Introduction
La
charge de travail et Importance des pauses
L'agencement
du poste de travail
Réglementation
& Normes
Sujets de discussion ou de polémique...
Les
radiations émises L'oeil
et les radiations Les
problèmes dermatologiques
Grossesse
et le travail sur écran Les
filtres d'écran
Les imprimantes
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INRS
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Conclusion
Dernière mise à jour mars 2008
Depuis
l'aube de l'écriture, les supports de l'information n'ont cessé
d'évoluer. L'informatique, véritable révolution dans
ce domaine, a envahi les entreprises et les foyers. C'est l'ordinateur
de bureau pour faire le courrier ou gérer le fichier client, c'est
l'ordinateur pour les logiciels éducatifs ou les jeux à notre
domicile.
Cet outil
engendre un changement profond des habitudes et fait partie désormais
de l'environnement physique et psychologique du travail.
Mais ce
nouvel outil respecte-t-il notre santé ??
Pour y répondre nous allons détailler la charge de travail devant un écran, puis donner des conseils d'agencement du poste de travail pour minimiser la fatigue due à cette charge.
Pour ce faire, il faut veiller au bon agencement du poste de travail. Celui-ci concernera autant les caractéristiques physiques des matériels informatiques et les logiciels, que le plan de travail, le siège et l'éclairage du poste.
De plus, cette activité professionnelle fait l'objet d'une réglementation et de normes.
L'analyse du travail sur écran conduit à envisager la charge dans ses composantes visuelles, posturales et musculosquelettiques, ainsi que mentales.
En conclusion, les effets des composantes visuelle, posturale et mentale se combinent et entraînent ainsi une fatigue. Cette fatigue, qui est une réduction réversible des capacités physiques et mentales de l'individu, peut se traduire par des symptômes très divers :
Mais pour éviter
ces symptômes, il est conseillé de faire une
interruption avec changement d'activité ou des exercices après
deux heures (au maximum) de travail sur écran et surtout de veiller
à un bon agencement du poste de travail.
Selon le décret
n° 91 - 451, l'employeur est tenu de concevoir l'activité du
travailleur de telle sorte que son temps quotidien de travail sur écran
soit périodiquement interrompu par des pauses ou par des changements
d'activité réduisant la charge de travail sur écran.
En général, ces pauses améliorent la qualité
et la quantité de travail. Elles doivent servir à décontracter
les muscles des articulations de la nuque, du dos et du membre supérieur.
Les temps d'attente de réponses qui imposent la surveillance de
l'écran ne peuvent être considérés comme des
pauses (circulaire DRT n° 91-18). Des pauses courtes mais
fréquentes diminuent considérablement la fatigue, elles sont
nettement plus efficaces que des pauses longues et rares, surtout si elles
sont prises avant l'installation de la fatigue.
Par ailleurs, des
exercices physiques, pratiqués lors d'une gymnastique de pause,
réduisent efficacement l'astreinte musculosquelettique mais ils
ne peuvent être qu'un complément éventuel aux recommandations
ergonomiques. Ces exercices ne doivent pas augmenter les contraintes biomécaniques
déjà imposées par le travail sur écran. Ils
doivent favoriser la circulation sanguine dans les muscles, activer les
muscles non sollicités et détendre les muscles sur sollicités
par une posture statique pendant la tâche.
On peut ainsi proposer divers exercices :
Lors de l'achat du matériel informatique :
A consulter :
Il convient tout d'abord de rappeler que l'application de la réglementation
est obligatoire alors que le respect des normes est facultatif.
Une directive européenne (90/270/CEE) concernant les
prescriptions minimales de sécurité et de santé relatives
au travail sur des équipements à écran de visualisation
a été publiée en 1990. Elle a été reprise
en droit français en 1991 sous la forme d'un décret
n° 91-451 du 14 mai 1991, accompagné de sa circulaire
DRT n° 91-18 du 4 novembre 1991. Ce décret prend effet
depuis le 1er janvier 1997 pour tous les postes comportant un écran
alphanumérique ou graphique, voire de T.V., à l'exception
de certains équipements mentionnés par la loi. Il réglemente
l'analyse et l'organisation du travail, la formation des travailleurs,
la surveillance médicale, l'équipement et les conditions
d'ambiance.
