Prévention des affections professionnelles
dans les laboratoires d'analyses médicales
Pr Alain Cantineau - Thomas Perrin

II. LE RISQUE RADIOLOGIQUE

     A. Identification du risque

     B. Effets des rayonnement ionisants sur l’Homme
         1) Les effets déterministes ou non aléatoires
         2) Effets tératogènes
         3) Effets aléatoires ou stochastiques

     C. Principes de radio-protection
         1) Unités de mesure en radioprotection
         2) catégories A et B du personnel
         3) mesures réglementaires administratives et techniques de prévention

     D. Surveillance de l’exposition

     E. Surveillance médicale

     F. Conduite à tenir en cas d’exposition
         1) en cas contamination externe
         2) en cas de contamination interne
 

Dernière mise à jour juillet 2007


II. le risque radiologique en laboratoire d'analyses médicales
 
 

Le problème du risque radiologique ne touche qu’un petit nombre de laboratoires d’analyses médicales. Ce chapitre ne concerne que le risque radiologique dans les laboratoires réalisant des examens in vitro à visée diagnostique. Ces services souvent rattachés aux services de médecine nucléaire des hôpitaux universitaires, très peu de laboratoires privés utilisant encore les techniques de radio-immunologie. les progrès des techniques ELISA, mais aussi des impératifs économiques ont rendu ce risque quasiment marginal en laboratoire d’analyse biomédicales. En revanche, les laboratoires de recherches et d’enseignement, en particulier au sein des hôpitaux universitaires, continuent d’utiliser des radio-éléments. Les activités totales manipulées sont néanmoins beaucoup plus faibles qu’aux premiers temps de la radio-immunologie.
 
 


A. identification du risque
 
 

Les radioéléments couramment utilisés sont l’iode 125 et le tritium, toujours en sources non scellées, c’est-à-dire non contenus dans des enveloppes étanches et disséminables, en grande partie pour les dosages hormonaux (bilans thyroïdiens, de stérilité, de croissance et de la fonction endocrine du pancréas.) La biologie moléculaire utilise plus volontiers du 32P et du 35S.

La manipulation de radioéléments en source non scellées expose donc au risque de d’irradiation et de contamination. :

 

période (demi-vie)

particules émises

groupe de radio-toxicité
Iode 125
60 jours
g de 0,035 MeV

II A
(forte radio toxicité)

Tritium
12,35 ans
b de 0,0186 MeV

III
(faible radio toxicité)


 


B. Effets des rayonnement ionisants sur l’Homme

  Ce chapitre est inspiré du cours de l'Institut de médecine du travail de Rennes.

1) Les effets déterministes ou non aléatoires

Ils apparaissent dès que la dose reçue dépasse une valeur seuil. Ce sont en général des effets précoces dus à des pertes cellulaires. Les effets diffèrent selon que l'irradiation est globale ou partielle, que la dose reçue l'a été en une seule fois (irradiation aiguë) ou en plusieurs fois (irradiation chronique).

Plus la dose reçue est élevée plus la symptomatologie est précoce, riche et prolongée. - Dose inférieure à 0,3 Gray : Aucun symptôme.

- Dose comprise entre 0,3 et 1 Gray : Chute discrète du nombre des lymphocytes, difficile à apprécier. Elle est spontanément réversible. Il y a peu de signes cliniques chez la plupart des individus, parfois quelques signes neurovégétatifs avec asthénie, céphalées, nausées.

- Dose comprise entre 1 et 2 Grays : Nausées, vomissements, céphalées débutent dans les 6 heures qui suivent l'exposition et peuvent durer 24 à 48 heures. Il y a une chute précoce du nombre des lymphocytes qui ne dépasse pas 50% du taux initial et dont le chiffre reste supérieur à 1000 lymphocytes par mm3. On note une dépression transitoire et retardée des autres lignées sanguines. Le sujet doit être hospitalisé pour surveillance. La guérison est de règle, le plus souvent sans aucun traitement.

