L'ÉCLAIRAGE DES LIEUX DE TRAVAIL
Notions de base
François Muller,
médecin du travail (AST du Bas - Rhin, France)
Introduction
Choix du niveau d'éclairement
Assurer le confort visuel :
Entretien et contrôle
des installations
Et l'éclairage naturel ?
ANNEXE I : Définitions
ANNEXE II : Appareils et méthodes de
mesure
Références, Bibliographie &
Liens utiles
Dernière mise à jour octobre 2007
INTRODUCTION
La majeure partie de notre appréhension du
monde extérieur passe par la vision. Il va de soi que celle-ci puisse
s'exercer correctement par l'intermédiaire de la lumière
émise et réfléchie.
L'éclairage doit :
-
faciliter l'exécution d'une tâche : c'est la
notion de performance visuelle. En effet, une vision normale
ne peut s'exercer qu'avec un minimum de lumière. Un bon niveau d'éclairement
permet une bonne productivité avec notamment une baisse des erreurs,
des accidents, une moindre fatigue visuelle.
-
assurer le bien-être : c'est la notion toute aussi
fondamentale du confort visuel. En effet en plus du niveau
moyen d'éclairement nécessaire, il faut absolument veiller
à :
-
une bonne qualité de la lumière émise par les source
-
une uniformité de l'éclairement
-
et à l'équilibre des luminances pour éviter les éblouissements
notamment.
A QUEL MOMENT CONCEVOIR L'ÉCLAIRAGE ?
LE PLUS TÔT POSSIBLE ! !
Il faut prévoir l'éclairage dès
la décision de transformer d'anciens locaux ou d'en aménager
de nouveaux. En effet, le nombre, la nature et l'emplacement des luminaires
dépendent de l'implantation des machines, du mobilier et de l'architecture.
Ne prévoir l'éclairage qu'après
la mise en place générale, c'est s'exposer, à coup
sûr à des modifications compliquées et coûteuses,
ou même impossibles.
La réalisation d'un éclairage performant
nécessite donc de suivre une démarche scrupuleuse permettant
de répondre aux besoins en éclairage, en s'adapter au contexte
local tout en respectant la réglementation, les normes et les recommandations
en vigueur.
Pour cela, il convient d'abord de réunir
toutes les informations de départ permettant de cerner le problème,
c'est à dire :
-
Connaître d'abord avec précision les caractéristiques
techniques des lieux à éclairer
-
Connaître ensuite le type de décor et d'architecture afin
d' y intégrer les appareils d'éclairage
-
Définir avec exactitude les besoins en éclairage et les exigences
visuelles en essayant de répondre aux quatre questions suivantes
:
-
Pourquoi veut-on éclairer ?
-
Quelle est l'activité exercée ?
-
Pour qui éclaire-t-on ?
-
Quelle influence l'environnement exerce-t-il sur le lieu à éclairer
?
-
Connaître enfin les possibilités et les conditions de
maintenance des installations d'éclairage
Ces informations de départ propres à chaque
projet, auxquelles viennent s'ajouter les réglementations particulières
au type de surface à éclairer (normes d'installation, normes
de réaction au feu, normes liées à des atmosphères
spécifiques...) permettent alors de définir le
CAHIER
de CHARGES, auquel doit répondre le projet.
Ce cahier de charges devra être respecté
de bout en bout. En effet, souvent un tiers ou même la moitié
des luminaires ne sont pas mis en place, ou bien les tubes fluo prévus
sont remplacés par des tubes fluo moins chers et donc moins performants.
PREMIÈRE ÉTAPE
DU PROJET D'ÉCLAIREMENT : CHOIX DU NIVEAU D'ÉCLAIREMENT
Il s'agit de l'éclairement horizontal
sur le plan de travail, appelé plan utile ( situé à
0,85 m du sol pour un travail de bureau par exemple ).
Pour déterminer le niveau d'éclairement
nécessaire, nous allons faire référence à la
réglementation et nous aider de différentes recommandations.
