SILICE
Surveillance médicale des salariés
des carrières, sablières et gravières.
J.-P. Ostermann, médecin du travail
AST67


Dossier rédigé en 1998
Dernière mise à jour août 2008

Introduction

    Le danger étant la poussière alvéolaire siliceuse, la prévention a pour but de réduire l'empoussiérage des lieux de travail ou, à défaut, d'en diminuer les effets sur les salariés par une réduction de l'exposition. Les moyens mis en oeuvre concernent


Définitions
extraites du Code des Mines

Tutelles

Réglementation

    Le droit du travail en matière d'industrie extractive est régi par :

    Le décret du 2 septembre 1994 introduit au RGIE le titre : Empoussiérage, qui est divisé en 3 sections :     Le présent document d'information traite des sections 1 et 2.

    L'arrêté du 9 novembre 1994 donne au médecin du travail les instructions techniques nécessaires pour le classement des salariés au regard de l'aptitude (catégories 1, 2, 3 ou 4).
    A noter : contrairement au Code du Travail, le RGIE ne prend en compte que le quartz pour définir les poussières alvéolaires siliceuses (art. 2, art. 13).


Le rôle de l'employeur

    Il doit assurer :

    L'article 13 détermine un empoussièrage de référence (E.R.)
     5 mg / m3   OU          25 K  mg/ m3 d'air 
                                                                            Q

              K est un coefficient de nocivité de la poussière, fixé périodiquement pour les mines par le préfet... Sa valeur actuelle est 1 (arrêté du 11 juillet 1995 toujours en vigueur).
              Q  est le taux de quartz en % mesuré par prélèvement ci-dessus.

En pratique :
    Chaque zone aura donc son empoussiérage de référence propre.

    L'article 14 prévoit que l'empoussiérage de chaque zone géographique doit être mesuré tous les 2 ans, au moins une fois en hiver et une fois en été, en continu pendant la durée d'un poste de travail. Le résultat sera exprimé en mg/m3 .

    Pour la DRIRE Alsace, cet article se lit :

    Les zones géographiques sont classées par comparaison de leur empoussiérage mesuré au temps T à l'empoussiérage de référence. Il y a trois classes (article 16) :     Lorsque l'empoussiérage constaté est supérieur à l'E.R., le travail est interdit dans la zone concernée.

    L'efficacité des moyens de mesurage doit elle même être vérifiée périodiquement (article 24, contrôle des laboratoires).


Le Rôle du Médecin du Travail

    Ce dernier est concerné par :
 

    En pratique, pour le médecin, c'est la radiographie du thorax qui détermine la catégorie d'aptitude. Elle doit être lue selon les critères du BIT (Bureau international du travail) concernant les pneumoconioses. «Le rang de l'aptitude d'affectation d'une personne à une fonction de travail l'exposant à l'inhalation de poussières... correspond sauf exception... à celui de la catégorie à laquelle appartient l'image pulmonaire».

    Il incombe au médecin du travail d'informer le salarié des résultats de ses radiographies et de son rang d’aptitude d’affectation.


Discussion

    L'application de ces textes soulève un problème et une difficulté :


Conclusion

    Les obligations du médecin du travail se résument finalement à trois choses :


Références

  Silice - Surveillance médicale des salariés
des carrières, sablières et gravières
1998
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