Conseils pour les salariés se déplaçant à l'étranger

Vous devez vous déplacer à l'étranger pour votre travail, en zone tropicale et/ou en pays à bas niveau d'hygiène : sachez que vous pouvez contracter certaines maladies, sur place ou après votre retour.

Elles sont bénignes en général mais peuvent parfois être graves. Presque toujours elles peuvent être évitées grâce au respect de règles simples d'hygiène et de prévention.

Ce petit guide a été composé pour votre information par votre médecin du travail qui est à votre disposition si vous avez des questions supplémentaires.


Dernière mise à jour avril 2001

I - VACCINATIONS
Pensez-y au moins un mois avant le départ !

Pour avoir à tout moment une information détaillée sur les vaccinations obligatoires et conseillées :
* selon les pays,
* selon les périodes de l'année,
* et plus généralement, selon les recommandations de l'O.M.S..

Plusieurs sources sont possibles :

Toutefois si vous voyagez fréquemment, les vaccinations suivantes sont conseillées : Dans certains pays d'autres vaccinations sont nécessaires :
  Demander conseil à votre Médecin du travail !

II - PRÉVENTION DU PALUDISME.

Le paludisme ou malaria est une maladie infectieuse due à un parasite transmis par les piqûres de moustiques. La durée de l'incubation varie de 14 à 30 jours ou parfois plus.

 L'accès commence comme une grippe, avec fièvre élevée, frissons, sueurs. Il peut se déclarer pendant votre séjour s'il est long ou à votre retour. Il faut y penser devant toute fièvre élevée survenant en zone tropicale en dessous de 2 000 mètres d'altitude.

Dans la plupart des grandes villes le risque de transmission est faible ou inexistant, à l'exception de l'Afrique où il persiste partout.

De plus, il varie selon la saison, et est maximum à la saison des pluies.

 Les moustiques piquent entre le coucher et le lever du soleil, vous pouvez vous en protéger de deux manières :


A- LUTTE CONTRE LES PIQÛRES DE MOUSTIQUES.


B - LUTTE CONTRE LE PARASITE.

Aucune prévention médicamenteuse n'est efficace à 100%.

 Elle va dépendre :

Les médicaments n'empêchent pas l'infection mais préviennent la maladie en détruisant les parasites quand ils pénètrent dans les globules rouges.

L'O.M.S. définit 3 zones distinctes selon la résistance du parasite à la NIVAQUINE :

Le classement des pays est régulièrement mis à jour par l'O.M.S.. Les renseignements nécessaires sont donnés : ZONE A ou 1 : ZONE B ou 2 : ZONE C ou 3
 


C- AUTO TRAITEMENT

En cas de séjour prolongé ou de séjours brefs mais répétés dans une zone à risques, vous allez être amené à prendre des médicaments préventifs à longueur d'année, ce qui va poser des problèmes, en particulier pour le LARIAM qui selon la législation française, ne peut être utilisé plus de 3 mois par an.

Il existe une autre solution, l'autotraitement, qui vous sera expliqué en détail par votre médecin du travail. Sachez simplement que ce n'est pas une méthode facile, et qu'elle n'est pas dénuée de risque.


III - CONSEILS POUR LE VOYAGE EN AVION.

On a récemment défini le "syndrome de la classe économique" : le manque de place et une longue immobilisation en position assise peuvent causer des troubles circulatoires des jambes. Associés à la déshydratation due à la sécheresse de la cabine climatisée, ils ont pu aboutir à des troubles sérieux.

Il faut donc se lever fréquemment, par exemple toutes les heures, se promener dans le couloir et boire de façon abondante. Pensez également à porter des vêtements confortables pendant la durée du vol : évitez les jeans (choisissez plutôt un jogging ample et souple) et des chaussures larges.

Les personnes atteintes de varices doivent consulter leur médecin avant le départ pour une prescription de bas ou chaussettes de contention et éventuellement de médicaments veino-toniques.

Avant le départ et en cas de rhume, sinusite, otite, veuillez consulter votre médecin pour un traitement éventuel. Tout rhume important peut entrainer une otite grave en vol.

A l'arrivée, vous risquez d'être perturbé par le décalage horaire. Il se manifeste par une fatigue, des perturbations du sommeil, une diminution de l'appétit ainsi que des capacités mentales et physiques : vous êtes plus vulnérables aux accidents, qu'ils soient dus à l'utilisation d'un outil, au travail sur machine, ou à la conduite d'un véhicule sur une route inconnue. Il est également conseillé d'éviter la prise de décisions importantes pendant 48 heures.

