Le domaine de la protection respiratoire recouvre cinq catégories à l'intérieur de deux grandes familles : Filtration et Adduction.
I. FILTRATION
Principe : l'air vicié est rendu respirable par son passage à travers une cartouche adaptée.
1. Filtration passive
Les jetables, demi-masques et panoramiques sont qualifiés "pression négative", du fait que le porteur doit vaincre lui-même la résistance de l'air pour inspirer. Dans ce cas la pièce faciale est en dépression et la protection repose uniquement sur l'étanchéité entre le visage et l'EPI.
Les appareils à ventilation assistée
éliminent cet effort d'inspiration et assurent un flux d'air constant,
élément de confort et de protection, l'excès de ventilation
(1601/m - consommation) créant un flux vers l'extérieur du
masque. En ventilation assistée c'est l'appareil dans son ensemble
qui est approuvé à la norme européenne :
EN 146 ou prEN 12941 pour les cagoules ventilées
(classe TH1, TH2 ou TH3)
et EN 147 ou prEN12942 (classe TM1, TM2 ou
TM3) pour les masques ventilés.
La filtration à des limites comme l'insuffisance d'oxygène, une impossibilité à déterminer les risques ou encore une trop forte concentration de contaminant.
Principe : l'air respirable est amené d'ailleurs à l'utilisateur.
1. Adduction d'air frais
L'utilisateur respire de l'air amené directement du dehors par un tuyau et ce, soit en pression négative, soit en ventilation assistée.
On élimine les 0,05 % de contaminant qui franchissent le filtre PSL mais le principe est le même qu'en ventilation assistée : la protection est due à la surventilation. Il y a particulièrement danger lorsque le débit est réglable par l'utilisateur qui, poussé par des choix de confort aura tendance à se sous ventiler et ainsi à mettre régulièrement son masque en dépression (prEN1835 & 12419).
Les appareils de ce type sont équipés d'une soupape de demande assurant les fonctions suivantes
- assurer à l'utilisateur
l'exacte quantité d'air respirable qu'il demande ;
- assurer en toutes circonstances
une pression positive interne mesurable entre 2 et 6 mBar (EN 139) ;
- détendeur moyenne/basse
pression ;
- étanchéifier
le système en position fermée en cas de coupure du tuyau.
La performance d'un masque respiratoire se mesure en facteur de protection qui est un rapport entre le niveau de contaminant à l'extérieur et à l'intérieur du masque.
Il existe plusieurs facteurs de protection selon que la mesure ait lieu en laboratoire (LPF), en condition de norme (NPF) ou en situation de travail (APF).
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Choix d'une protection respiratoire
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A consulter :