Il convient de respecter ces niveaux, afin d'assurer une bonne performance
visuelle.
La RÉGLEMENTATION
Depuis août 1983, l'éclairage des lieux
de travail fait l'objet d'une réglementation.
Les textes de référence sont
:
-
Décret
n° 83-721 du 2 août 1983 complétant le Code du
Travail en ce qui concerne l'éclairage des lieux de Travail, et
destiné aux chefs d'entreprises.
-
Décret n° 83-722 du 2 août 1983 complétant
le Code du Travail et fixant les règles relatives à l'éclairage
des lieux de travail auxquelles doivent se conformer les maîtres
d'ouvrage entreprenant la construction ou l'aménagement de bâtiments
destinés à l'exercice d'une activité industrielle,
commerciale ou agricole.
-
Circulaire
du 11 avril 1984 relative aux commentaires techniques des décrets
n° 83-721 et 83-722 du 2 août 1983 relatifs à l'éclairage
des lieux de travail.
-
Arrêté du 23 octobre 1984 relatif aux relevés
photométriques sur les lieux de travail et aux conditions d'agrément
des personnes et organismes pouvant procéder à ces contrôles.
-
Lettre
circulaire DRT n° 90/11 du 28 juin 1990 relative à l'éclairage
naturel et à la vue vers l'extérieur.
La réglementation fait partie intégrante
du Code du travail et s'applique à tous les locaux affectés
au travail et à leurs dépendances, passages, escaliers, circulations,
dépôts.
L'éclairage général.
« L'éclairage doit être
conçu et réalisé de manière à éviter
la fatigue visuelle, ainsi que les affections de la vue qui en résultent,
et permettre de déceler les risques perceptibles à la vue.
Les locaux de travail doivent autant que possible disposer d'une lumière
naturelle suffisante »
Le décret n° 83-721 fixe des valeurs
minimales à respecter pour l'éclairement général
dans quatre situations intérieures et deux situations extérieures.
Ces niveaux d'éclairement doivent être assurés pendant
la présence du personnel, sur le plan de travail ou sur le sol.
Ces valeurs sont minimales dans l'espace et dans
le temps.
C'est à dire :
-
que l'éclairement en tout point du local doit leur être
au moins égal.
-
et que ces minima doivent être respectées en cours d'exploitation
en tout moment, quelques soient les contraintes liées à
l'activité ( poussières, fumées ) ou au vieillissement
des installations ( usure des lampes, empoussièrement des luminaires
ou des parois du local ).
Ainsi au lieu de parler de valeurs minimales réglementaires,
on peut avancer la notion d'éclairement moyen initial
( EMI ) lors de la mise en service, dont les niveaux sont plus élevés
que ceux du décret.
Prenons l'exemple des voies de circulation intérieure,
où la valeur minimale fixée par décret est de 40 Lux.
Si on se place dans une situation moyenne où l'uniformité
d'éclairement est de 0,7 ( c'est à dire que le niveau d'éclairement
de l'endroit le moins bien éclairé est égal à
au moins 70 % du niveau de l'endroit le plus éclairé ) et
le coefficient de vieillissement de 1,25, l'EMI à la mise en service
doit être de 71 Lux ( EMI = [40/0,7] * 1,25 ).
| Type de travail |
Décret |
E.M.I |
| Les voies de circulation intérieure |
40 Lux |
70 Lux |
| Les escaliers et entrepôts |
60 Lux |
110 Lux |
| Les locaux de travail, vestiaires et sanitaires |
120 Lux |
210 Lux |
| Les locaux aveugles affectés à un travail
permanent |
200 Lux |
350 Lux |
| Les zones et voies de circulation extérieure |
10 Lux |
20 Lux |
| Les espaces extérieurs où sont effectués
des travaux à caractère permanent |
40 Lux |
70 Lux |
L'éclairage
de la zone de travail.