- Dose comprise entre 2 et 5 Grays : Nausées, vomissements, apparaissent dans les 2 heures. Puis surviennent : asthénie intense, hyperthermie possible, chute rapide du nombre des lymphocytes dont le taux est inférieur à 50% du taux initial soit inférieur à 1000 lymphocytes par mm3 dès les premières heures. Cette latence clinique est mise à profit pour éradiquer les foyers infectieux. Un dosage des anticorps anti-CMV sera effectué. La reprise évolutive est dominée par l'aplasie médullaire et ses conséquences cliniques, constituant la phase critique du 15 ème au 30ème jour. La guérison est la règle sous réserve d'une traitement hématologique bien conduit.

- Dose comprise entre 5 et 15 Grays : En plus des syndromes prodromique et hématopoïétique qui sont majeurs, s'ajoute un syndrome viscéral gastro-intestinal avec nausées, vomissements, diarrhées et hémorragies digestives. En l'absence de greffe de moelle, la mort est quasi certaine.

- Dose supérieure à 15 Grays : Il apparaît des troubles neurologiques et cardiaques, les réactions cutanées sont précoces. Aucun traitement n'est efficace et le sujet meurt en moins de 48 heures.

Les effets dépendent de la dose reçue et de l'organe atteint. - Atteinte de la peau : * Entre 3 et 8 Grays : apparition d'un érythème. Au delà de 5 Grays, épidermite sèche.

* Entre 12 et 20 Grays : épidermite exsudative. (Le temps de survenue des lésions est d'environ 3 semaines)

* Au delà de 25 Grays : nécrose de la peau.

* Au delà de 10 Grays, des séquelles importantes sont rencontrées : atrophie d'un segment cutané ou muqueux, télangiectasies, dyskératose, dyschromatose… mais aussi troubles fonctionnels avec douleurs, troubles de la sensibilité, de la vascularisation ou de la mobilité.

- Effets sur les gonades

Les cellules germinales testiculaires sont très radio sensibles. Une dose de 4 Grays suffit pour entraîner une stérilité définitive. Une hypospermie de plusieurs mois peut se voir pour une dose de 0,2 Gray. Mais les cellules de Sertoli sont très radiorésistantes, il n’y aura ni impuissance ni diminution des hormones. Les ovaires ont une radiosensibilité inférieure à celle des testicules et qui varie avec l'âge. La stérilité survient pour des doses supérieures à 8 Grays.
 
 

- Effets sur l'œil

La partie la plus sensible de l'œil est le cristallin. Une radio exposition peut entraîner une cataracte

survenant dans un délai variable : plus de 5 ans pour des doses inférieures à 2 Grays, 1 an pour des doses supérieures à 10 Grays. On peut voir également :

* des radiodermites aiguës ou chroniques des paupières avec blépharites et chute des cils,

* des conjonctivites traînantes et des syndromes secs oculaires,

* des kératites.

- Effets sur la thyroïde

Les glandes endocrines sont en général assez résistantes sauf la thyroïde pour laquelle les effets pourront être retardés de 10 à 15 ans avec l'apparition d'une hypothyroïdie.
 
 
 
 

2) Effets tératogènes

Les effets varient en fonction du stade de développement du fœtus.

Les cellules sont indifférenciées et totipotentes. En cas d’exposition à une dose élevée, il y a mort cellulaire et avortement passant inaperçu. Sinon quelques cellules sont détruites et remplacées : une seule cellule survivante suffit pour assurer le développement complet de l'embryon. C'est la période la plus radio sensible. Il y a risque de malformations, d’anomalies du développement du système nerveux central. Le risque malformatif diminue mais une irradiation peut entraîner un risque cancérogène qui ne se révélera qu'après la naissance. - Eviter d'irradier toute femme enceinte.

