possible des pièces en contact.
Machine à glacer : sert à donner une apparence polie brillante.
Machine à pointer : machine permettant d'assurer le perçage en respectant avec grande précision les distances entre les trous.
Machine à tailler les engrenages : machine réalisant la denture des roues d'engrenages par fraisage sur un cylindre.
Presse à injecter les métaux fondus sous pression :machine injectant un métal en fusion à l'état
liquide dans un moule.

Machine à rouler, cintrer, plier et planer :

Machine à cisailler, poinçonner, gruger : Presse à chaud et à froid : la presse à extruder permet en comprimant à chaud ou à froid, des métaux à travers une filière, d'obtenir rapidement des barres ou des pièces de profil compliqué.
Machine à forger, à estamper :

Machine à fileter : tour réalisant à l'aide d'un outil, un sillon hélicoïdal à la périphérie d'un cylindre. (la pièce finie peut recevoir un écrou).
Machine à tarauder : Machine réalisant à l'aide d'un outil une saignée hélicoïdale à l'intérieur d'un trou cylindrique (la pièce finie peut recevoir une vis).
Machine à moleter, moulurer, nervurer :

Machines à grignoter : pour réaliser une découpe métallique non linéaire.
Machine à trancaner : machine assurant le bobinage d'un fil métallique enroulé sur des grosses
bobines en le transférant sur des tourets de dimensions plus réduites.
Machine à électroéroder : sert à faire une découpe de précision de l'ordre du micron à l'aide d'un
d'un fil ou d'une électrode. Sert à usiner des pièces trempées, surfaçage possible, utilisée pour la fabrication de moules pour prototypes.
Matériel portatif : Soufflette pneumatique : utilisée pour des opérations de nettoyage de l'outil ou du poste.


II. ACTIVITÉS DE TRANSFORMATION DES MÉTAUX

A. Alimentation en matière première et débit par scie à ruban ou à disque.

B. Grenaillage - sablage

Matière première stockée à l'extérieur, va être grenaillée pour éliminer l'oxydation ; utilisation de corindon dans une grenailleuse, ou projection par pistolet de sablage.

C. Soudage

1. Définitions
a) brasage :
Fusion du métal d'apport, pénétration par capillarité entre les pièces à assembler préchauffées au fer à souder ou au petit chalumeau.
Point de fusion nettement inférieur à celui du métal de base.
Étain - Argent.
Cadmium : sert à abaisser la température de fusion.
b) soudobrasage :
Fusion du métal d'apport. Accrochage pelliculaire au métal de base chauffé au rouge au chalumeau.
Point de fusion légèrement inférieur à celui du métal de base.
Laiton - cuivre - acier.
c) soudure :
Fusion du métal d'apport et du métal de base.
Parties à assembler chauffées au chalumeau ou arc électrique.
Aluminium - cuivre - acier.
2. Techniques de soudage
a) Chalumeau oxygène-acétylène
De moins en moins utilisé.
Brasage et soudobrasage.
Métal d'apport : baguette
Flux : poudres ou liquides
Aciers ordinaires, fonte, cuivre, aluminium, nickel, plomb, zinc.
b) Soudage à l'arc électrique avec électrode enrobée fusible
45 % de soudage manuel
Pointage
Métal d'apport : électrode fusible enrobée.
Formation d'un cordon de soudure recouvrant d'un laitier protecteur : soudure solide mais peu propre à enlever secondairement.
Tous les aciers, fonte, cuivre, aluminium, nickel.
c) Soudage à l'arc électrique sous flux gazeux neutre avec électrode non fusible (tungstène)
Argon, Hélium ou Argon-Hélium.
Procédé TIG : tungstène inerte gaz
8 % du soudage manuel
Métal d'apport : baguette
Soudure propre.
Métaux de faible épaisseur
Acier inox, cuivre, aluminium, nickel.
d) Soudage à l'arc électrique sous flux gazeux avec électrode fusible
Procédé semi-automatique MIG-MAG
MIG : métal inerte gaz
MAG : métal active gaz
Métal d'apport : fil amené de façon automatique et continue par la torche (électrode fusible).
Flux : atmosphère gazeuse antioxydante
MIG : Argon pur
Hélium pur
Argon- Hélium

MAG : C02 pur

Argon + CO2 : Atal ou Cargal

Procédé très productif, très rapide
Utilisé dans toutes les fabrications de qualité moyenne.

D. Oxycoupage : découpage thermique par oxydation grâce à l'action conjointe d'une source
    de chaleur et d'un jet d'oxygène.

E. Traitement de surfaces - galvanisation

A pour objet d'améliorer la tenue des pièces à la corrosion en les recouvrant d'un revêtement
métallique par électrolyse.
Utilisé avant ou après soudage.

Après dégraissage et découpage, les pièces sont plongées dans un bain de sels métalliques
traversé par un courant continu ; il y a dépôt électrolytique de métaux sur les pièces.