Le décret précise aussi que :"Le
niveau d'éclairement doit être adapté à la nature
et à la précision des travaux à exécuter".
Cette formulation trouve des précisions dans
la circulaire du 11 avril 1984, où on trouve des valeurs de l'éclairement
local minimal à respecter dans les zones de travail, dans le temps
et dans l'espace.
| Type de travail |
Circulaire |
E.M.I. |
| Mécanique moyenne, dactylographie, bureau |
200 Lux |
350 Lux |
| Travail de petites pièces, mécanographie,
dessin |
300 Lux |
530 Lux |
| Mécanique fine, gravure, comparaison de couleurs,
dessins difficiles, industrie du vêtement |
400 Lux |
700 Lux |
| Mécanique de précision, électronique
fine |
600 Lux |
1050 Lux |
| Tâches très difficiles de l'industries, laboratoires |
800 Lux |
1400 Lux |
Comme pour l'éclairage général,
la valeur de l'éclairement moyen initial à la mise en service
devra être plus élevée que la valeur indiquée
dans la circulaire étant donné la notion d'espace et de temps.
Cet éclairage de la zone de travail peut
être obtenu par un éclairage localisé et adapté
en complément de l'éclairage général.
Les RECOMMANDATIONS
Dans la circulaire du 11 avril 1984, nous pouvons
lire :
« Il est souhaitable de modifier les niveaux d'éclairement
en
fonction de certaines conditions rencontrées et notamment
des
possibilités visuelles des travailleurs.
Des mesures
peuvent être proposées par le médecin du travail
»
En effet, le niveau d'éclairement nécessaire est
fonction :
-
de la dimension des détails à observer,
-
et du contraste entre l'objet ou la forme, et le fond (plus le contraste
est faible, plus un éclairement élevé est nécessaire).
Il faut aussi tenir compte :
-
de la vitesse d'exécution du travail
-
du déplacement des objets à surveiller (plus le mouvement
est rapide, plus l'éclairement doit être élevé)
-
et de l'âge des opérateurs.
Il est possible à cet égard de consulter
les recommandations de l'Association Française de l'Éclairage
(
AFE ) et les norme AFNOR X 35-103 et EN 12665 pour
suivre les conseils de la circulaire. Dans la norme AFNOR, il y a notamment
un tableau qui indique les majorations d'éclairage à apporter
selon l'âge de l'opérateur, les facteurs de réflexion
et les contrastes, etc...
DEUXIÈME ÉTAPE DU PROJET D'ÉCLAIRAGE : ASSURER LE
CONFORT VISUEL
Après avoir déterminé
le niveau d'éclairement, il faut choisir :
-
le système d'éclairage (direct, semi - direct, indirect,...)
-
la ou les sources lumineuses (fluo, halogènes, lampes à
décharge, etc..)
-
et le type de luminaires et leur implantation
Ce choix se fera en fonction de :
-
la nature du local et du travail effectué (bureau, stockage)
-
l'ambiance (poussières, vapeurs d'eau, etc...)
-
l'éclairement retenu
-
la durée journalière d'utilisation
Il faudra aussi tenir compte de la température
de couleur et de l'indice de rendu des couleurs ( IRC)
des sources, deux notions souvent négligées au niveau du
confort visuel.
Température de couleur
La température de couleur caractérise la couleur
apparente de la lumière émise par une source.
Elle est exprimée en degré KELVIN. Cette notion
renseigne sur l'ambiance d'un espace éclairé et permet de
classer les lampes en :
-
" teinte chaude " TK < 3300 ° K (lumière chaude)
-
" intermédiaire " TK entre 3300 ° et 5000 ° K (lumière
blanche, neutre)
-
" teinte froide " TK > 5000 ° K (lumière très
blanche, bleutée)
Plus la température des couleurs est élevée, plus
le niveau d'éclairement doit être élevé.