- En cas de grossesse méconnue, les conséquence sont fonction de l'âge du fœtus et des doses reçues :

* doses inférieures à 0,1 Gray : aucune mesure particulière, si ce n'est éviter une nouvelle irradiation.

* entre 0,1 et 0,2 Gray : attitude à discuter avec les parents en fonction du contexte familial et clinique.

* doses supérieures à 0,2 Gray : une interruption thérapeutique de grossesse peut être conseillées.

3) Effets aléatoires ou stochastiques

Ils ne concernent que certains individus au hasard et sont indépendants de la dose. Ils vont atteindre soit le sujet lui-même soit sa descendance. Leur temps de latence est de plusieurs années.

Doses supérieures à 1 Gray : Il y a un risque d'augmentation de l'incidence de certains cancers, en particulier leucémie et cancer de la thyroïde. Le problème demeure pour des doses faibles inférieures à 0,2 Gray. Ils sont difficiles à mettre en évidence car l'incidence naturelle des anomalies génétiques est importante. Les anomalies génétiques peuvent concerner soit les chromosomes soit un ou plusieurs gènes. Chez l'homme aucune enquête n'a décelé d'augmentation de l'incidence des anomalies génétiques dans la descendance après irradiation parentale.
 

C. principes de radio-protection
 
 

1) Unités de mesure en radioprotection
 
 
 

Activité

Une source est caractérisée par l'activité du radioélément, c’est-à-dire le nombre de noyaux qui se désintègrent spontanément par seconde. L'unité de mesure de la radioactivité est le Becquerel (Bq) qui correspond à une désintégration par seconde.

(Le curie (Ci) correspond à l'ancienne unité de radioactivité (1Ci = 37GBq). C'est la radioactivité d'un gramme de radium.)

Dose absorbée

C'est la quantité d'énergie communiquée par le rayonnement à la matière traversée par unité de masse. Elle se mesure en Gray (Gy) (anciennement le rad (1 Gy = 100 rad).

Equivalent de dose efficace

À dose égale, les effets biologiques sont différents selon la nature du rayonnement et selon les tissus exposés. L'équivalent de dose efficace se calcule en Sievert (Sv), (anciennement le rem (1 Sv = 100 rem).

Débit de dose

C'est la dose reçue par unité de temps. Elle s'exprime en Gy/s ou en Sv/s. On le mesure à l’aide d’un dosimètre ou d’un stylodosimètre.

2) catégories A et B du personnel

La législation est fondée sur le principe que l'exposition aux rayonnements ionisants doit se situer à un niveau aussi bas que possible. Afin de déterminer le suivi des travailleurs exposés, l'employeur est tenu de les classer en catégories selon le niveau d'exposition susceptible d'être atteint dans les conditions normales de travail :
 
 

personnel de catégorie A

personnel de catégorie B

travailleurs directement affectés à des travaux sous rayonnements ionisants susceptibles de recevoir une dose efficace supérieure 6 mSv par an ou une dose équivalente supérieure à 45 mSv (cristallin) ou à 150 mSv (peau, mains, avants-bras, pieds, chevilles) autres travailleurs exposés aux rayonnements ionisants.

 

ou 1 mSv par grossesse

Note : le personnel des laboratoires d’analyses médicales est le plus souvent classé en catégorie B.
 

Comment en pratique classer le personnel ?

Quatre méthodes ont été proposées :

- étudier les résultats précédents des dosi-films sur une longue période, à condition que cette période soit représentative de l’activité du laboratoire et que les dosimètres ont été effectivement portés ;

- analyser les résultats des contrôles d’ambiance, dont les données ne doivent être considérées que comme des ordres de grandeurs ;

- pratiquer des évaluations individuelles au poste de travail, au moyen de détecteurs thermoluminescents placés en différents endroits du corps (surface, peau, poignets, gonades, thyroïde…), et se référer aux valeurs limites annuelles de la réglementation pour classer les postes en A ou en B, en tenant compte de la fréquence des opérations réalisées.