Le dégraissage à chaud avec des tensioactifs élimine graisse et silicone.

Le décapage élimine les oxydes en surface par une activation à base d'Hcl.

La galvanisation permet un dépôt de zinc, de nickel, de cuivre, de cadmium, d'aluminium,
d'étain par procédé d'électrolyse.

Constitution des bains :

F. Peinture

Mise en peinture des pièces métalliques à l'aide d'un pinceau ou d'un pistolet : peintures liquides à base de solvants.
Peintures sous forme de poudre : application par procédé électrostatique.
Application d'apprêts antirouille ou de laques à base de solvants.
Cabine de peinture standard :

- ouverte avec rideau d'eau permettant filtration et rejet des pigments au niveau des fosses
- fermée avec filtres supérieurs et inférieurs, et une ventilation verticale.

Dans la plupart des petits ateliers, on retrouve un local isolé avec extraction mécanique : parfois la mise en peinture est effectuée à l'extérieur de l'atelier sans dispositif particulier.

G. Usinage

Différentes opérations réalisées sur les machines ci-dessus citées : alésage, fraisage, rabotage, perçage, sciage, rectifiage, surfaçage, dressage, ébarbage, ébavurage, meulage, aiguisage, polissage, glaçage, roulage, cintrage, pliage, cisaillage, poinçonnage, grugeage, estampage, filetage, taraudage, moulurage, nervurage.


III. PRINCIPAUX RISQUES

A. Chimiques

Aldéhydes : irritations VRS

Aluminium : emphysème, fibrose pulmonaire

Béryllium : Conjonctivites, dermites, pneumopathie, fibrose pulmonaire

Cadmium : fièvre des fondeurs, asthme, atteinte rénale, troubles gastro intestinaux. Néo bronches et fosses nasales.

Chrome : Ulcération cloison nasale ; pigeonneaux des doigts ; dermite de contact -asthme ; BPCO - emphysème; Néo bronches et fosses nasales ; Sidérose.

Cobalt : fibrose pulmonaire

Colophane : asthme

Cuivre : fièvre des fondeurs

CO, CO2 : irritation VRS, SNC, myocarde

Cyanures : anoxie

Fer : Sidérose

Huiles minérales : dermite d'irritation et dermite eczématiforme; HPA si usagées

Manganèse : SNC, pneumopathie

Métaux durs : broncho-pneumopathie, asthme

Nickel : Fièvre des fondeurs, pneumopathie, dermite eczématiforme

Nitrites : Sidérose, néo bronches et fosses nasales

NO : irritation des VRS

Oxydes de fer : irritation des VRS

Ozone : irritation des VRS

Plomb : saturnisme, encéphalopathie, lésions rénales.

Phosgène : irritation des VRS

Silice : silicose

Sulfure d'hydrogène : kératoconjonctivite, bronchite

Trichloréthane : effets narcotiques et hépatotoxiques.

Thorium : risque potentiel de contamination externe et interne ; métal faiblement radioactif émetteur alpha et gamma ; exposition lors de l'affûtage des baguettes en tungstène thorié utilisé pour la soudure TIG des aciers inox et de l'aluminium.

Zinc : Fièvre des fondeurs ; Fibrose pulmonaire.

B. Physiques

Bruit : surdité
Utilisation de soufflettes à air comprimé ;

Cisaillage, emboutissage, ébarbage, formage, fraisage, grenaillage, polissage,
sablage, sciage, tournage, soudage semi-automatique.
Vibrations : troubles angioneurotiques.
Meule et scie portative.

IR et U.V. : cataracte et blépharokératoconjonctivite.
Ophtalmie électrique.

Gestes répétitifs : Tendinite épaule, coude, poignet.

Syndromes canalaires.
Manutentions lourdes : pathologie rachidienne.
 

C. Facteurs d'accidents

Mécaniques : coupure, écrasement, contusion, fracture.

manutention objets lourds et machines en mouvement.
 
chute au sol (encombrement, huiles de coupe).
Électriques : électrisation - électrocution
machines portatives, ambiance humide, soudage à l'arc.
Brûlures thermiques et chimiques :
soudage, traitement de surface et galvanisation.
Projections oculaires : grenaillage, sablage, soudage, nervurage, ébarbage, ébavurage, meulage.

Incendie - explosion :

- poussières d'aluminium (vitesse de transport dans les gaines de ventilation doit être inférieure à 30 m/s).
 
- solvants de dégraissage pour la plupart combustibles.
- soudage
- peintures et vernis à base de solvants.
Milieu confiné : diminution 02 - Augmentation CO 2 - Asphyxie.