Indice de rendu des
couleurs
-
L'indice de rendu des couleurs indique les aptitudes de la lumière
émise par la source à restituer l'aspect coloré de
l'objet éclairé. La Commission Internationale de l'Éclairage
( C.I.E.) a défini un indice général de rendu des
couleurs IRC ou Ra, évalué sur une échelle de 1 à
100.
-
La qualité de rendu des couleurs est aussi visée par le décret,
comme devant être « en rapport avec l'activité prévue
». La circulaire précise nettement ce qu'il faut entendre
par là : « l'indice de rendu des couleurs satisfaisant
est supérieur à 80, un indice inférieur à 60
ne pouvant convenir qu'à des activités ne nécessitant
aucune exigence de rendu des couleurs »
-
Pour compléter la notion de rendu des couleurs, la courbe spectrale
d'une source lumineuse visualise la composition de son rayonnement suivant
les différentes longueurs d'onde perçues par l'oeil humain
(de 380 à 760 nm)
Uniformité de l'éclairement
Autre facteur intervenant dans le confort visuel : le nombre,
la répartition et le choix des luminaires doivent assurer une uniformité
de l'éclairement. Pour cela, aucun endroit du local ne doit
avoir un niveau d'éclairement inférieur à 70 - 80
% du niveau de l'endroit le plus éclairé.
Le décret de 1983 fixe aussi une limite pour le rapport
des niveaux d'éclairement général et de la zone de
travail, ainsi qu'entre les locaux contigus.
Ce rapport doit être compris entre 1 et 5 maximum
Ainsi, dans un local où l'éclairement des postes de travail
est de 1000 Lux, l'éclairement moyen général ne doit
pas être inférieur à 200 Lux.
Éblouissement et
confort
Toujours pour assurer un bon confort visuel, il est absolument
nécessaire pour l'implantation des luminaires, de connaître
la disposition des bureaux, des machines pour éviter l'éblouissement.
On rencontre deux types d'éblouissements :
-
L'éblouissement direct par les sources lumineuses
-
si la luminance est élevée (ex. : spot basse tension)
-
s'il n' y a pas de grille sur le luminaire ( tube fluo à nu )
-
si les dimensions sont grandes
-
si le fond sur lequel il se détache est plus sombre.
-
L'éblouissement indirect
La réflexion des sources de lumière par des surfaces
brillantes amoindrit la perception visuelle et peut être une cause
importante d'inconfort et de fatigue visuelle ( le meilleur exemple est
l'écran cathodiques des ordinateurs ).
Il est toujours recommandé d'utiliser des surfaces mates, à
l'endroit de la tâche visuelle et même pour les sols et les
parois.
Dans le décret, plusieurs dispositions sont
énoncées pour éviter l'éblouissement:
-
d'abord, la protection contre le rayonnement solaire est obligatoire
-
ensuite le décret rend obligatoire « des dispositions appropriées
pour la protection contre l'éblouissement et la fatigue visuelle
provoqués par des surfaces à forte luminance ou des rapports
de luminance excessifs entre surfaces voisines »
Pour la circulaire, la luminance moyenne mesurée dans le
champ visuel central du personnel ne doit pas excéder :
-
3000 cd/m2 pour les sources lumineuses ( 2000 cd/m2 dans la norme
AFNOR )
-
600 cd/m2 pour un plafond, un mur, une fenêtre ( 500 cd/m2
dans la norme AFNOR )
-
et le rapport entre deux luminances voisines ne doit pas dépasser
50
En pratique la gêne sera d'autant plus faible que l'angle compris
entre la direction de la source et celle du regard est plus grand ( minimum
souhaitable 30-40 ° ).
TROISIÈME
ÉTAPE DU PROJET D'ÉCLAIREMENT : ENTRETIEN et CONTRÔLE
des INSTALLATIONS.
