Cette problématique sera illustrée par quatre exposés-débats et une table ronde. Un médecin coordinateur d'un groupe multinational (Total), le Dr P. Hadengue, exposera comment est élaboré le transfert de messages de prévention vers des unités situées dans le Tiers-Monde, à partir de l'exemple de la Côte d'Ivoire.
Un médecin d'une filiale d'un groupe fran?ais (le Dr A. Diallo, médecin dans une filiale d'Air Liquide en Guinée) nous présentera comment, à l'autre bout de la cha?ne, cette prévention est mise en place et comment s'effectue le retour d'information vers le Centre, en particulier quand des difficultés sont rencontrées sur place.
Ensuite, le Dr R. Kraiem, Médecin Inspecteur en Tunisie, parlera de la fa?on dont sont crées et transmis les messages de prévention quand ils sont élaborés au niveau d'une entreprise autochtone, c'est à dire sur place.
Enfin, le Dr B. Fayomi, Professeur agrégé à la Faculté des Sciences de la Santé à Cotonou (Bénin), présentera une enquête menée au niveau des mara?chers de Cotonou et concernant les perceptions symboliques de ces travailleurs en rapport avec les symboles et couleurs utilisés dans la prévention du risque chimique lié aux pesticides.
A l'issue de ces quatre exposés une table ronde réunissant les intervenants ainsi que des membres de la Commission Internationale de Santé au Travail (CIST) et du Bureau International du Travail (BIT), t?chera de dégager quelques idées et recommandations visant à améliorer la communication entre préventeurs, à l'origine des messages de prévention et d'information, et utilisateurs, qui ne parlent pas toujours le même langage... que ce soit à propos de pays éloignés ou bien tout près de chez nous.
(Ce symposium, préparé par les Drs Claudine Weber et Annie Guhmann, médecins du travail, Mme J. Fanchette, infirmière du travail, et le Dr C. Schucht, médecin Inspecteur du travail d'Alsace, sera présidé par le Dr C. Schucht).