- en cas d’exposition interne aux radioéléments en sources non scellées, l’évaluation est plus difficile et fait appel à l’anthropogammamétrie ou les radio-toxicologies urinaires (v. plus loin). Les résultats doivent être exprimés en fraction des limites annuelles d’activité incorporée (LAI). Des études d’ambiance peuvent aussi être menées pour connaître l’activité volumétrique par mètre cube d’air des radioéléments manipulés, les résultats devant être exprimés en fonction des limites dérivées de concentration dans l’air (LDCA).
 
 

3) mesures réglementaires administratives et techniques de prévention

Lorsqu’un laboratoire abrite des sources de rayonnements ionisants, des mesures réglementaires doivent être prises :

- déclaration à l'inspection du travail, au service prévention de la CRAM,

- information et formation des travailleurs sur les risques encourus,

- présence d'une personne compétente ayant bénéficié d'une formation particulière chargée de veiller au respect des mesures de protection, de participer à la formation des travailleurs, d'effectuer les analyses.

zone contrôlée

zone surveillée

d'accès réglementé, s'étendant aux lieux 

où l'exposition des travailleurs dans les conditions normales de travail est susceptible de dépasser 3/10 des limites fixées (classement en catégorie A du personnel)

où l'exposition des travailleurs dans les conditions normales de travail est susceptible de dépasser 1/10 des limites annuelles fixées
- signalisation appropriée et balisage des zones et des risques d'exposition, 
- évaluation individuelle de l'exposition, moyens de décontamination,
vérification à chaque sortie de zone, 
- protection des travailleurs contre les expositions interne et externe, 
- contrôle des sources, des appareils de protection, 
- stockage et transports sont réglementés. 


D. surveillance de l’exposition
 

La surveillance de l’exposition radiologique est systématique pour le personnel classé en catégorie A et en catégorie B pour l’utilisation de radioéléments en sources non scellées à des fins médicales. Les résultats doivent être adressés au médecin du travail qui les mets à disposition des salariés.

- La surveillance d’une exposition externe se fait habituellement par dosimètres photographiques individuels, dont certains peuvent être placés à la recherche d’une exposition localisée (bagues, bracelets). Un résultat anormal dépassant les limites annuelles doit faire l’objet d’une enquête par le médecin du travail. Si un salarié de catégorie B dépasse les 3/10 èmes des valeurs limites annuelles, il est soit déclaré inapte, soit classé en catégorie A et bénéficiera de la surveillance prévue pour cette catégorie.

- La surveillance de l’exposition interne est plus délicate : la dosimétrie individuelle n’est pas efficace. Aussi le médecin du travail a-t-il recours à des examens complémentaires en fonction de l’importance de l’exposition : l’anthropogammamétrie en cas de radioéléments émetteurs gamma , une radio-toxicologie urinaire de 24 h dans les autres cas.
 


E. surveillance médicale
 

La surveillance médicale du personnel soumis aux rayonnement ionisants est une surveillance médicale spéciale très réglementée (décret du 2/10/1986 et arrêté du 28/08/1991) :

- obligation d‘un examen médical préalable à l’affectation. Cet examen doit comprendre :

* le recueil des antécédents personnels et familiaux (néoplasmes, pathologies hématologiques ou traitement à retentissement hématologique) ;

* l’estimation des expositions radiologiques antérieures, professionnels et extra-professionnelles ;

* un examen clinique orienté vers la recherche de pathologies hématologiques, rénales, pulmonaires, dermatologiques, hépatiques ;

* des examens complémentaires, avec obligatoirement un hémogramme et une radiographie pulmonaire, préalablement à l’affectation. L’opportunité d’autres examens sont laissés à l’appréciation du médecin du travail : EFR, examens ORL (recherche de perforations tympaniques susceptibles de constituer une solution de continuité de la barrière cutanée vis-à-vis des radioéléments) ou ophtalmologiques (recherche d’une cataracte). La fréquence de tous ces examens complémentaires est laissée à l’appréciation du médecin du travail.