IV. PRÉVENTION

A) Collective

1. Assainissement

La vitesse d'extraction doit rester constante du début à la fin du collecteur.
On augmente la surface des tuyaux pour répondre à l'augmentation des débits ; l'angle de raccord ne doit pas dépasser 20°.
Une extraction mécanique bruyante a un mauvais rendement (trop de tuyaux, coudes trop nombreux, pertes de charges importantes).

Ventilation mécanique obligatoire si local à pollution spécifique.
Débit minimal d'air neuf à introduire par occupant 45-60 m3/H (R 232-5-5)
Concentration moyenne en poussières totales à ne pas dépasser 10 mg/m3 ;
en poussières alvéolaires de l'atmosphère inhalée par personne 5 mg/m3 (R 232-5-3).
Recyclage de l'air (R 232-5-8).
Entretien et utilisation des installations (R 232-5-9).

     
La vitesse de captage au point d'émission doit être déterminée.
Le débit d'aspiration nécessaire est calculé en fonction de cette vitesse et de la distance qui sépare le capteur de la source.
Les dimensions des ouvertures du capteur et des canalisations sont calculées en fonction de la vitesse de l'air, du débit, des pertes de charges, de la vitesse de transport de l'air pollué.
2. Insonorisation
3. Éclairage - Chauffage
4. Protection Incendie
5. Protection risque chimique
6. Protection du risque électrique
7. Protections sur machines
8. Protections diverses
9. Formation à la sécurité
Information de tout nouvel embauché des dangers résultant de l'utilisation des machines et des précautions à prendre en cas d'incident.
10. Contrôles réglementaires
 
11. Secourisme
B. Individuelle

 

C. Hygiène au travail

 


V. MESURES ET PRÉLÈVEMENTS

A. Prélèvements atmosphériques

1. Contrôles obligatoires
2. Matériel de prélèvements
3. Étude des prélèvements par laboratoires agréés (APAVE).
4. Résultats interprétés en fonction des normes existantes.
B. Étude des vitesses

de captage et de transport à l'aide d'un anémomètre à fil chaud au niveau de la source d'aspiration
et au niveau de la gaine de ventilation.

C. Étude du bruit

D. Étude de l'éclairage
VI. MALADIES PROFESSIONNELLES INDEMNISABLES
 

M.P. 1 : Affections dues au plomb et à ses composés.

M.P. 2 : Maladies professionnelles causées par le mercure et ses composés.

M.P. 4 bis : Affections gastro-intestinales provoquées par le benzène, le toluène, les xylènes et tous les produits en renfermant.

M.P. 9 : Affections provoquées par les dérivés halogénés des hydrocarbures aromatiques.

M.P. 10 : Ulcérations et dermites provoquées par l'acide chromique, les chromates et bichromates
alcalins, le chromate de zinc et sulfate de chrome.

M.P. 10 bis : Affections respiratoires provoquées par l'acide chromique, les chromates et bichromates alcalins.

M.P. 12 : Affections provoquées par les dérivés halogénés des hydrocarbures aliphatiques.

M.P. 25 : Pneumoconioses consécutives à l'inhalation de poussières minérales renfermant de la silice
libre.

M.P. 25 bis : Affections non pneumoconiotiques dues à l'inhalation de poussières minérales renfermant de la silice libre.

M.P. 36 : Affections provoquées par les huiles et les graisses d'origine minérale ou de synthèse.

M.P. 36 bis : Affections cutanées cancéreuses provoquées par les dérivés du pétrole.

M.P. 37 : Affections cutanées professionnelles causées par les oxydes et les sels de nickel.

M.P. 37 bis: Affections respiratoires causées par les oxydes et les sels de nickel.

M.P. 42 : Affections professionnelles provoquées par les bruits.

M.P. 44 : Sidérose (maladie consécutive à l'inhalation de poussières ou de fumées d'oxyde de fer).

M.P. 44 bis : Cancer bronchique primitif associé à une sidérose.

M.P. 57 : Affections péri articulaires provoquées par certains gestes et postures de travail.

M.P. 61 : Maladies professionnelles provoquées par le cadmium et ses composés.

M.P. 64 : Intoxication professionnelle par l'oxyde de carbone.

M.P. 66 : Affections respiratoires de mécanisme allergique (colophane).

M.P. 69 : Affections professionnelles provoquées par les vibrations et chocs transmis par certaines
machines-outils, outils et objets.

M.P. 70 : Affections respiratoires dues aux poussières de carbures métalliques frittés.

M.P. 71 : Affections oculaires dues au rayonnement thermique.

M.P. 84 : Affections engendrées par les solvants organiques liquides à usage professionnel.


VII. SURVEILLANCE MÉDICALE

Classification en SMP :

Examen clinique Examens complémentaires proposés
VIII. BIBLIOGRAPHIE

 Document réalisé par les Drs I. Alt, A. Haeringer et E. Spielmann,
médecins du travail  à AST67 ( France )

Dernière mise à jour avril 1998


Les Activités de transformation des métaux 1998
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