Les voyages vers l'Ouest sont généralement mieux tolérés que les voyages vers l'Est. Les symptômes mettent plusieurs jours à disparaître, en moyenne un jour par fuseau horaire. Il est conseillé de s'adapter immédiatement au rythme local en ce qui concerne les repas et le sommeil.

Vous pouvez commencer à atténuer les effets du décalage horaire pendant le vol :


IV - PENDANT LE SÉJOUR : mesures d'hygiène générale

A - CONSEILS VESTIMENTAIRES.

B- HYGIÈNE ALIMENTAIRE
EN CAS DE DIARRHÉE :

Un traitement préventif autre qu'une bonne hygiène alimentaire et des mains propres n'est pas à envisager.
La conduite à tenir dépend du type de diarrhée.

1- DIARRHÉE SIMPLE, SANS SIGNES D'ACCOMPAGNEMENT :

2- DIARRHÉE GÊNANTE MAIS AVEC FIÈVRE INFÉRIEURE A 38° ET ABSENCE DE SELLES MUCOPURULENTES : 3- DIARRHÉE SÉVÈRE, AVEC DOULEURS, FIÈVRE ÉLEVÉE, SELLES MUCOPURULENTES :
V- MESURES DIVERSES

VI - URGENCES

A - AVANT LE DÉPART.
 

B - ORGANISATION DES SOINS D'URGENCE.
VII - CONSEILS POUR LE RETOUR

PALUDISME :

Aucune prévention n'est efficace à 100%. La maladie peut se déclarer jusqu'à 2 mois voire 1 an après le retour. En cas de fièvre, signalez cette possibilité à votre médecin.

TROUBLES DIGESTIFS :

En cas de troubles digestifs persistant après le séjour, il faut penser aux parasitoses digestives.
Une consultation spécialisée existe aux Hospices Civils de Strasbourg, Clinique Médicale A, sur rendez-vous ( Pr Christmann téléphone 03 88 11 67 68).

DENGUE :

A évoquer lors d'une fièvre se manifestant moins de 10 jours après le retour, avec une recherche d'hématozoaires sanguins négative.


ANNEXE

1- MATÉRIEL DE SOINS TYPE SST

A - Matériel d'extrême urgence.

B - Matériel de base.
2- PHARMACIE DE BASE

A - Contre le mal des transports  Prendre MERCALM, 1 à 2 comprimés.

B - En cas de douleurs, fièvre, mal de tête
Prendre 1 comprimé de DOLIPRANE 500; au maximum, 6 comprimés par jour, par intervalles de 4 heures.

C - En cas de douleur ou brûlure gastrique
Prendre 1 à 2 sachets de MAALOX, suspension buvable, après les repas, ou au moment des douleurs, en moyenne 6 sachets par jour.

D - En cas de nausées
Prendre 1/2 comprimé de PRIMPERAN, 3 fois par jour avant les repas.

E - En cas de diarrhée
Tiorfan, Imodium, Noroxine, Ciflox (pour les doses et les indications, voir chapitre des diarrhées)

 F - En cas de douleur abdominale ou pelvienne
Prendre 2 comprimés de SPASFON LYOC 2 fois par jour.

G - En cas de douleur lombaire, dorsale ou cervicale, articulaire ou autre
Prendre 4 gélules par jour de DI-ANTALVIC, à répartir en 3 prises pendant les repas en fonction des horaires de la douleur :

ne pas dépasser 6 gélules par jour.

H - En cas d'oeil rouge, douloureux, qui brûle, pique, ou s'il existe une démangeaison
Faire 2 à 6 instillations de VITABACT par jour, en fonction du trouble avec éventuellement 1 dose de STERIMYCINE, pommade ophtalmique, le soir.

I - En cas de difficulté d'endormissement liée au décalage horaire
Prendre 1 comprimé de STILNOX 10 mg le soir au coucher.

J. En cas de manifestations allergiques : CLARITINE, 1 cp/j

Ne pas oublier :



Dernière mise à jour avril 2001
Document réalisé par les Drs A.Henni, M.Heugel, C.Martin, M.Ourliac et C.Simon, médecins du travail à AST67 ( France )

Missions à l'étranger : Conseils aux salariés  1998
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