En ce qui concerne la normalisation, il existe depuis 1987 une norme AFNOR intitulée "Travail sur écran de visualisation et clavier" (NF X 35-121) qui concerne l'environnement physique et le dimensionnement du poste. Elle s'applique à tous les postes de travail, aux pupitres de contrôle ou de commande de tout processus technique ou administratif concourant à la marche des ateliers et des services. Elle ne s'applique ni aux postes de conduite de véhicules ou d'engins, ni aux systèmes informatiques embarqués à bord d'un moyen de transport. Enfin, elle ne s'applique pas sans adaptation particulière aux postes de conception ou de dessin assistés par ordinateur (CAO, DAO), aux postes de travail équipés d'un écran autre que cathodiques non graphique. Cette norme ne traite pas de l'émission de rayonnements par les ordinateurs.
Depuis plusieurs années, une norme internationale intitulée
"Exigences ergonomiques pour travail de bureau avec terminaux à
écrans de visualisation" (ISO 9241) qui comprend 17 parties
est en cours d'élaboration. Elle concerne l'affichage, l'environnement
et l'aménagement du poste, les réflexions, les couleurs affichées,
le clavier et les dispositifs d'entrée autres que ce dernier ainsi
que le dialogue avec l'ordinateur. Actuellement, seules l'introduction
générale (partie I), le guide général concernant
les exigences des tâches (partie II), les exigences relatives aux
écrans de visualisation (partie III) et les principes de dialogue
(partie X) ont été publiés par l'AFNOR sous l'indice
de classement respectif X 35-122-1, 2, 3 et 10. Les parties 5 et
6 devraient remplacer la norme NF X 35-121, dès qu'elles seront
publiées. Cette norme ISO 9241 ne traite pas de l'émission
de rayonnements ni de la sécurité électrique. L'aspect
sécurité est abordé dans les publications de la Commission
Électrotechnique Internationale ( CEI 65 et CEI 950 ).
Des associations de fabricants ont également adoptés des recommandations qui ne concernent qu'eux-mêmes mais qui peuvent apporter une meilleure qualité en matériel et un meilleur confort d'utilisation.
A consulter :
Les champs électrique et magnétique, et le rayonnement optique produits par les écrans couvrent pratiquement toute l'étendue du spectre électromagnétique.
Le rayonnement optique émis comprend de l'ultraviolet (U.V.) proche, du rayonnement visible et de l'infrarouge (I.R.)
Les champs électriques et magnétiques
sont émis dans trois gammes de fréquences différentes.
Les bobines de déflexion horizontale émettent des champs
opérant principalement entre 15 kHz et 35 kHz. Des champs de fréquence
extrêmement basse, 50 ou 60 Hz, sont générés
par la source d'énergie, les transformateurs et les bobines de déflexion
verticale.
Le problème de l'exposition aux rayonnements
électromagnétiques émis par les écrans cathodiques
constitue toujours un sujet de polémique. La question des risques
éventuels liés aux rayonnements émis est apparue à
la fin des années soixante-dix avec les premiers écrans cathodiques.
Elle ne semble pas constituer un sujet de recherches majeur dans le futur.
En effet, depuis cette date, aucune enquête épidémiologique
n'a démontré que ces rayonnements émis constituaient
un danger pour la santé. Une étude effectuée par l'INRS
en 1995 [...] montre que les niveaux de ces rayonnements sont inférieurs
aux valeurs limites d'exposition communément admises. De même,
il n'est pas scientifiquement correct d'attribuer aux rayonnements électromagnétiques
émis tous les maux dont peuvent souffrir les opérateurs qui
utilisent ce matériel.
Par ailleurs, les fabricants d'écrans informatiques
s'alignent aujourd'hui sur le standard suédois MPRII, voir MPRIII.