- le personnel de catégorie A doit être réexaminé au moins tous les 6 mois, celui de la catégorie B tous les ans ;

- en cas de dépassement des limites annuelles, l’employeur est tenu de faire examiner le travailleur


F. conduite à tenir en cas d’exposition accidentelle
 
 

Lors de la manipulation de radio-éléments en petite quantité, le risque est essentiellement la contamination interne et externe, c’est-à-dire :

- le dépôt de radio-élément sur la peau ou les phanères, généralement bénigne mais devant être traitée rapidement pour ne pas occasionner de contamination interne ;

- ou la pénétration de radio-éléments dans l’organisme, par des voies d‘entrée comparables à celles des agents biologiques.

La gravité d’une telle contamination dépend notamment du type de radio-élément : le 35S se lie de manière covalente à la kératine et est donc difficile à détacher, alors que le 32P se lave plus facilement. L’ 125I a un tropisme élevé pour la thyroïde. Le 3H est faiblement radio-toxique, sauf lorsqu’il est incorporé à des nucléotides.

La procédure qui suit est celle utilisée par le service médical du CNRS (Docteur S. SANDNER, 1997)

1) en cas contamination externe

contrôler la zone suspecte : il est important de localiser tout d’abord la zone contaminée à l’aide du compteur Geiger. Celui-ci devra être passé suffisamment près (quelques centimètres) du corps, des vêtements sans oublier les chaussures (le 35S se fixe très bien sur le cuir), des lunettes, des gants et des surfaces de travail. si cette opération est effectuée par un tiers, il est nécessaire de porter des gants, à contrôler avant de les jeter.

pré-décontamination immédiate : lavages répétés (2 ou 3) au savon des parties contaminées avec séchages (serviettes en papier à contrôler avant de les jeter). Si une radioactivité résiduelle persiste, une décontamination au service médicals’impose.

décontamination au service médical : 3 ou 4 lavages doux aux pâtes lavantes professionnelles (exemple : Trait Vert), ou au lugol pour une contamination à l’iode. Si la contamination persiste, on enduit les mains d’une pommade émolliente (ex. : Osmogel) et on fait porter des gants en latex étanches (fixés aux poignets par du sparadrap) pendant une nuit. Sinon, on protège la peau par une crème adoucissante pour éviter son dessèchement après ces lavages répétés.

contamination du visage : protéger les cheveux et les orifices avant de laver le visage. Faire moucher (garder le mouchoir et le faire contrôler), et laver les narines au sérum physiologique à l’aide d’un coton-tige. Se rincer la bouche si nécessaire et laver les cheveux soigneusement s’il sont contaminés. Les couper si la contamination persiste.

vêtements et objets contaminés : les garder dans un sac plastique étanche et les stocker pour décroissance.

2) en cas de contamination interne : il s’agit d’une urgence médicale

S’il existe une autre urgence médicale ou chirurgicale concomitante, les traiter en priorité bien sûr.

L’appel au service médical ou aux urgences doit être systématique. Des examens en vue de déterminer la gravité de la contamination doivent être entrepris : anthropogammamétrie, radio-toxicologies urinaires ou des selles. une contamination estimée à 1/10ème des valeurs professionnelles limites ne donnent pas lieu à plus de mesures. Sinon, des traitement spécifiques seront mis en œuvre par un médecin spécialiste et un protocole de surveillance sera établi par le médecin du travail.

Contamination par l’iode radioactif : administration urgente de 130 mg d’iodure de potassium afin de saturer la thyroïde.
 
 

Organismes à contacter :
IRSN
Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire
Institut Curie
01 44 32 40 00
Hôpital des armées PERCY
01 41 46 60 00


Dernière mise à jour :  20 juillet 1998 
Document réalisé par : Pr Alain Cantineau, chef du service de pathologie professionnelle des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg 
Thomas Perrin, médecin du travail

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