Le coût de l'éclairage ne peut se résumer au prix
d'achat d'une lampe. Il faut intégrer la notion de coût d'exploitation
qui comprend :
-
la consommation d'énergie
-
les coûts de maintenance, comme le simple remplacement d'une lampe
Nous voudrions aussi insister sur le devenir des installations même
les plus performantes. Le vieillissement des sources, l'encrassement des
luminaires, le vieillissement des revêtements, rendent nécessaire
une maintenance bien pensée et régulière pour conserver
le niveau d'éclairement lors de la mise en service.
Le décret et la circulaire, et c'est là une nouveauté
importante, rendent obligatoire cet entretien dont les dispositions doivent
être établies par écrit.
La vérification des performances de l'installation n'est pas
systématique, ni périodique, mais à la diligence occasionnelle
de l'Inspecteur du Travail.
Les mesures et les relevés photométriques doivent être
faits par une personne ou un organisme agréés.
ET L'ÉCLAIRAGE NATUREL
?
D'une manière générale, et réglementaire
pour les constructions neuves, la lumière naturelle, venant
par des ouvertures latérales ou par le plafond, doit pouvoir être
utilisée pour l'éclairage des locaux destinés au travail,
mais il n'y a pas de niveau minimal d'éclairement naturel fixé.
Mais en pratique, la lumière naturelle est rarement suffisante
pour une activité professionnelle.
Dans les constructions neuves, « les locaux affectés
au travail doivent comporter à hauteur des yeux des baies transparentes
donnant sur l'extérieur, sauf en cas d'incompatibilité avec
la nature des activités envisagées ».
Mais «
les postes de travail situés à l'intérieur
des locaux de travail doivent être protégés du rayonnement
solaire gênant, soit par la conception des ouvertures, soit par des
protections fixes ou mobiles appropriées ».
ANNEXE I : DÉFINITIONS
Flux lumineux
C'est la quantité d'énergie émise
par une source sous forme de rayonnement visible dans toutes les directions
par unité de temps.
Symbole : F
Unité : Lumen ( lm )
Intensité lumineuse
Cette grandeur définit l'importance du flux
lumineux émis dans une direction donnée par une source ponctuelle..
Symbole : I
Unité : Candela ( cd )
Éclairement lumineux
C'est le quotient du flux lumineux reçu par
un élément d'une surface par l'aire de cet élément.
Il caractérise la quantité de lumière reçue
par unité de surface.
Symbole : E
Unité : Lux ( lx ), 1 Lux = 1 Lumen / m2
Luminance
Cette grandeur détermine l'aspect lumineux
d'une surface éclairée ou d'une source, dans une direction
donnée et dont dépend la sensation visuelle de luminosité.
Symbole : L
Unité : cd / m2
Facteur de réflexion d'une surface
C'est le rapport du flux lumineux réfléchi
au flux incident. Ce facteur précise l'aptitude d'une surface à
réfléchir la lumière incidente.
Plan utile ou plan de travail
C'est la surface de référence constituée
par un plan sur lequel s'effectue normalement le travail. En éclairage
intérieur, sauf indication contraire, ce plan est par définition
horizontal et situé à 0,85 m. du sol.
Contraste
C'est l'appréciation subjective de la différence
d'apparence entre deux parties du champ visuel vues simultanément
ou successivement. Il peut s'agir d'un contraste de couleur, d'un contraste
de luminance.
ANNEXE II : APPAREILS et MÉTHODES
de MESURE
Mesure des éclairements
Les mesures doivent être réalisées à
l'aide de luxmètres bien étalonnés et ayant
une réponse spectrale correspondant à la sensibilité
spectrale photopique moyenne de l'oeil, définie par la Commission
Internationale de l'Éclairage ( publication C.I.E. n° 18 1970
)
Deux types de mesures sont à effectuer :
-
Déterminer l'éclairement moyen général
dans le local qui correspond à la moyenne des éclairements
relevés en un certain nombre de points significatifs du local, la
cellule du luxmètre étant placée horizontalement à
la hauteur du plan utile.