Celui-ci définit des niveaux de rayonnements électromagnétiques
nettement inférieurs à ceux des standards internationaux
retenus par la loi française (ACGIH ou IRPA). Enfin, les nouvelles
technologies d'affichage, comme celles des écrans à cristaux
liquides, permettent d'abaisser encore plus le niveau de radiations.
En ce qui concerne les rayons X, les ultraviolets, les ultrasons, et les champs électrostatiques, les mesures trouvent soit des niveaux proches du seuil de détection, soit des niveaux inférieurs aux valeurs limites d'exposition admises.
A consulter :
La fatigue visuel due au travail sur écran
a été beaucoup étudiée de 1980 à 1990.
Depuis 1991, le nombre d'études qui lui ont été consacrées
a fortement diminué. En effet, les facteurs qui déterminent
cette fatigue dans le travail informatisé avec les écrans
actuels sont aujourd'hui bien identifiés et les moyens de prévention
sont connus.
Toutefois, des recherches expérimentales
sont actuellement menées au Japon concernant les effets sur la vision,
des images virtuelles en trois dimensions obtenues grâce à
un casque équipé de lunettes placé sur la tête
du sujet. En ce qui concerne la recherche d'effets pathologiques
visuels liés au travail sur écran, les plus longues enquêtes
épidémiologiques réalisés à ce jour,
notamment par des équipes italiennes, ne portent que sur des durées
de 7 à 8 ans. Les études ne montrent pas de modification
irréversible de la convergence de repos, la fréquence des
pathologies reste la même, le degré de transparence du cristallin
n'est pas corrélé à l'ancienneté sur écran,
ni au temps de travail hebdomadaire devant le terminal.
On peut toutefois s'interroger sur les conséquences à
très long terme de ce travail sur la fonction visuelle (possibilité
de "myopisation"?). Des enquêtes épidémiologiques comparatives
entre des populations travaillant sur écran et d'autres n'utilisant
pas ce matériel seront donc encore nécessaires.
D'autre part, aucune étude n'a conclu à
l'apparition plus fréquente de cataracte chez les opérateurs
sur écran, que chez ceux ne travaillant pas sur terminal. L'émission
d'ultraviolets est si faible qu'il faudrait demeurer plus de 650 ans devant
l'écran pour présenter une cataracte. Au point de vue exposition,
un mois de travail à temps plein sur terminal équivaut à
rester une minute au soleil. On peut donc se poser la question de l'indication
(et donc de l'utilité) de lunettes à verres teintés,
dites souvent anti-fatigue, préconisé par certains fabricants
pour filtrer les rayons U.V..
Les problèmes dermatologiques se manifestent
surtout au niveau du visage des opérateurs et par des érythèmes,
des picotements, des démangeaisons, une sensation de chaleur ou
de peau sèche. Il n'a pas été trouvé de relation
causale entre les lésions cutanées et le travail sur écran.
Par ailleurs, il semble qu'il y ait une relation entre les plaintes cutanées
et une charge de travail élevée ou des problèmes psycho-sociaux
Ces symptômes peuvent être dus à
une sécheresse de l'air qui favorise une accumulation de charges
électrostatiques, ou des températures élevées
dans le local, ou encore la présence de polluants dans l'air (fumée
de cigarettes, aérosols,...).
Le respect d'un taux d'humidité correct est très important.
Ceci est parfois très difficile à réaliser, car la
climatisation a souvent pour effet de produire un air sec (humidité
relative < à 30 %). Le revêtement des matériaux
ne doit pas entraîner de stockage d'électricité statique
dans le corps.
A l'inverse, le traitement antistatique de la moquette,
ou la pose de moquettes particulières, la ventilation de l'espace
de travail, et surtout le maintien d'un taux d'humidité entre 40
et 60 % entraînent la disparition de la plupart des problèmes.
A consulter :
Chez les femmes enceintes utilisant un écran,
le risque d'avortements spontanés ou de malformations congénitales
chez leurs nouveaux-nés n'est pas plus élevé que chez
les autres femmes, mais les opératrices sur écran ont plus
souvent que les autres des troubles menstruels.
