B. Les
risques physiques
1)
liés au matériel utilisé dans le laboratoire
2)
…et comme partout…
Dernière mise à jour 20 juillet 1998
A. le risque chimique, toxique et allergique
Le risque chimique en laboratoire d’analyses médicales a beaucoup perdu de son importance. Le recours de plus en plus fréquent à des techniques d’analyse en kit dont les réactifs sont prêts à l’emploi a rendu désuet la fabrication de réactifs par le laboratoire lui-même. Seuls certaines analyses très spécifiques et rares, ainsi que les travaux de recherche dans les laboratoires d’enseignement peuvent encore nécessiter de telles préparations.
Les mutagènes, acrylamide monomère, mercaptoéthanol, bromure d'éthydium…) sont utilisés en laboratoire de biologie moléculaire. Des procédures strictes existent pour leur emploi. Certains dérivés nitrosés sont l'objet d'un tableau particulier (TRG 85).
Le risque allergique existe également, pour tous les réactifs et plus particulièrement pour le méthacrylate de méthyle utilisé pour les résines d'inclusions d'os au laboratoire d'histologie expose à des maladies respiratoires et cutanées de nature allergique (TRG 82, 65) et le latex des gants médicaux, (TRG 95). Les enzymes (trypsine, papaïne) exposent aux dermites, aux ulcérations, aux conjonctivites, aux rhinites, à l'asthme (TRG 63).
1)
liés au matériel utilisé dans le laboratoire
Les centrifugeuses et les fours autoclaves sont susceptibles d’être à l’origine d’accidents graves. Le respect des consigne d’utilisation et leur contrôle technique régulier permet en grande partie de les prévenir :
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- stabilité ; - fixation des éléments de protection ; - état des matériaux ; - état de propreté ; - état des filtres et échappements ; - état des liaisons et raccordements hydrauliques, électriques et pneumatiques). |
- manomètres, thermomètres, ampèremètres, tachymètres ; - voyants, inscription (sens de marche, plaques de conformité) ; - tenue de cahier de sécurité. |
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- anomalies du fonctionnement ; - fonctionnement des dispositifs d’arrêts automatiques et manuels. |
- des niveaux et pressions des fluides ; - des ressorts ; - état des pièces d’usure ; - réglage des fins de course. |
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- sa contenance, sa pression de vapeur, sa température ; - la réglementation ; - le nom de la société de maintenance ; - les dates de la dernière et prochaine visite de contrôle ; - le placer dans un endroit isolé et bien ventilé. |
- fuites (jets de vapeur et projection) ; - surpression (formation d’un bouchon dans un dispositif de circulation des fluides) ; - régulation défaillante de la température. |
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- faire vérifier les soupapes, les détecteurs, les joints et les dispositifs de sécurité. |
- visite périodique tous les 18 mois par un organisme agréé ; - réépreuve après 10 ans de service, à l’eau sous pression (1,5 fois la pression de service) - tenue d’un registre de sécurité (dates des visites, incidents et accidents) ; - afficher les consignes de sécurité ; - formation obligatoire du personnel. |
… le personnel reste soumis aux risques électrique, du travail
sur écran de visualisation, sur microscope optique, du travail dans
des postures pénibles de l'amiante lorsqu'elle est encore présente
(calorifugeage de vieux autoclaves par exemple).
| Dernière mise à jour : | 20 juillet 1998 |
| Document réalisé par : | Pr Alain Cantineau, chef du service de pathologie professionnelle des
Hôpitaux Universitaires de Strasbourg
Thomas Perrin, médecin du travail |