-
Vérifier le niveau d'éclairement au poste de travail en
plaçant la cellule au niveau des détails et des objets qui
doivent être vus pour que la tâche puisse être exécutée,
le travailleur étant à son poste dans sa position habituelle.
La personne effectuant la mesure doit veiller à ne pas modifier
par sa présence l'éclairement du poste de travail.
Si dans le local concerné, des fluctuations de flux lumineux sont
prévisibles, dues en particulier à l'éclairage naturel,
il est important de relever au poste de travail les niveaux d'éclairement
à différentes périodes de la journée ou de
l'année.
Mesure des luminances
Les mesures sont effectuées à l'aide des luminancemètres
ayant une réponse spectrale correspondant à la sensibilité
spectrale photopique moyenne de l'oeil définie par la C.I.E. et
possédant un dispositif de visée réflexe permettant
de s'assurer de l'orientation correcte de l'appareil et de connaître
avec précision la zone couverte par la visée.
Pour les mesures courantes, les luminancemètres dont l'angle
d'ouverture est voisin de 1° conviennent, des angles d'ouvertures plus
petits sont nécessaires pour des mesures aux niveaux de tâches
visuelles comportant des détails très fins.
Pour faire la mesure, le luminancemètre est placé
à la hauteur des yeux des travailleurs et orienté dans la
direction de la source lumineuse, du reflet ou de la surface concerné.
RÉFÉRENCES, BIBLIOGRAPHIE
& LIENS UTILES
- Ray-Actif : Bureau
d'Étude spécialisé en éclairage et en colorimétrie
(très
nombreux liens)
- Syndicat de l'éclairage
- INRS.
- S'éclairer mieux en consommant moins. Travail et Sécurité,
2007, n° 677, pp. 19-31.
- Conception des lieux et des situations de travail, Document ED 950
- Éclairage des locaux de travail. Aide-mémoire juridique
TJ 13.
- F.Gauthier. Éclairage intérieur des lieux de travail. Une
nouvelle norme et un référentiel pour y voir plus clair. Travail
et Sécurité, Septembre 2002, n° 621, pp. 22-25.
- Éclairage artificiel au poste de travail. Document ED n°
85
- Éclairage naturel. Document ED n° 82
- Soudry C. Éclairage des lieux de travail. Document pour le
médecin du travail. Aide - mémoire juridique n° 13,
1996, 12 p.
- Conception des lieux de travail. Obligation des maîtres d'ouvrage.
Document ED n° 773
- Lumière, physiologie et santé au travail. Travail et
Sécurité, 1995, n° 10, pp. 516 - 519.
- La couleur dans les locaux de travail. Fiches pratiques de sécurité
ED 40
- Association
Française de l'Éclairage
- Recommandations relatives à l'éclairage intérieur
des lieux de travail. 1993.
- Commentaires relatifs aux textes réglementaires concernant l'éclairage
des lieux de travail. Note A.F.E. n° 99, 1985.
- AFNOR.
- Principes d'ergonomie visuelle applicables à l'éclairage
des lieux de travail. Norme AFNOR X 35-103, 1980.
- Lumière et éclairage - Termes de base et critères
pour la spécification des exigences en éclairage. Norme
AFNOR EN 12665 Novembre 2002
- Bossons Futés : Eclairage-Ambiance
lumineuse.
- Faculté de pharmacie, Marseille. Prévention des risques et
nuisances technologiques. L'éclairage
des locaux de travail.
- Logiciels :
- Dialux
: logiciel de planification de l'éclairage
- La société Mazda
propose les logiciels d'éclairage Calculux
et Dialux
- La société Zumtobel
Staff, fabricant de luminaires propose des logiciels d'études
d'éclairage sur son site, rubrique Service-Center, programme
- P. Vandeplanque. L'éclairage : notions de base, projets d'installations.
Ed. Technique & Documentation - Lavoisier, 1989.
L'éclairage des lieux de travail 1997
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