Les études laissent à penser que s'il
existe des effets liés à la reproduction, ils sont peut-être
associés à d'autres facteurs professionnels tels que le stress
lié à ce type de travail.
A consulter :
Un minimum de discipline concernant l'aménagement
du poste de travail est nécessaire. Mais, par opposition à
ce comportement rationnel, de multiples recettes empiriques circulent dans
les milieux de travail, valorisant de faux problèmes et cultivant
les idées fausses.
L'utilisation à "tout va" de filtres d'écran,
choisis d'ailleurs, la plupart du temps sans réflexion, entre dans
ce domaine essentiellement symbolique. On a vraiment l'impression de "faire
quelque chose", de "se protéger", de créer une barrière
supplémentaire entre le tube (agressif) et l'opérateur.
Même ceux qui diminuent effectivement les
émissions n'ont aucun intérêt pratique, puisque les
émissions électromagnétiques et autres rayonnements
sont bien inférieurs aux normes nationales et internationales d'exposition
autorisée.
En fait, les filtres n'ont guère d'autre intérêt que de réduire les reflets sur l'écran lorsque ceux-ci ne peuvent être maîtrisés autrement. Il faut vérifier qu'ils les réduisent effectivement sans trop nuire au contraste.
L'indication d'acquérir et d'utiliser un filtre d'écran devrait donc être exceptionnelle, et seulement dans le cas où les facteurs lumineux d'environnement ne sont pas maîtrisables. L'usage des filtres (en plastique, en verre, à polarisation ou à micro mailles) est toujours un pis-aller. Donc, pas de filtre sans étude de poste préalable. Ces dispositifs de "protection" ne sont pas recommandés par le B.I.T. et l'O.M.S.
A consulter :
Le bruit sec et continu des imprimantes à marguerite ou à aiguilles présente une sérieuse gêne au travail. Le bruit perturbe l'attention et la communication entre collègues de travail, et peut également être source d'énervement et de stress. Quelque soit le type d'imprimante et à fortiori si elle est utilisée par plusieurs personnes, il est conseillé de la placer dans une pièce non habitée et si possible ventilée. On peut aussi ,si on ne dispose pas de local, utiliser des caissons ou des capots adaptés qui évitent la propagation du bruit dans la pièce.
Concernant les imprimantes à laser,
il y a une production d'ozone due à la transformation de
l'oxygène atmosphérique sous l'influence du rayonnement U.V..
L'ozone est un gaz irritant pour les voies respiratoires et les muqueuses
oculaires. En principe si l'appareil est utilisé dans des conditions
normales et dans un local correctement ventilé, la concentration
en ozone de l'air ambiant ne devrait pas induire de pathologie particulière.
Il convient de noter que l'émission d'ozone
ne se produit que pendant le temps réel de fonctionnement de la
machine (un matériel à l'arrêt ou uniquement sous tension
n'en produit pas).
La plupart des constructeurs équipent leurs
imprimantes laser de filtre spécifique. On conseille lors du changement
de la cartouche d'encre, de remplacer également le filtre d'ozone.
Il est également possible de raccorder directement le capotage éventuel
de l'imprimante à une extraction vers l'extérieur.
Concernant le risque laser, ces imprimantes,
conçues en tant que matériel de bureau, sont généralement
de classe 1 au sens de la norme européenne NF EN 60-825-1 (1994).
La classe 1 concerne tout appareil construit de telle sorte que l'accès
humain à un rayonnement laser dont les caractéristiques de
source laser dépassent les limites d'émission accessibles
de la classe 1, soit impossible.
A consulter :
Il ne faut, ni surestimer, ni sous estimer les difficultés que peuvent engendrer les nouvelles technologie comme le travail sur écran de visualisation. Il est certain que l'informatique demande un réel effort d'apprentissage de la part de l'opérateur mais il ne faut pas oublier de respecter un minimum de règles élémentaires au niveau de l'organisation du travail et de l'aménagement du poste, afin que l'ergonomie informatique rende le service qu'on est en droit d'attendre d'elle.